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AFRIQUE

DJIBOUTI : S’exiler vif ou mort.


Alwihda Info | Par Responsable des médias MJO-EUROPE : S.D.B - 18 Octobre 2015 modifié le 19 Octobre 2015 - 17:12


Depuis un certain temps les Djiboutiens tentent clandestinement de traverser la Mer Méditerranée depuis l'Egypte. Auparavant jamais un Djiboutien n'a tenté au péril de sa vie une traversée inquiétante et trop risquée qui parfois se termine par un drame. Les Djiboutiens de tout âge et genre se sont jetés sur le même chemin de l’exil de ses congénères africains en tentant de franchir par voie maritime afin de se rendre en Europe. Les causes de ce flux migratoire n’est qu’autre que le continent africain est maudit par ses dirigeants corrompus et dictateurs à vie qui bafouent les constitutions de leurs pays, les droits fondamentaux telle que la liberté d’expression en condamnant leurs peuples à la misère, la pauvreté, le chômage et qui ne laissent qu’à leurs citoyens mécontents du système d’immigrer de gré comme dernière issue. Ce flux massif d’immigrants est la source d’un désespoir de divers maux (conflit, guerre, sécheresse, dictature). En plus des routes du désert, la traversée de la Mer Méditerranée à bord d’embarcations fragiles est devenue un moyen privilégié pour les candidats à l’immigration soucieux de gagner les côtes Italiennes, Grecques ou Espagnols. Malheureusement, beaucoup d’entre eux n’atteignent pas leur destination finale et termine leurs voyages sans vie sur les plages de la mer ou sur les sables du désert. Le 25 Septembre 2015 fut une date de peine, de douleur voire d’une tristesse inoubliable du drame d’une dizaine des Djiboutiens âgés de 22 ans à 32 ans décédés en essayant de s’exiler clandestinement dans une embarcation fortune. La garde de côte Egyptienne a ouvert le feu sans hésitation ou sans sommation sur les pauvres personnes se trouvant sur le bateau dont y figuraient des jeunes Djiboutiens. Les principaux coupables de cette tuerie sont ces derniers éléments de la garde côte sous la responsabilité de leurs autorités qui ont décidé d’aller plus loin en confisquant certains corps de ces jeunes gens criblés de balles et refusant de rendre à leurs familles respectives pour être inhumer selon la coutume. Il est important de citer ici quelques noms de ces morts en premier Feu Kafia Moustapha Hassan, Farhan Abdi Robleh, Aden Nour Wais Nagad Mohamoud Abdi etc … Pris de panique les familles des victimes restés à Djibouti, ont décidés d'alerter les autorités Djiboutiens plus précisément le ministère des affaires étrangers dans l’espoir de recueillir des informations sur ce drame et dans une mesure diplomatique rapide et efficace à rapatrier les corps pour que leurs proches les honorent une dernière fois avant de les enterrer. Hélas, le régime dictatorial, sourd et aveugle, étouffe l’affaire du drame des Djiboutiens en Egypte en donnant aucune réponse aux concernés. La diplomatie Djiboutienne à l’étranger censé servir, informer, aider, protéger ces expatriés dans les pays où se localisent une ambassade ou un consulat semble suivre des instructions strictes, insensées et sévères ; dictées depuis la résidence d’Haramous du dictateur Guelleh. Ces administrations ne sont en fait que des coquilles vides même symboliques pour vendre une bonne image non pas du pays mais de son corrompu dirigeant Guelleh mais aussi à espionner et à traquer sa propre diaspora. Aucune réaction, aucun communiqué n’a été publié ou citée par la coalition de l’opposition de l’USN sur leur page facebook. Cette tragédie n’a nullement touchée les cœurs de ses soi-disant sauveurs de la nation. Une question reste à savoir : Pourquoi soudain ce silence des agneaux, des leaders de l’USN ? La réponse est à chercher du côté du responsable chargé aux relations extérieures d’une part et du responsable de la communication d’autre part. Ce qu’il faudra retenir de ce malheureux événement, c’est la sottise, et l’irresponsabilité de l’ambassadeur djiboutien en Egypte Moussa Mohamed Ahmed l'homme qui dort tout le temps à discréditer la citoyenneté de ces morts et à demander à leurs proches de prouver leurs djiboutianités par des pièces d’identités (Passeport, carte d’identité etc..). Malgré les efforts fournis par les proches des défunts(es) à légitimer la citoyenneté de ces corps sans vie en se présentant devant les locaux de l’ambassade de Djibouti en Egypte ; le cancre ambassadeur ordonne aux agents de la sécurité des lieux à ne point laisser entrer personne. Déçus par leur propre pays, ils se tournent vers l’ambassadeur somalien en Egypte Monsieur Abdallah Hassan Mahamoud qui les accueillent et les rassurent en montrant son courage, et sa bravoure, sa solidarité humaine, musulmane mais surtout somalienne. Un frère d’une des victimes, Monsieur Liban Moustapha Hassan fervent opposant au régime djiboutien, résident en Belgique, touché par ce terrible drame, a sollicité l’aide des leaders de l’opposition de l’USN de passage à Bruxelles le 27 septembre 2015 à responsabiliser le gouvernement djiboutien ou à prendre en contact avec l’autorité égyptienne pour ainsi rapatrier tous les corps des compatriotes Djiboutiens au pays. Amareh Maidal lui répond « Envoie moi un email « Pourtant, il y a une urgence et le jeune touché par le drame était devant lui. Désespéré, endeuillé ,Liban se tourne vers le député de l’USN Doualeh Egueh Ofleh afin qu’il puisse faire quelque chose , une réponse inattendu « Il faut que tu enregistre une vidéo pour qu’on publie sur Facebook » écœurant comme responsable ! Enfin il demanda le président de l’USN en personne qui lui fait savoir qu’il ne peut rien faire et qu’ALLAH accueil dans son Paradis éternel « Adeer Samiir Iyo Imaan ALLAH kasiiyo Waxba kuu maa qabaan karayo ». Les leaders de l’opposition ont laissé ce jeune djiboutien à son triste sort endeuillé moralement et physiquement, se poussant à remettre en question son patriotisme. Un dernier hommage et vif remerciement à l’encontre de Monsieur Abdallah Hassan Mahamoud ambassadeur de la Somalie en Egypte qui a récupéré tous les corps et les à inhumer dignement à trois heures du matin tout en étant en contact avec les familles Djiboutiennes tandis que l’incongrue Moussa Mohamed Ahmed ambassadeur djiboutien était dans un profond sommeil.


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