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AFRIQUE

Débat sur la révision ou changement de la constitution au Congo : La Prise de position suicidaire de Mathias Ndzon


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 18 Avril 2014 modifié le 18 Avril 2014 - 16:05

Hier opposant farouche à la constitution du 20 janvier 2002, Mathias Dzon devient aujourd’hui l’ami fidèle de cette loi fondamentale qu’il a tant critiqué énergiquement. Ses invites à la violence sur les antennes de RFI, ce 16 avril 2014, lui confèrent le statut d’un chauffeur qui opère un virage à 90 degré sans clignoter.


Le ton monte d’un cran dans les états-majors politiques sur la question de la révision ou changement de la constitution du 20 janvier 2002, en vigueur actuellement au Congo. La réflexion qui a pris corps à la majorité présidentielle intéresse désormais toute la classe politique ainsi que la société civile. Mathias Dzon, figure de proue de l’opposition congolaise est montré au créneau sur les antennes de RFI, ce 16 avril 2014.

S’il est constant, Mathias Dzon allait considérer le contexte actuel comme propice au débat qu’il était le seul à lancer en 2009 sur l’abrogation de cette loi fondamentale. Il devait à présent développer tous ces arguments contre celle-ci. Mais, hélas il n’a pas la moindre ambition de changer sa nature politique volatile.

Sans doute que, réfléchissant à sa série d’échec électoraux, le président de l’UPRN a-t-il dû comprendre que sa théorie n’avait pas convaincu le peuple. Sauf que sa réaction sur RFI ressemble, trait pour trait, à un chauffeur qui opère un virage à 90° sans clignoter, disons plutôt sans prévenir le peu de militants qu’il espère mobiliser pour brûler le Congo. Choisir des menaces et des invites à la violence comme option politique, pour triompher relève d’une lâcheté indigne d’un homme qui aspire à la magistrature suprême de son pays.

Ce n’est pas en ameutant le monde de sa rancœur sur Radio France Internationale (RFI) que celui qui peine à animer l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) qu’il va étouffer le débat, essence même de la démocratie dont il croit être le défenseur. Les Congolais de tous bords ont rejeté très loin, derrière eux ce, depuis longtemps, les velléités de violence au profit de la paix qui est une réalité vivante au Congo. C’est peine perdue que d’espérer mettre les Congolais dans la rue, pour casser et piller, à son seul profit. Sa marche écourtée de 2009 ne lui avait, visiblement, pas servi de leçon.

Le débat sur la modification ou non de la Constitution du 20 janvier 2002 n’est pas nouveau pour le président de l’alliance pour la démocratie et la république (ARD). L’ancien ministre de l’économie et des finances du régime Sassou soutenait depuis pratiquement 2008 l’abrogation de ce texte fondamental qui, selon lui, concentre trop de pouvoirs aux mains du président de la République. Mais, ce qui est nouveau, par contre, c’est sa prise de position actuelle qui doit surprendre ses partisans.

Depuis 2009, changer la constitution en vigueur actuellement au Congo faisait partie des engagements que Mathias Dzon exposait, en 100 propositions, au peuple congolais, dans son pacte social, alors qu’il ambitionnait la magistrature suprême. Le premier de ses engagements relatifs à l’abrogation de la constitution est énoncée en page 5, où il écrit : «… abroger la constitution du 20 janvier 2002 et adopter une nouvelle constitution garantissant le pluralisme politique, le respect des droits humains et des valeurs de la république et de la démocratie, la séparation des pouvoirs, l’égalité de tous les congolais devant la loi, la laïcité, le pluralisme et la liberté des médias… »



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