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DJIBOUTI : Oser critiquer le régime dictatorial djiboutien est-il un crime?


Alwihda Info | Par Mohamed Qayaad - 19 Août 2015 modifié le 19 Août 2015 - 18:22

Contourner, éviter, travestir devient le souci du régime...


DJIBOUTI : Oser critiquer le régime dictatorial djiboutien est-il un crime?
Oser critiquer l’une des paroles ou des actions du kleptomane éhonté (IOG) relève du crime de lèse-majesté. Certains ont raison de souligner que l’opposition ne se résume pas à quelques individus. Le djiboutien interprète le message en fonction de ses connaissances, de ses intérêts, de ce que lui ont dit ceux à qui il fait confiance. Le message est ainsi recomposé dans le contexte d’une perception dynamique. On remarquera que les prestidigitateurs des idées, qui se reconnaîtront, s’emploieront à faire leur travail correctement : tromperies, déformations volontaires, entreprises de propagande délibérée, usage de la désinformation - tout cela est leur lot quotidien -. Karl Marx disait: “L’humanité est capable de résoudre les problèmes auxquels elle est confrontée car à y voir de plus près, les problèmes eux-mêmes ne surgissent que là où les conditions pour les résoudre existent déjà ou sont en voie de devenir. L’obstacle : c’est le capitalisme ”. De la même manière, je dis que “ le peuple djiboutien est capable de résoudre les problèmes auxquels il est confronté. Le seul obstacle, c’est le système dictatorial”. Aucune indignation, aucune colère de la part de ces grands vertueux pour ces « exclus » des quartiers défavorisés souvent assimilés à des espaces de relégation, abritant des populations en proie à de grandes difficultés d'insertion, d’abandon, et d’insécurité. Pourquoi se formaliseraient-ils? s’étonne un journaleux. Puisque ce sont eux, les pauvres, n’est-il pas naturel qu’ils le soient? Puisqu’ils se trouvent habiter ici, n’est-il pas naturel qu’ils en soient là? Marginaux de par leur condition, géographiquement définis dès avant d’être nés, réprouvés d’emblée, ils sont les « exclus » par excellence. Aucun ressentiment, aucun désir hostile ne les ont imposés: aucun sentiment, aucun scrupule ne les ont prévenus, ni aucune compassion. Mais que font-ils souvent autre chose que de s’attaquer à la hâte à quelque détail superficiel de l’auteur qui, vaguement rafistolé dans le meilleur des cas, permettra de mieux supporter le malaise général – malaise et malheur qui stagneront, souvent plus troubles encore, car mieux masqués par ce détail même? Le chantage ioguiste à la solution altère les problèmes, prévient toute lucidité, paralyse la critique à laquelle il est aisé de répliquer dès lors (ton d’ironie bienveillante): « Oui, oui ... et que proposez-vous ? » Rien! L’interlocuteur s’en doutait, d’avance rassuré : sans solution au moins possible, envisagée, le problème disparaît. Le poser serait irrationnel, et plus encore le moindre commentaire, la moindre critique à son propos. Contourner, éviter, travestir devient le souci essentiel, et l’essentiel ne sera pas abordé ; mais il sera, ce qui est pire, supposé résolu. “Tout problème humain… ”, si tenté qu’on veuille bien le résoudre, “demande à être considéré à partir du temps” disait Frantz Fanon. Malheureusement le temps, ne joue pas en faveur du peuple djiboutien.Il va falloir abréger sa misère et sa souffrance. Même si je concède volontiers que la politique n’a jamais été une science exacte et qu’en tout état de cause, je ne saurai jamais ce que l’avenir nous réserve, je suis convaincu qu’avec IOG, nous avons atteint le summum de la médiocrité, de l’injustice, de l’impunité de ses crimes politiques et économiques.


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