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AFRIQUE

Congo/SIDA : Divine a survécu malgré le regard meurtrier de ses proches.


Alwihda Info | Par Arielle Teddy BOUHOYI - 30 Novembre 2014 modifié le 30 Novembre 2014 - 09:38

Etre orphelin et malade du sida est un poids lourd sur les frêles épaules des enfants. Terrassés par la maladie, ils sont souvent en manque d’affection et victimes de stigmatisation.


Pointe-Noire, Il est 18 h30, Paulette, une jeune dame, d’une trentaine d’année, tente de rassurer Divine, une fillette de 10 ans visiblement très impatiente.

Cette dernière a les yeux rivés sur la pendule de la salle de séjour. « Maman, je dois partir, c’est l’heure des médicaments… », S’écrit-elle à l’endroit de Paulette, une amie de sa mère défunte. L’heure des médicaments, divine la connait par cœur, pas question pour elle de rater sa trithérapie. « Le docteur a dit que je dois boire mes médicaments tous les jours à 7h et à 19h. Mais après ça me saoule…j’ai faim ! », dit divine, l’air un peu gênée. « Ma grand-mère n’a pas d’argent. Elle me donne seulement 100 francs pour les beignets. Je ne me rassasie pas » poursuit la fillette.

Pour charlotte, responsable de l’ONG Avenir positif, « Il ne suffit pas seulement de prendre des médicaments, mais bien manger et vivre dans un environnement propre, pour éviter l’assaut des maladies opportunistes. C’est pourquoi, l’ONG recherche des financements pour offrir aux parents des activités génératrices de revenus qui puissent permettre de subvenir aux besoins surtout nutritifs des enfants ».

Divine au préalable ignorait sa maladie : « j’avais les ganglions, la fièvre et la diarrhée. Maintenant je vais mieux. Mon père, aussi, avait les mêmes symptômes que moi, il portait même des couches. Mais lui, refusait de prendre ses médicaments et il est mort. » Explique divine d’un air sombre.

La mère de Divine est décédée il y a 6 ans en couches, sans connaître son statut sérologique. « Quand Divine a commencé la maladie, ses tuteurs soignaient les symptômes. Ils se sont lassés et n’attendaient plus que sa mort. Je l’ai conduite à l’hôpital. C’est ainsi qu’a été découvert la maladie.

A cette annonce, personne ne voulait en prendre soin. Certains membres de sa famille, me demandaient, ce que j’avais à gagner à m’occuper d’un enfant malade du SIDA, qui, selon eux, devait mourir », indique paulette révoltée.

Mais Divine a déjoué tous les pronostics, celle qui, il y’a 8 mois, ne pesait que 15 kilos reprendre sa santé. Malgré que sa peau garde encore les marques des lésions, Divine respire la vie. Très attachante, elle a repris le chemin de l’école, au CE2. Son souhait est de devenir médecin pour soigner tous les enfants.

Au Congo, il existe la loi n° 30-201, portant protection des personnes vivant avec le VIH.



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