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AFRIQUE

Congo Brazzaville : le Port d’Oyo, une plateforme de développement du commerce transfrontalier


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 10 Août 2017 modifié le 10 Août 2017 - 18:18

Le Congo se dote d’un nouveau port secondaire moderne inauguré par le président Denis Sassou N'Guesso ce 10 Août 2017. Situé à Oyo, dans la Cuvette à environ 400 kilomètres au Nord de Brazzaville, ce nouveau port renforce le rôle de transit que joue le pays dans la sous région d’Afrique centrale et constitue une plateforme de devéloppement du commerce transfrontalier.


Vue partielle du nouveau port d'Oyo
Vue partielle du nouveau port d'Oyo
Grâce à son port en eau profonde à Pointe-Noire et son chemin de fer qui le relie au port autonome de Brazzaville sur le fleuve Congo à la cote atlantique et la partie septentrionale, le Congo a toujours joué le rôle de pays de transit, notamment pour ses voisins de l’Afrique centrale. La construction d’un port secondaire moderne à Oyo vient renforcer ce rôle en faisant d’Oyo un port d’éclatement des marchandises.

En effet, à la faveur du port d’Oyo, les transitaires auront désormais une distance réduite entre Pointe-Noire et Ouesso ou Impfondo sur le plan national et entre Pointe-Noire et la RCA ou vice-versa ou encore la RDC et Pointe-Noire. Ce rôle est d’autant plus renforcé qu’en dehors du chemin de fer, le Congo dispose de deux routes nationales (n° 1 et n° 2) dont la jonction a permis de relier Pointe-Noire à la partie Nord du pays. Ce qui facilite et densifie la circulation des personnes et des biens, non seulement sur le territoire national, mais aussi au-delà des frontières nationales. La présence d'un aéroport à Ollombo participe de la position stratégique de cette infrastructure.

Par exemple, un commerçant de Mbandaka (RDC) qui importe sa marchandise de l’Europe peut dorénavant la faire acheminer par route à partir de Pointe-Noire, jusqu’au port d’Oyo qu’elle peut atteindre en deux jours. Il aura gagné en temps et en coût, surtout qu’à partir d’Oyo, Mbandaka est plus proche qu’il ne l’est de Matadi.

En réalité, le Congo offre les possibilités d’un choix plus économique aux transitaires qui peuvent, s’ils le veulent, faire acheminer leurs marchandises par route ou par train à partir de Pointe-Noire et par route ou par bateau, à partir du port autonome de Brazzaville ou du port secondaire d’Oyo.

" L'exploitation attendue du port permettra d’accroître la compétitivité des facteurs,donc l'abaissement des coûts, du faite de l'importance du tonnage transporté.Elle permettra également d'utiliser au maximum, l'offre du réseau existant." a déclaré le ministre de l'aménagement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya.

Il a , par ailleurs, ajouté que la construction de ce port venait donner à la plateforme multimodale d'Oyo-Ollombo constituée d'un port, d'un aéroport de classe internationale, d'une route d'intérêt régional ainsi que d'autres structures économiques. Pour lui cette plateforme qui permet le devéloppement du commerce transfrontalier avec le Gabon par la Franceville" pourra servir comme axe de desserte de la RCA par le corridor 13 et la RDC par le fleuve Congo, n'est autre que la zone économique spéciale Oyo-Ollombo."

Ce projet, a-t-il souligné, intègre parfaitement le schéma régional d'aménagement du territoire adopté par la conférence des chefs d'Etat de la Cemac de Dibloho en Guinée Equatoriale, qui encourage également l'opérationnalisation des plateformes Qualités-Innovations."Ici" a lancé , le ministre, les investisseurs visionnaires et autres preneurs d'initiatives pourraient bien déjà commencer à s'installer.

A noter que, le coût global des travaux de construction du port est de 48 milliards 18 millions 313 mille 430 Fcfa, financé à 20% par l'Etat congolais et 80% par la République populaire de Chine.