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POINT DE VUE

Congo Brazzaville : des messages semant le trouble déversés dans l'opinion


Alwihda Info | Par Claude Dinard Vimont - 6 Octobre 2015 modifié le 6 Octobre 2015 - 14:31

Au lendemain du meeting de l’opposition, les réseaux sociaux affublent les utilisateurs des informations tendant à attiser la haine et la violence en République du Congo. De nuit comme de jour, les messages semant le trouble, la peur et la confusion dans l’opinion nationale sont déversés au sein de l’opinion. Okombi Salissa, Mathias Dzon, Blanchard Oba, Parfait Kolelas, Clément Mierassa et autres ont-il intérêt à ce que le Congo bascule dans la Guerre ? Le devoir leur incombe d’appeler leur militants au ressaisissement.


Les douloureuses épreuves que le Congo a connues en 1997-1998 continuent à hanter les esprits de nombreux congolais dont les plaies, pour certains, ne se sont pas encore cicatrisées. Une parenthèse de sang qui a mis à mal l’image du Congo avec un tissu économique et social en lambeaux, des infrastructures détruites, l’unité nationale brisée et la force publique divisée.

La question qui trottine sur les lèvres des congolais est celle de savoir qui a intérêt à ce que le Congo brûle à nouveau ? Des observateurs avertis de la vie politique sont tous unanimes sur le fait que, les militants de l’opposition qui entretiennent la logique de guerre sur les réseaux sociaux n’ont pas de muscles en fer et ceux de la majorité des muscles tendres pour faire face respectivement aux balles des kalachnikov qui ne choisissent pas sur leur passage, comme l’a chanté le musicien congolais Zoba Casimir Zao dans « Ancien Combattant. »

Tous les congolais aspirent à la paix, voilà pourquoi des actions de grande envergures devront être menées sur l’ensemble du territoire par les pouvoirs publics pour mettre hors d’état de nuire ceux qui veulent se substituer à la place du souverain primaire pour exprimer leur refus du référendum et entretiennent ce climat de terreur de mèche, sans doute, avec certaines puissances étrangères qui ont fait de l’Afrique le terrain d’expérimentation de leur arsenal militaire.

La seule chose à intérioriser et à comprendre, et cela s’impose à tout démocrate, que le référendum est le mécanisme démocratiquement reconnu, par lequel le peuple s’exprime. Le peuple congolais, alors lui seul, départagera les politiques divisés actuellement sur la question de changer ou non la constitution, à partir du vote. « Allons donc aux urnes ». Seuls les congolais diront leur mot, parce qu’il n’y a pas des congolais plus congolais que les autres.

En conséquence, il y a nécessité pour les leaders de l’opposition, leurs militants et sympathisants d’être démocrates comme ils le prétendent. Puisque tout le monde, opposition et majorité, est humain. Et devant la balle de canon en furie c’est la mort qui s’en suivra sans épargner qui que ce soit. Il est donc hors de question que le Congo replonge dans l’horreur et cette main noire étrangère, qui n’a que des intérêts et non des amis, a déjà mis à genoux la Libye, le Mali et la Centrafrique, pour ne citer que ces exemples, avec à la clé le règne de la désespérance et du non Etat.