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AFRIQUE

Débat sur le changement de constitution en Afrique : « On ne peut pas faire des injonctions aux adultes » dixit, Louise Mushikiwabo, chef de la diplomatie Rwandaise


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 14 Septembre 2015 modifié le 14 Septembre 2015 - 18:07

La ministre rwandaise des affaires étrangères a fustigé, samedi 12 septembre dernier, l’attitude de l’Occident, dans la gestion interne des Etats africains, le cas du Rwanda et de la République du Congo. Louise Mushikiwabo sortait d’une audience que lui a accordée à Oyo (Cuvette) le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. « On ne peut pas faire des injonctions aux adultes », a-t-elle répondu à la presse au sortir de l’audience, au sujet de la prise de position de l'occident à propos du débat sur le changement des constitutions en Afrique.


Débat sur le changement de  constitution en Afrique : « On ne peut pas faire des injonctions aux adultes » dixit, Louise Mushikiwabo, chef de la diplomatie Rwandaise
Au Rwanda et au Congo, le débat sur le changement de la Constitution bat son plein. Au Congo, la France tient au consensus, tandis qu’au Rwanda, les Etats-Unis disent ‘’non’’. Avez-vous une réaction par rapport à ces prises de position ?

Louise Mushikiwabo: Nos pays ne sont pas tombés du ciel ; ce sont des pays avec une histoire, un passé. Nous avons des ambitions pour nous-mêmes et nos peuples d’une part, et d’autre part, nous respectons et sommes prêts à écouter nos partenaires qu’ils soient de l’Occident ou d’ailleurs.

Mais, ce qui est clair, en ce qui concerne mon pays le Rwanda, certaines décisions qui sont souveraines et importantes n’auront des réponses qu’avec des nationaux par le vote et leur choix politique. On ne peut pas empêcher (aux partenaires) de prendre position, de donner des suggestions. En tout cas pour le Rwanda, la gouvernance, les changements politiques sont du ressort des Rwandais.

Ne considérez-vous pas ces prises de position des partenaires comme une injonction ?

L.M: On ne peut pas donner des injonctions aux adultes qui existent à travers des systèmes rodés. Je pense que pour le Rwanda, tout comme pour le Congo, des systèmes politiques sont le résultat de lutte politique dans un dynamisme réfléchi. Surtout, pas d’injonctions.
Et c’est ce débat constitutionnel qui était au cœur de votre entretien tout à l’heure avec le président Sassou N'Guesso ?

L.M: L’exercice constitutionnel dans la sous-région est dans l’air. On en parle certes, mais j’étais venue voir le président Denis Sassou N'Guesso avec un message du président Paul Kagamé surtout sur l’avancement des relations bilatérales entre nos deux pays.

Le Rwanda vient d’ouvrir une ambassade à Brazzaville pour couvrir l’Afrique centrale. Nous venons aussi de nommer un ambassadeur. Nous sommes là pour son agrément. Nos pays ont décidé depuis quatre ou cinq ans d’essayer d’avancer très vite sur une collaboration intense dans plusieurs domaines : des échanges de technologies, d’investisseurs… La collaboration régionale, des consultations sur des questions du continent, c’est ce que nous avons abordé.

Comment se portent les relations entre Brazzaville et Kigali ?

L.M : Entre Kigali et Brazzaville, le lien est très fort, entre nos peuples, entre nos chefs d’Etat, entre les deux classes politiques.
 



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