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AFRIQUE

Côte d’Ivoire: 10 personnes soupçonnées de "djihadisme" arrêtées depuis début juillet (source sécuritaire)


Alwihda Info | Par AA - 30 Juillet 2015 modifié le 30 Juillet 2015 - 12:21

- Abidjan redouble de vigilance depuis les attaques d'Ansar Dine commise à la frontière ivoiro-malienne le mois passé.


AA/Abidjan/Fulbert Yao

Côte d’Ivoire: 10 personnes soupçonnées de "djihadisme" arrêtées depuis début juillet (source sécuritaire)
Dix personnes soupçonnées de "djihadisme" ont été arrêtés depuis le mois de juillet, dans le nord de la Côte d’Ivoire, avant d'être transférer à Abidjan pour «nécessiter d’enquêtes», ont indiqué des sources sécuritaires ivoiriennes mercredi à Anadolu.

Sept premiers "djihadistes" présumés, appartenant au groupe armé Ansar Dine, ont été arrêtés grâce à la collaboration des populations, début juillet à la frontière entre la Côte-d’Ivoire et le Mali, en fuyant les zones théâtre de récents attentats dans la région de Sikasso (au Mali), selon les mêmes sources.

Dans la nuit du 25 au 26 juillet dernier, trois autres présumés "djihadistes" ont été arrêtés dans un campement de Kotoula, dans la sous-préfecture de Tienko (Nord-ouest) puis transférés lundi à Abidjan.

Ces trois personnes ont été trouvées en possession de deux fusils, de munitions, et de copies du Coran. L'une d'entre elles a confié avoir été Imam dans une mosquée au Mali durant dix ans avant d'avoir été destitué de ses fonctions à cause de son extrémisme dans les prêches, selon les mêmes sources sécuritaires.

Depuis les attaques commises au Nord-Ouest et au Sud du Mali (à Nara et Fakola) les 27 et 28 juin dernier, aux frontières de la Côte d'Ivoire, revendiquées par Ansar Dine, Abidjan est en état d'alerte. 

Le gouvernement a d'ailleurs renforcé ses frontières en déployant près de 2000 soldats ivoiriens le long de la frontière ivoiro-malienne en rempart contre les menaces ouvertement lancées contre le pays par le groupe armé contre la Côte d'Ivoire et la Mauritanie.

Outre les dispositions prises, le gouvernement a appelé le 1er juillet dernier les populations à « accroître (leur) vigilance » et à « communiquer » avec les forces de sécurité afin qu' «une réponse appropriée soit apportée à cette menace ».

De son coté, l’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité (197 députés), en fin de semaine dernière, une nouvelle loi anti-terroriste. Cette loi « incrimine divers agissements et édicte de sévères sanctions pour assurer la sécurité de la nation tout en prenant en compte les exigences liées au respect des droits de l’homme et des libertés publiques ».


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