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AFRIQUE

Congo/Santé publique : la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, une préoccupation pour le pays


Alwihda Info | Par Wilfrid Lawilla D. - 25 Juillet 2017 modifié le 25 Juillet 2017 - 16:35

Consignée les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 4,5 et 6, la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile demeure, pour le gouvernement congolais, une préoccupation et un vrai combat de tout le temps.


Les défis à relever

Congo/Santé publique : la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, une préoccupation pour le pays
Congo/Santé publique : la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, une préoccupation pour le pays
Il y a quelques années, la question de mortalité maternelle était un vrai casse-tête et les taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile étaient très élevés suite à diverses raisons parmi lesquelles, l’insuffisance de la coordination des interventions ; la faible qualité des soins et services ; la persistance de la verticalité des programmes ; l’absence d’un Système d’information sanitaire opérationnel et l’insuffisance des ressources humaines qualifiées surtout en milieu rural. Ainsi, pour accélérer cette réduction, le gouvernement congolais, en partenariat avec l’OMS, l’Unicef et le Fnuap a élaboré et validé un rapport de la revue finale de la feuille de route. Ce document est le résultat d’une enquête démographique de santé 2011-2012, menée par les autorités congolaise et qui a permis à ces dernières de se rendre compte que les indicateurs sur la santé maternelle, néonatale et infantile ont significativement été améliorés.

Selon la ministre de la santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, en République du Congo, la mortalité maternelle est passée de 781 à 426 décès pour 100 000 naissances vivantes et la mortalité infantile de 75 à 39 décès pour 1000 naissances vivantes. A en croire la ministre de la santé, « Ces résultats n’ont pas certes atteint les objectifs fixés par la feuille de route, ni ceux des OMD 4 et 5, mais nous sommes à mesure de dire que les courbes de ces indicateurs sont décroissantes et ceci grâce aux efforts conjugués du gouvernement et des partenaires au développement. »

A noter que ce rapport, qui est une véritable boussole médicale, analyse aussi la situation sur la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, permet de s’engager dans la mise en œuvre, sans transition, de la stratégie globale 2015-2030 des Nations unies. Ce rapport validé, à coup sûr, le premier jalon pour l’élaboration de la Nouvelle politique nationale de santé (PNS) et du nouveau Plan national de développement sanitaire (PNDS 2017-2021 et donc le début de la mise en œuvre effective des recommandations des assises d’Ewo » sur la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Amis, aussi, une étape importante pour l’élaboration de la nouvelle stratégie intégrée pour la santé de la femme, de l’enfant et des adolescents 2017-2021.

Outre l’aspect spécifique de la réduction de la mortalité infantile, la mise en œuvre de la feuille de route, permettra l’amélioration de certains indicateurs d’impact, la relance de la santé scolaire et l’élaboration de plusieurs documents normatifs. Il s’agit notamment de la stratégie de la gratuité de la césarienne et des autres interventions obstétricales majeures ; le plan national d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH ; le plan stratégique pour le repositionnement de la planification familiale ; le plan stratégique pour la survie de l’enfant et le plan stratégique pour la santé des adolescents et des jeunes.

Les défis à relever

Parmi tant des défis à relever, le Cogo doit investir davantage dans la qualité des soins. Aussi, assurer une meilleure répartition des sages-femmes dans toutes les formations médicales, notamment dans les zones rurales. Le Congo est appelé à fournir plus d’effort dans ce domaine. La formation des sages-femmes à la hauteur des standards internationaux en guise de solution au problème de la qualité des soins. D’après le rapport, 93% des 46 interventions essentielles à la santé maternelles et néonatales sont offertes aux femmes et nouveau-nés dans les formations médicales congolaises. La disponibilité du personnel travaillant à temps plein pour administrer les soins aux femmes et aux nouveaux- nés est estimée à 40%, alors que le ratio femmes en âge de procréer par sage-femme est de 982. Selon une étude de l’UNFPA, d’après sa Représentante au Congo, Mme Barbara Laurenceau, le Congo dispose donc de 5 fois plus de sages-femmes que la norme de base, ce qui constitue une force majeure pour lutter contre la mortalité maternelle.