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AFRIQUE

Congo Brazzaville : l'opposition républicaine demande à l'opposition radicale de reconnaître ses droits


Alwihda Info | Par Konrad Sam Lebel - 15 Octobre 2015 modifié le 16 Octobre 2015 - 02:47

Accusée à ,tort ou à raison de faire le jeu du pouvoir par l'opposition radicale, l'opposition républicaine,affiliée à la plate forme dénommée convention des partis républicains, leur demande de reconnaître ses droits. Elle l'a exprimée au cours d"une conférence de presse animée, ce 15 octobre 2015, à Brazzaville.


La présence du Secrétaire général du CNR du révérend pasteur Ntumi, Chris Walembo, a suscité la curiosité des journalistes à la conférence de presse animée par les partis affiliés à la plate forme politique de l’opposition dénommée convention des partis républicains. En toute franchise, il a répondu que son président n’est pas pour le radicalisme et les partis de l’opposition radicale, devenus de grands donneurs de leçons aujourd’hui, pratiquent pour certains de l’escroquerie politique. Voici, quelques extraits de ses propos.

« Mr le Coordonnateur de la convention, je vous remercie de l’occasion que vous me donner pour pouvoir vous compléter, en réalité vous avez répondu correctement. Depuis toujours, le président du CNR, le révérend Pasteur Ntoumi, avait donné sa position sur la question constitutionnelle. A plusieurs occasions, il a dit qu’il n’était pas favorable au changement de constitution et tout dernièrement à Mayama, il a dit qu’il n’était pas non plus pour le référendum.

Mais nous disons à chaque occasion que, la convention des partis républicains est constituée d’entités politiques ayant leur autonomie. Dans le mot liminaire, il a été bien expliqué que, les partis peuvent demander à leurs militants de s’abstenir ou de voter OUI. Vous vous trompez en estimant qu’aucune approche ne soit valider, mais il faudrait qu’il y ait l’unanimité. Consensus ne veut pas dire unanimité. En quoi Christ Walembo, SG du CNR, ne serait-il pas à l’aise ici ?

Les militants du CNR sont des congolais ; ils ont écouté le président de leur parti et se détermineront, mais le parti appartient à une plate forme qui s’appelle la convention des partis républicains. A ce jour, le CNR est encore membre à part entière de cette plate forme politique. Le CNR est partie prenante des décisions qui ont été prises au dialogue de Sibiti et il était de bon aloi que le SG Walembo puisse en suivre l’application. Je comprends qu’une partie de la presse souhaiterait certainement que Le SG du CNR soit désavoué par son président. Ce qu’il faut retenir du pasteur Ntumi, c’est qu’il a insisté sur le refus de la violence parce que le révérend et son parti ont une histoire et sur la base de celle-ci, ils véhiculent un message de paix. N’oubliez pas non plus, je vous en prie et cela doit être dit de manière assez forte, il est président du CNR c’est vrai, mais aussi le délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre. C’est un citoyen congolais, il peut donner son point vu et pourquoi cela devrait-il mettre mal à l’aise son SG?

A la majorité présidentielle, il ya des partis qui ont des points de vue divergents sur la question constitutionnelle et je voulais également vous dire que, ceux qui prétendent être de l’opposition radicale, certains appartiennent à des partis qui sont encore en alliance avec la majorité présidentielle. Vous ne trouvez pas cela curieux ? C’est ce qu’on appelle de l’escroquerie politique. Il faut assumer ses engagements politiques. Au sein de la convention, nous reconnaissons que les partis ont l’autonomie d’action et quand il s’agit de défendre un point de vue éthique, nous sommes solidaires. Donc, le révérend n’est pas pour le radicalisme, il a pris position et et cette position n’est pas antinomique à celle de la convention. Sur la base des directives données par son président, Chris Walembo, pour suivre les recommandations de Sibiti. A ce dialogue, il n ya eu seulement la reforme constitutionnelle, mais aussi la gouvernance électorale. Et je pense que sur tous les points qui concernent la gouvernance électorale, il ya l’unanimité avec le fameux dialogue alternatif qui s’est approprié de tous les acquis de Dolisie, d’Ewo et autres.

J’invite les militants du CNR à ne pas s’engager dans la violence et d’ailleurs je constate que chaque fois quand il ya des troubles dans le Pool, on met toujours en avant les anciens combattants et ces anciens ministres qui sont comptables de la gestion du Congo s’adonnent certainement à cœur joie. Le CNR ou la convention ne font pas la politique en fonction des positions de tels ou tels autres acteurs. Ils ont le droit d’avoir des positions. Ce que nous voulons, c’est qu’ils nous reconnaissent également le même droit. Nous avons décidé d’aller à Sibiti parce que nous y avons trouvé notre intérêt, ils avaient opté pour la chaise vide, c’est aussi leur droit. Quelle est alors cette démocratie où on se donne un droit d’inventaire sur le comportement des autres. Mais, chers amis de la presse, la politique n’est qu’un jeu d’intérêt et dans la politique il n ya pas d’ennemis. »


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