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AFRIQUE

Crise au Congo : Les politiques interpellent le pasteur Ntoumi à la raison


Alwihda Info | Par Claude Dinard Vimont - 14 Avril 2016 modifié le 14 Avril 2016 - 20:57

Le président du rassemblement citoyen, un parti politique et ressortissant du département du Pool, Claude Alphonse Nsilou a fait entendre sa voix, à Brazzaville, ce jeudi 14 avril 2016, au cours d’une conférence de presse. Occasion pour lui d’interpeller le révérend Pasteur Ntumi d’épargner le peuple du Pool et ses adeptes de toute violence.


Introduisant l’objet de son échange avec la presse, Claude Alphonse Nsilou a fait remarquer qu’au sortir de la 2ème guerre mondiale, lorsque le chef de l’Eglise romaine avait décidé s’adresser au monde, le Pape s’est rendu aux Nations unies. A cette époque il avait sorti des propos qui sont encore d’actualité : « si l’humanité ne met pas fin à la guerre, la guerre mettra fin à l’humanité. » C’est en s’appuyant sur cet exemple, que le conférencier a présenté à la presse l’essence même de son intervention.

De par son histoire politique le président du RC se dit connaitre mieux Frédéric Bintsamou, actuellement Pasteur Ntumi. Alphonse Nsilou formé à l’école politique de Bernard Kolelas, c’est-à-dire au MCDDI, a connu Ntumi dans ces milieux, dans les années 1990. Pour lui, « Ntumi, Landry Kolélas, Hellot Matson Mampouya et bien d’autres le considèrent comme leur ainé. » C’est à ce titre qu’il a tenu à s’adresser à Ntumi, pour lui faire entendre raison.

Ntumi, soutient-il, devrait remonter à l’origine du christianisme afin de mieux appréhender le sens de la responsabilité. Puisque Jésus-Christ, argumente le conférencier, au moment de vivre sa passion avait imploré son père en termes : « Seigneur si tu peux faire que cette coupe s’éloigne de moi. » Le choix fait par Jésus est précis : « Seigneur que ta volonté soit faite. », pouvait-il ajouter.

Le chef rebelle Ntumi, doit percevoir la gravité des actes posés le lundi 4 avril dernier. Claude Alphonse Nsilou a laissé entendre à la presse que ce qui s’est passé le lundi dernier « c’est un acte de droit commun, la population a été terrorisée. » Et comme la violence engendre la violence, la conséquence c’est ce qui se passe dans le pool.

Si Ntumi soutient être innocent, qu’il saisisse qu’il l’est jusqu’à ce que la justice établisse sa responsabilité, puisque la justice parle de la présomption d’innocence. Mais, le président du RC fait observer à Ntumi qu’il y a des faisceaux d’indices qui convergent vers son entourage, sur ce qui s’est passé le lundi dernier.

En tant qu’ainé Claude Alphonse Nsilou l’invite à prendre la décision d’homme. Le conférencier rejette l’hypothèse d’un arrangement politique, d’autant plus les populations qui sont dans ces zones de crise ne veulent plus voir des miliciens, du fait qu’elles sont toujours victimes. D’où le conseil d’ainé que donne Claude Alphonse Nsilou est « de prendre une décision, après avoir regardé tout son entourage.

La décision qu’il va prendre, martele le ministre Nsilou, fera de lui un héros auprès des siens ou un gourou, comme ce fut le cas à Waco, aux USA. » A Waco, en effet, un pasteur, en 1993, avait défié l’autorité de l’Etat en distribuant des armes aux jeunes, qui ont fini par être massacrés. Une situation qui n’avait pas fait l’objet des critiques et réactions à travers le Monde.

Donc à lui de comprendre que l’acte qu’il posera aujourd’hui, doit soit sauver des vies humaines, soit compromettre l’existence des autres. Et à Claude Alphonse Nsilou de renchérir : « Je ne pense pas que cela soit sage d’accepter de mourir au lieu de se rendre. A lui de réfléchir, la décision qu’il prendra peut sauver des vies. »

Un vœu à la force publique

Claude Alphonse Nsilou, dans un jeu de questions réponses avec la presse a saisi cette opportunité pour s’adresser aux jeunes de la force publique, déployés dans certaines localités du Pool. Sa thèse est telle qu’il n’ « y a pas de République sans la force publique. La force publique a le rôle de protéger les citoyens. »

Tout félicitant les jeunes de la force publique pour la noblesse de leur métier, le président du Rassemblement Citoyen plaide en faveur du professionnalisme dans l’exercice de ce métier d’armes. En ce sens qu’avant dans toute action la force publique doit avoir à l’esprit la préservation des droits humains : « Je sais parmi vous il y a de ceux qui trouvent la mort, mais restez le bras armé de la justice. » pouvait-il marteler.

Le dernier vœu de Claude Alphonse Nsilou à l’endroit de la force publique est la nécessité de laisser la possibilité aux populations qui sont prises entre les feux de armes de sortir, de créer une sorte de couloir humanitaire, de favoriser l’accès à l’aide humanitaire à ces zones de conflit. Enfin, pour éviter tout ce que cela génère comme émotion, que la presse accède à ces zones de conflit, pour cesser de prêter le flanc à la spéculation et aux rumeurs.


armes. En ce sens qu


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