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COMMUNIQUE

Déclaration de la diaspora Centrafricaine aux USA


Alwihda Info | Par Firmin Max Koyaweda - 9 Octobre 2015 modifié le 9 Octobre 2015 - 21:47

Communiqué de presse de l association ITA TI MBI de la diaspora Centrafricaine des USA
PAR SON SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Firmin Max Koyaweda


Boston le 09 Octobre 2015 COMMUNIQUE DE PRESSE Nous les Centrafricains de la diaspora d’Amérique du nord (USA, Canada) réunis au sein de l’organisation ITA TI MBI à but non lucratif en réponse à l’obstination des autorités Centrafricaines de la transition, de la France et des autres partenaires tant nationaux qu’internationaux animés par leur intérêts personnels et leur calculs politiciens à vouloir la tenue absolue des élections présidentielles et législatives en Centrafrique dans un délai très court d’ici la fin de l’année 2015, bien qu’aucun des préalables figurant sur la feuille de route du gouvernement de la transition n’ai été obtenu, et à l’incapacité du gouvernement à se conformer à la feuille de route de la transition telle qu’élaborée de manière consensuelle par les forces vives de la nation au travers des recommandations du Forum National. Considérant: - La situation sécuritaire volatile sur toute l’étendue du territoire national ; - Les multiples crimes que connait le quotidien de la population Centrafricaine dans son ensemble; - Le refus des forces multinationales à savoir SANGARIS et MINUSCA de désarmer les innombrables groupes armés conformément à la résolution des Nations Unis 2149 du 10 Avril 2014 ; - Le non application des recommandations du dernier Forum national de Bangui ; - L’absence d’une véritable constitution qui prenne en compte les leçons apprises des dernières années pour devenir la fondation de la nouvelle Centrafrique tant souhaité par tous ; - L’instabilité au sein de l’Autorité National de la Transition (ANE) illustré par les démissions de son Président et de son Vice-Président ; - L’impossibilité d’un recensement fiable ; - L’absence notoire de l’administration sur la majeure partie du territoire national ; - La démission du Chef d’Etat-major General des Forces Armées Centrafricaine ; - L’absence d’une armée Nationale Centrafricaine professionnelle, républicaine et pleinement opérationnelle ; - La perméabilité de nos frontières ; - Les situations déplorables et précaires des déplacés interne et réfugiés en terre étrangère ; - L’incapacité notoire du gouvernement de la transition à gérer convenablement la nation centrafricaine et à protéger son peuple; - Le manque de vision et de leadership du gouvernement de transition ainsi que son manque d’initiative tendant dans le sens de la réconciliation. Nous de l’organisation ITA TI MBI disons non à cette entreprise qui pour les raisons susmentionnées est d’avance vouée à l’échec. En effet les risques d’un éventuel KO et un retour probable à la case de départ sont énormes si les dites élections sont organisées dans les conditions ci-dessus citées. Pour cette raison, nous demandons : - La démission pure et simple de la Cheffe d’Etat de Transition et de toute son équipe, la démission du Premier Ministre Chef du gouvernement de la Transition et toute son équipe, et la démission du président du CNT et toute son équipe; - La mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante pour la transition digne et capable de travailler pour l’intérêt du peuple centrafricain avec ferveur et abnégation avec une nouvelle feuille de route raisonnable à accomplir dans un délai bien défini. - L’exécution intégrale de la résolution des Nations Unis 2149 du 10 Avril 2014 et du DDRR sur toute l’étendue du territoire centrafricain ; - Le refus catégorique de soumettre la nation Centrafricaine Aux exigences des bailleurs de fonds qui conditionnent leur assistance a notre pays a la tenue des élections en respect de leur propres calendriers qui hélas ne repondent pas aux attentes du peuple; - Le repor des échéances électorales - La mise en place d’une armée républicaine forte avec commission la protection de l’intérêt du peuple centrafricain tout entier et la préservation de l’intégrité du territoire centrafricain ; - L’adoption d’une nouvelle constitution par la voie de consultation inclusive en prenant en compte le contexte actuel ainsi que la formation d’une convention constitutionnelle qui découle des résolutions du Forum National de Bangui ; - Le refus catégorique des élections inclusives pour éviter l’impunité. Pour cela, dans le souci d’une réconciliation nationale, nous recommandons que tous les anciens Ministres, Premier Ministres, Chef de l’Etat, Députés et présidents de l’Assemblée Nationale pour les 30 dernières années ne soient pas autorisés à se présenter aux élections Présidentielles et Législatives avant l’établissement de leur responsabilités afférentes vis à vis de ces crises à répétition que connaît notre pays. - La transparence et la liberté de choix dans toute éventuelle élection à venir en Centrafrique pour eviter de tomber sous le coup de la France qui souvent impose au peuple son choix. - La mise place d’une cour criminelle. Pour en finir, nous nous indignons des manipulations de la France, de la communauté internationale et des autorités centrafricaines de la transition qui imposent un calendrier électoral qui ne répond pas aux attentes du peuple Centrafricain. Nous condamnons avec vigueur de tel agissements qui à eux seuls illustrent une violation de la souveraineté de notre nation. La sécurité et le bien-être de la population étant d’importance capitale, nous urgeons les partenaires de la République Centrafricaine, à laisser tomber les calculs politiciens afin de se mobiliser à son chevet et l’accompagner dans sa marche vers le retour à un ordre constitutionnel dans l’optique d’instaurer en RCA des institutions fortes à la place des hommes forts, gage d’une stabilité politique, économique et sociale durable. A vous nos chers frères et sœurs des Forces Armées Centrafricaine, de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale tant sur le territoire centrafricain qu’à l’étranger à qui le peuple centrafricain à confié la sécurisation de sa nation, de sa vie revenez au serment que vous avez prêtés sous le drapeau centrafricain. A nos chers compatriotes Centrafricaines et Centrafricains, inspirons nous de l’exemple du Burkina Faso afin de pouvoir prendre notre destin en mains, ne comptons plus sur la communauté internationale pour résoudre nos problèmes, alignons nous tous derrières nos Forces Armée en leur apportant tout notre soutien. Arrêtons notre pratique de justice populaire par laquelle nous commettons des crimes barbares et inutiles contre nos propre frères et sœurs qui ne sont pas nos ennemis. Quel que soit la diversité de nos appartenances ethniques, sociales, politiques et religieuses, pratiquons la paix entre nous et restons toujours unis dans un esprit de nationalisme qui dans l’état actuel des choses doit être notre seule motivation. Christelin Bangandozou Christelin Bangandozou Le Président du comité Directeur De ITA TI MBI UNION-ACTION-PROGRES


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