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AFRIQUE

Des études menées au Togo pour répertorier des insectes comestibles


- 15 Avril 2016 modifié le 15 Avril 2016 - 21:15


Des études menées au Togo pour répertorier des insectes comestibles
Lomé, le 14 avril 2016- Pour pallier la crise de la viande dans la sous-région ouest-africaine, des études menées au Togo ont permis de répertorier près de 35 espèces d’insectes comestibles et très nourrissantes plus que la viande.

Parmi ces espèces se trouve la cétoine Gnathocera dont les données sur la collecte et les méthodes culinaires ont été publiées dans la revue Agrodok (édition 2015) consacrée aux insectes comestibles. On retrouve ces cétoines sur des pailles dans la plupart des pays d’Afrique de l’ouest et leur période de pullulement dépend du climat de chaque pays.

Au Togo où ils sont collectés dans la période de septembre à octobre, on en distingue huit variétés qui sont consommées au nord du pays. Une étude comparative entre l’apport nutritionnel de ce coléoptère et la viande de bœuf crue révèle que l’insecte contient 52 à 62% de protéine contre 21,7% pour la viande bœuf crue.

En outre, il contient 7 à 8% de lipides contre 4,3% pour la viande de bœuf et 8 à 10% de cendre (proportion de la masse minérale) contre 1% dans la viande de bœuf. Cette étude, réalisée par le laboratoire de biochimie appliquée à la nutrition de l’université de Lomé, démontre en plus que le Gnathocera est « bien plus complet que la viande de bœuf, du porc ou même de poulet ».

Selon Fègbawè Badanaro, auteur de l’étude, « les analyses montrent que les cétoines du genre Gnathocera contiennent, selon les espèces, entre 6,75 % et 11,13% de fibres alimentaires qui ont un effet bénéfique sur le transit intestinal ».

Par ailleurs, d’autres analyses effectuées au Laboratoire national de la  santé  publique d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et à l’Unité mixte de recherche Qualisud de Montpellier (France) ont montré que les Gnathocera contiennent la totalité des acides gras et aminés dits essentiels.

« Les résultats de ces études sont un espoir dans la promotion de la sécurité alimentaire. Ils peuvent contribuer de façon significative à la lutte contre la malnutrition protéino-énergétique et micronutritionnelle en Afrique Subsaharienne », conclut Fègbawè Badanaro.

Mais, au-delà de l’aspect nutritionnel, l’impact économique des résultats de cette étude retient aussi l’attention des chercheurs. Au Togo par exemple, les enquêtes et observations ont démontré que les insectes comestibles ne font malheureusement pas encore l’objet d’élevage, tandis que sur les 35 espèces comestibles répertoriées, seulement quatre sont commercialisées , soit 11,42%.

 Plus d’infos :  http://www.imatin.net/


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