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AFRIQUE

Déclaration conjointe du CODE et du Collectif Diasporique Camerounais sur la guerre contre Boko Haram au Cameroun


Alwihda Info | Par Kadji Elie et Franklin Nyamsi - 23 Février 2015 modifié le 23 Février 2015 - 14:51

« Pour une Conférence Nationale sur la Sécurité Géostratégique du Cameroun » Considérant la gravité des événements militaires en cours dans le Nord du Cameroun, en raison de l’agression barbare des terroristes obscurantistes de Boko Haram contre les populations du Cameroun, aujourd’hui livrées aux pires violations des droits humains et crimes de masse


Saluer la mobilisation des Forces Armées Tchadiennes et Nigériennes aux côtés des Forces Armées Camerounaises, esquisse d’une véritable intégration géostratégique régionale, que nous voulons conforme aux aspirations démocratiques légitimes de l’ensemble des citoyens africains

Déclaration conjointe du  CODE et du Collectif Diasporique Camerounais  sur la guerre contre Boko Haram au Cameroun
Considérant l’entrée en guerre du Tchad et du Niger aux côtés du Cameroun contre les ravages causés par la secte Boko Haram dans la sous-région d’Afrique Centrale ;

Considérant le rôle néfaste joué par la destruction sans scrupules ni projet par les forces de l’OTAN, de l’Etat Libyen dont les armes redoutables se retrouvent massivement entre les mains des terroristes obscurantistes de l’Etat Islamique et de Boko Haram, qui sont véritablement sans foi ni loi ;
Considérant la maladresse avec laquelle le gouvernement camerounais du Président Paul Biya est solitairement et unilatéralement entré en guerre sans consultation préalables des autres institutions nationales, de l’opposition politique et la société civiles camerounaises ;

Considérant l’urgence humanitaire que déclenchent les massacres, déplacements de populations et disettes suscitées par la terreur de Boko Haram contre les populations du Cameroun ;

Nous, Collectif Dasporique Camerounais et CODE, associations alliées de la Diaspora Camerounaise, venons par la présente déclaration conjointe :


1° Réitérer notre soutien aux Forces Armées Camerounaises en lutte pour la protection de notre territoire national et de ses populations, afin qu’elles fassent cesser, au nom du droit, la loi de la jungle que Boko Haram veut imposer à la sous-région africaine en général et aux musulmans africains en particulier ; nous en profitons pour demander avec insistance aux Forces Armées Camerounaises et internationales en opérations d’éviter toute violation des droits humains des populations civiles du Nord de notre pays

2°Saluer la mobilisation des Forces Armées Tchadiennes et Nigériennes aux côtés des Forces Armées Camerounaises, esquisse d’une véritable intégration géostratégique régionale, que nous voulons conforme aux aspirations démocratiques légitimes de l’ensemble des citoyens africains

3°Appeler les Etats membres de l’OTAN et l’ONU à prendre toutes leurs responsabilités dans la lutte contre Boko Haram, car leur action incontrôlée en Lybie en 2011 a de toute évidence, indirectement contribué à déstabiliser l’ensemble de la sous-région ouest-africaine, les armes libyennes servant désormais aux terroristes

4° Appeler le gouvernement camerounais du Président Paul Biya à sortir de toute urgence de sa logique du diktat solitaire et à jouer pleinement le jeu de l’union nationale, par une réconciliation des cœurs et un rassemblement lucide de toutes les Camerounaises et de tous les Camerounais, contre le règne de l’injustice et de la terreur, que le régime de M. Biya, comme aujourd’hui Boko Haram, ont régulièrement alimenté en des contextes certes différents.

5° Appeler en conséquence le gouvernement camerounais du Président Paul Biya à convoquer avec célérité et humilité, une Conférence Nationale sur la Sécurité Géostratégique du Cameroun, afin d’entendre et d’écouter l’ensemble des forces civiles et politiques de la Nation sur la gravité des circonstances actuelles. Les conclusions de ladite conférence aideront à améliorer et renforcer la cohésion de la lutte contre l’insécurité généralisée au Cameroun et asseoir un véritable Etat de droit pour tous dans notre pays.

Fait à Bruxelles et Paris, le 21 février 2014.

Pour le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora)
Son Président, Elie Kadji.

Pour le Collectif Diasporique Camerounais
Son Président, Professeur Franklin Nyamsi


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