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AFRIQUE

DJIBOUTI - L'affaire « Hadi Gate » : l’impunité jusqu’à la nausée…


Alwihda Info | Par Huno Djibouti - 11 Mars 2017 modifié le 11 Mars 2017 - 13:34

Aboubaker Omar HADI, l'actuel President des Ports et ZF de Djibouti, qui fut épinglé, en 2015, par les « Panama Papers » pour évasion fiscale (Lire : https://offshoreleaks.icij.org/nodes/10048801), vient d'investir sur les lieux de ses activités criminelles : la république de Djibouti.


Dans un communiqué de presse paru cette semaine dans « La Nation », l'unique journal du pays (étatique), nous y apprenons que pour un capital de 600 000 USD, a été créée la société dénommée «Djibouti Ports Corridor Road SA» et que Aboubaker Omar HADI est le "Président du conseil d'administration". Nul doute pour les djiboutiens, ce capital n'est autre que le produit de détournements de fonds, de corruption et d’abus de biens sociaux commis par Aboubaker Omar HADI lors de sa fonction de directeur commercial du Port Autonome International de Djibouti (P.A.I.D). Contrairement aux dirigeants des autres États africains, qui de peur de conséquences juridiques, investissent dans d'autres pays, chez nous, le scandale « Hadi Gate » apparaît comme une césure de type nouveau dans la phylogenèse d'un mal djiboutien de la corruption, intrinsèquement lié à un régime garant de l'impunité, grâce notamment à une justice inféodée et pétrifiée. Alors qu'aucun progrès mesurable n'a été accompli en matière de droits civils et politiques, les droits économiques, eux, semblent être restés très loin du bord de la route. En effet, au lieu d'être poursuivi en justice, être condamné pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance, de corruption et d’octroi de rétrocommissions, Aboubaker Omar HADI étale l'énormité somptuaire de son capital d'investissement. J'en éprouve une nausée morale et physique ; du ressentiment contre ceux qui lui font bénéficier de cette impunité ; et un sentiment d'impuissance devant l'indifférence et l'inaction des djiboutiens. A ce jour, les autorités djiboutiennes n'ont jamais initié de procès contre des crimes économiques et financiers. Ils doivent pas rester impunis! La vraie société civile djiboutienne, soucieuse de l’avenir du pays, a donc sa part dans cette lutte et certains de ses acteurs doivent immédiatement prendre leurs responsabilités en décidant de saisir la justice et toutes les institutions compétentes aux plans national et international à l’effet d’exiger des procès pour ces crimes économiques et financiers. Sans justice pas de paix, sans paix pas d'avenir !


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