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POLITIQUE

Crise en Centrafrique : Les paysans à l'assaut du pouvoir


Alwihda Info | Par Paul-Joël Kamtchang - 9 Janvier 2014 modifié le 9 Janvier 2014 - 16:06

Pendant que la guerre bat son plein en Centrafrique, les paysans centrafricains s’organisent à partir de Douala pour prendre le pouvoir.


Le vrai problème centrafricain

Ils représentent 80% de la population centrafricaine et ont décidé de monter d’un cran dans la conquête du pouvoir tatillon de Bangui. N’étant qu’une organisation de la société civile à l’origine, l’Association des paysans de Centrafrique vient de se doter d’un statut politique. Depuis Douala où la tête pensante a pris ses quartiers, stratégie, veille, action médiatique, sociale et politique sont élaborés jusqu’à la virgule près. C’est pourquoi, rendu à ce jour, cette association dispose d’une vision et d’un programme qu’elle présente depuis quelques temps à l’ensemble des Centrafricains de part le monde et à l’ensemble des Africains pour susciter leur adhésion.

"Nous ne sommes pas un département français", précise le Secrétaire général de l’organisation, Pascal Bida Kouyagbele. Celui qui coordonne les équipes indique avec un ton ferme, "le futur président de la République sera un paysan". Avant de poursuivre, "nous sommes de passage, nous comptons rentrer sur le terrain, aller à la rencontre de nos frères cachés dans la forêt". Avec une forte présence sur les réseaux sociaux, les messages véhiculés reçoivent l’assentiment des centrafricains qui ont trouvé refuge dans divers pays du monde, à la faveur de la crise qui y sévie. Dans ces messages, l’on comprend bien que les informations diffusées par les médias internationaux n’ont pour seul but que de montrer les atrocités dans la ville de Bangui. Alors que "les massacre se déroulent dans les province (en dehors de Bangui, Ndlr) loin des projecteurs des caméras". En durcissant le ton, le mouvement plaide "pour une nouvelle transition et que Michel Djotodia soit arrêté et jugé". Pour le Secrétaire général, véritable cheville ouvrière du mouvement qui prend corps avec des ramifications dans le monde entier, "le problème doit être résolu cette année, il n y aura pas de somalisation de la RCA".

Le vrai problème centrafricain

"Il y a une mauvaise lecture de la situation, ce sont les médias français qui entretiennent cette division". Selon cette organisation, la guerre entre musulmans et chrétiens a été voulue par la France qui ne parvient plus à contrôler la situation. Pour elle, "le problème c’est Djotodia et les Dihadjistes". Ils indiquent que la situation était prévisible depuis des lustres "l’ambassadeur de France coordonnait leurs (Séleka Ndlr) actions). Selon les témoignages, le désarmement engagé par la France, est la résultante d’une non maitrise des hommes de la Séléka qui aujourd’hui regroupe en son sein des différentes obédiences islamistes. A en croire leur propos, "Djotodia a invité le leader de la LRA à venir s'implanter en Rca". En plus "Boko Haram a migré depuis 3 mois, ils sont dans le Nord-ouest de la Rca pour secourir les musulmans". Suivant leurs propos, la Rca est un pays minier qui pourrait être en ce moment le 4ème gisement pétrolier derrière l’Angola avec 8 000 000 barils par jour et des revenues estimées à 2 milliards de Fcfa l’année, ses terres riches, sa forêt vierge "voilà le fond du problème centrafricain" argue l’un des membres.

Pour eux, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la Rca, si rien n’est fait, va devenir un narco-Etat. Notamment, avec "les ennemis de la paix qui s’y sont installés et cultivent de la cocaïne sur les plaine de Nzako. Il ne fait l’ombre d’aucun doute, "la France peut faire changer les choses, notamment avec tout le peuple qui réclame le départ de Djotodia mais, elle ne veut pas". Les paysans se disent prêts quelqu’en soit les moyens, à ramener le calme et la paix dans leur pays.



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