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AFRIQUE

DJIBOUTI : L'ubuesque investiture de Guelleh pour un 4eme mandat de la honte


Alwihda Info | Par Ali Abdillahi Iftin - 7 Décembre 2015 modifié le 7 Décembre 2015 - 09:38

Faire un passage en force en refusant la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante est, ni plus ni moins, qu'une déclaration de guerre à outrance au peuple Djiboutien.


DJIBOUTI : L'ubuesque investiture de Guelleh pour un 4eme mandat de la honte
Le rpp (Parti au pouvoir) et ses acolytes viennent de tenir leur congrès général afin disent-ils de designer, par acclamations (point visionné), certainement leur candidat aux futures élections présidentielles prévues au mois d'avril 2016. Il semble qu'il soit très dur pour le régime en place de se défaire des automatismes dictatoriaux car tous ces gens réunis pour ce congrès ainsi que l'ensemble de la population savent pertinemment que le dictateur s'est déjà auto-désigné , il y a deux jours. Sauvons toutefois les apparences et affichons encore notre loyauté au chef afin de récolter une promotion éclaire et pour certains quelques dividendes en plus, semblent penser tous ces congressistes. De l'inutilité d'un acte à son exécution ou application sur le terrain, il n'y a qu'un pas, vite franchi par les partisans de la politique du paraître dont souffre grandement le pays depuis des décennies. Eux sont habitués à en donner plein la vue en piochant gaillardement dans les ressources du pays. Les fonds ainsi gaspillés inutilement aurait peu être pu servir à des micros crédits octroyés à des centaines de familles de Djiboutiens en précarité, par exemple, ou pour toute autre mesure ponctuelle tendant à rehausser le niveau de vie de ces familles. Ceci étant dit, en laissant les congressistes festoyer une fois de plus, revenons à la candidature elle même, si vous le permettez. Ainsi que tout le monde informé, c'est bien par une déclaration officielle et télévisée que l'actuel chef de l'exécutif du pays vient de nous faire part de son intention de concourir pour un quatrième mandat. A titre de rappel, il est à garder en mémoire qu'à l'aube de son troisième mandat notre dictateur en chef avait pris le ciel à témoin pour signifier à l'ensemble de la population, qu'il jurait de ne plus briguer un mandat de plus. L'actualité récente démontre ce qu'il en est réellement et surtout quel est le degré de moralité de cette personne qui est censée refléter les valeurs d'un peuple de culture nomade et de religion musulmane. Les djiboutiens jugeront par eux même. Certains soutiendront, certainement là aussi , que la constitution lui permet de se représenter mais il convient de ne pas perdre de vue que celle-ci (celle modifiée en 2010) n'est à mon sens ni légale, ni légitime et qu'elle a été établi pour répondre à un éventuel rejet du régime par la population. Ce rejet est une évidence quoiqu'en pensent les tenants du statut-quo, rappelez vous des élections législatives de 2013 qui ont été volé ou plus près de nous, le meeting du 20 novembre de cette année et la spontanéité ainsi que la ferveur de la masse des Djiboutiens qui y ont participé. Nul doute que ce phénomène d'adhésion à ce genre verra son apogée lors de cette consultation nationale. Cette volonté féroce de vouloir se maintenir au pouvoir de la part du chef de l'exécutif, malgré l’état catastrophique dans lequel se retrouve notre pays et la dette astronomique laissée en héritage à nos enfants, dénote clairement un refus de voir la réalité en face, caractérisée par une espèce de fuite en avant qui ne cherche pas à savoir l'importance des obstacles devant lui et le pays. Encore une fois la raison et l'intérêt du pays et de sa population passent en second plan. Pourtant un point semble évident à beaucoup d'observateurs neutres : Les Djiboutiens dans leur grande majorité souhaitent un réel changement et précarisés comme ils sont et ce, depuis si longtemps, sont prêts à l'obtenir par n'importe quel moyen. Il semble clair que dorénavant, les Djiboutiens refuseront d'appartenir aux barons et autres vicomtes de la nomenklatura qui gèrent leur misère quotidienne et l’état de nécessité absolue dans laquelle ils sont maintenus artificiellement ou par incompétence. Les deux se valent. En guise de conclusion sur ce scoop (la déclaration télévisée) qui n'en est pas un, le fait d'être candidat aux élections présidentielles tout en refusant la mise en place d'une commission électorale indépendante est, ni plus ni moins, qu'une déclaration de guerre à outrance au peuple Djiboutien qui a déjà démontré sa volonté d'évoluer dans le sens d'un meilleur et juste équilibre. Djiboutiens et djiboutiennes votre avenir et celui de vos enfants se trouvent dans vos mains et pour ce faire il convient de rester sourds aux chants des sirènes de la division qui ne servent qu'à la classe dirigeante car de votre eparpillement réside leur victoire. .


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