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AFRIQUE

Côte d’Ivoire : De nouvelles révélations sur l’affaire des écoutes téléphoniques entre Abidjan et Ouaga fait grand bruit dans le pays


Alwihda Info | Par Narcisse Yao - 25 Janvier 2016 modifié le 25 Janvier 2016 - 23:15


Côte d’Ivoire : De nouvelles révélations sur l’affaire des écoutes téléphoniques entre Abidjan et Ouaga fait grand bruit dans le pays
Côte d’Ivoire : De nouvelles révélations sur l’affaire des écoutes téléphoniques entre Abidjan et Ouaga fait grand bruit dans le pays
L’affaire des écoutes téléphoniques suite au coup d’Etat manqué en septembre dernier au Burkina Faso n’a pas encore fini de révéler tous ses secrets. Certaines de ces bandes sonores enregistrées ont été diffusées par Radio France Internationale (RFI), vendredi dans ses différentes éditions.

Celles-ci révèlent l’implication de deux chefs de l’armée ivoirienne, en plus du président du parlement, Soro Guillaume, formellement mis en cause dans cette affaire par les autorités burkinabés. Il s’agit du chef d’état-major de l’armée, le général Soumaïla Bakayoko et d’un ex-chef de guerre, le lieutenant-colonel Koné Zakaria.

Cette écoute téléphonique enregistrée par les autorités de la transition burkinabés, révèle que le chef de l’armée ivoirienne, a conseillé au meneur du putsch (le général Gilbert Diendéré, Ndlr), alors retranché au camp Naaba Kom, de ne pas abdiquer. Et de tout faire pour empêcher la dissolution de l’ex -Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

« A mon sens, il faudrait réaliser cette opération, en urgence, de neutralisation de plusieurs membres de ce gouvernement transitoire… Il faut par contre ensuite faire une déclaration et appeler Djibril Bassolé à prendre le pouvoir en établissant un Conseil national de salut public, Auquel participeraient des militaires et des civils. C’est à mon sens la seule solution parce qu’on va arriver autrement à une situation intenable. Vous et vos hommes serez de toute façon, d’une manière ou d’une autre, en danger », aurait indiqué le patron de l’armée ivoirienne, avant d’ajouter :

« Parce que si tu ne fais pas ça et que tu restes coincé comme ça… Tôt ou tard, l’issue va se resserrer, se resserrer, se resserrer et tu n’auras plus aucune marge de manœuvre. Et là, d’abord, ils vont tout mettre sur toi. Ça il faut le savoir. Politiquement ils vont te dire "tu es le plus gradé, tu es un général". Ils vont estimer que c’est toi qui as mis les gens dans cette situation-là. Et si tu ne fais pas attention, tes propres petits vont se retourner contre toi. Et après c’est vous et vos familles qui vont payer », et de conclure :

« Donc s’il y a des garçons là-bas, vraiment c’est des choses qui… parce que dans ce cas, je dis, il n’y a pas deux solutions. Tu comprends ? Si tu laisses faire calmement pour te dire, "bon, Dieu le veut", une fois que tu arrives chez eux là-bas, c’est pour finir avec toi, ça c’est clair ! Je suis au regret de le dire… Si ce n’est pas eux, ce sont tes propres petits qui vont se dire, "bon ben vraiment pourquoi ils t’ont suivi jusqu’à présent". Conclusion, tu es condamné à mener l’action. Donc monte un truc bien. Quoi que ce soit, je ne sais pas. Mais dès que les gens disent "non c’est très simple, c’est parce que ce garçon peut plus déposer (les armes Ndlr). C’est que les garçons n’ont qu’à venir nous prendre ici et puis on n’en parle plus". Nous on dit, "tout ça, on ne peut concevoir ça", et là, le grand chef là, Mogho Naba, va appeler les gens, ainsi de suite… ».

Quant à Zakaria Koné, il aurait rassuré l’épouse de putschiste ( Fatou Diendéré, Ndlr ) sur le soutien de l’armée ivoirienne :
« Ne vous en faites pas, ici vous avez beaucoup de soutiens la vieille, beaucoup de soutiens ! Même si c’est un affrontement, vous avez beaucoup de soutiens. Que ce soit en hommes, que ce soit d’autres… On ne peut pas tout dire. Mais c’était ma première fois de voir le général Bakayoko couler une larme (pleurer, Ndlr) ».
Ces nouvelles révélations dans cette affaire dite « des écoutes téléphonique » alimentent la une de la presse locale ce week-end, qui s’en est fait l’écho, selon les différentes lignes éditoriales.

Certains quotidiens proches de l’opposition politique baptisés « journaux bleus », car ayant adoptés tous la couleur bleue du principale parti d’opposition (le Fpi) que sont : « Notre voie », « Le Temps », « Le Nouveau Courrier », barrent respectivement à leur une : « Tout s’écroule autour de Soro : Soumaïla Bakoyoko et Zakaria pris la main dans le sac » ; « Coup d’Etat manqué au Burkina Faso/Après Soro, Soumaïla Bakoyoko et Koné Zakaria épinglés » ; « Coup d’Etat manqué au Burkina Faso : La Côte d’Ivoire trempée jusqu’au cou ! ».

Des journaux sans coloration politique comme « Soir Info » et « L’Inter » écrivent respectivement à leur une : « Explosif ! Rebondissement dans l’affaire des écoutes téléphoniques : Soumaïla Bakoyoko et Koné Zakaria cités dans de nouveaux enregistrements/ Des révélations sur leurs présumés conseils à Diendéré et à son épouse » ; « De graves accusations contre le Gal Bakayoko et Koné Zakaria/Plusieurs officiers français impliqués ».

Des journaux proches du pouvoir, tels que « Le Patriote », « Le Nouveau Réveil » ont quant à eux affichés respectivement à la une : « Tension Côte d’Ivoire-Burkina/Duncan sur RFI : ‘’Soyons calmes, tout va se régler’’ », « Affaire des écoutes téléphoniques entre Abidjan et Ouaga : Jusqu’où ira le Burkina ?/ Ce que la Côte d’Ivoire ne va pas tolérer/ Une ‘’guerre’’ qui risque de faire très mal ».

Ainsi, chaque lecteur, mieux chaque ''titrologue'' (celui qui se contente uniquement des titres pour se faire l’écho d’un article) y va de son commentaire partout dans les quartiers, dans les cabarets, les cafés, et autres lieux de rassemblement.


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