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DJIBOUTI | BBC : Où est passée le devoir de responsabilité, où est donc passée cette presse respectueuse ?


Alwihda Info | Par Huno Djibouti - 9 Juin 2016 modifié le 9 Juin 2016 - 06:47

Rarement propagande médiatique de la BBC (service en langue Somali) n’a été si intense, si mensongère, si vicieuse, si partiale que pendant et après la campagne de Guelleh à un quatrième mandat de la honte.


Alors que les États-Unis, l'Union européenne par la voix de son parlement, toutes les ONG de défense des droits de l’homme ainsi que le Comité des droits de l'homme de l'ONU dénoncent la   situation dramatique des libertés   politiques, publiques et syndicales, la   persistance de la pratique de la torture, les violations répétées des droits fondamentaux et la répression des opposants au régime en place, la BBC, quand à elle, privilégie de manière outrancière un courant de pensée favorable au despotisme et toute autorité d'un homme sur les autres. Ainsi, il m'est difficile aujourd’hui de taire ma foi et dévouement aux valeurs démocratiques et au traitement équilibré et pluriel de l’information, et dénonce donc la dérive à laquelle l’on assiste, impuissant, avec des interviews de complaisance maquignonnées en publi-reportages où le journaliste déroule complaisamment le tapis rouge des questions préfabriquées à son vis-à-vis, lequel ne fait que réciter parallèlement des réponses préconçues. Ces médias collaborationnistes, connivents et déférents tels que la « BBC » ou « Jeune Afrique », au lieu de consacrer des plages d’explications sur les différents points des réformes, s’évertuent à ressasser le bilan mitigé, et de plus en plus contesté d'un "président" de la République. Ce qui est gravissime, c’est lorsque Farhan Jimale de la BBC manipule l’information, se fonde dans des supputations filandreuses au point de vouloir contester ou minimiser les crimes contre l'humanité, tels que le massacre d'Arhiba et dernièrement de Buldhuqo, perpétrés par le régime Guelleh ; et de vouloir, impunément, empêcher ou interrompre à tout bout de champs, lorsqu'il s'agit du temps de parole d'un membre de l'opposition. Mais où est donc passée cette presse respectueuse ? Nous savions qu'à Djibouti, les médias d’information privés n'existaient pas et que seuls les médias publics appartenant à l’état contrôlés et financés par ce dernier (contribuables), porte-parole du régime au pouvoir et qui s’accompagne de pressions politiques sur les journalistes au détriment de la liberté de presse, étaient les uniques détenteurs de licences de diffusion ou de publication. Mais saviez-vous que le service "Somali" de la BBC, cette noble institution du contribuable britannique, était financièrement soutenue par l’État Djiboutien ? Nous connaissions l'important legs colonial de la Grande-Bretagne ou de la France qui ont influencé l’organisation de la radiodiffusion et des médias dans de nombreux pays, mais pas ce cas de figure historique. Il est grand temps que la direction de la BBC ou le Conseil britannique pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias rappellent à ces journalistes, animateurs et éditeurs de sites web, leur devoir de responsabilité envers le public quant au respect de la véracité et de l’équilibre des informations qu’ils véhiculent.


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