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AFRIQUE

Des leaders africains salués pour les progrès de leur pays en matière de paludisme


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 30 Janvier 2017 modifié le 30 Janvier 2017 - 14:31

Huit pays voient leurs efforts reconnus dans la lutte contre l’incidence et la mortalité de cette maladie


Des leaders africains salués pour les progrès de leur pays en matière de paludisme
ADDIS ABEBA, ÉTHIOPIE (30 janvier 2017) – Au moment où le continent africain connaît des progrès historiques dans sa lutte pour une Afrique sans paludisme, l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) a récompensé huit pays africains ayant montré leur détermination et leur esprit d’innovation dans la lutte contre cette maladie.
Aujourd’hui, au 28e sommet de l’Union Africaine, les prix d’excellence 2017 de l’ALMA ont été décernés aux pays suivants :

Le Botswana, le Cap-Vert, les Comores, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Swaziland et l’Ouganda, pour leur impact sur l’incidence et la mortalité du paludisme ;

Le Tchad, pour son leadership dans la lutte contre le paludisme.

« Grâce à un leadership africain fort et à de nouveaux partenariats innovants, nous réalisons des progrès sans précédent dans la lutte contre le paludisme, » a déclaré Son Excellence Idriss Déby, Président du Tchad et actuellement à la tête de l’ALMA. « Le succès de ces pays montre le puissant impact que peuvent avoir un réel engagement et un financement suffisant. »

Les prix d’excellence de l’ALMA sont décernés aux pays ayant réalisé des progrès significatifs en matière de contrôle et d’éradication du paludisme. Le Botswana, le Cap-Vert, les Comores, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Swaziland et l’Ouganda ont tous réussi à réduire de 40 % ou plus l’incidence du paludisme entre 2010 et 2015. Cette diminution substantielle du paludisme dans les trois pays à haute prévalence (RDC, Éthiopie et Ouganda) démontre ce qui peut être réalisé même dans les zones où la transmission de la maladie est élevée, dès lors qu’il y a un engagement politique, des financements adéquats et la mise en œuvre d’un contrôle des vecteurs techniquement solide et fondée sur des preuves, ainsi que d’interventions en matière de gestion de cas. Le Botswana, le Cap-Vert, les Comores et le Swaziland ont reçu pour mission de pérenniser les gains précédemment réalisés entre 2000 et 2010. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que ces pays étaient sur la bonne voie pour éliminer le paludisme d'ici à 2020.

« Nous sommes en train de renverser la situation dans notre lutte contre le paludisme en Afrique, » a déclaré Joy Phumaphi, Secrétaire exécutive de l’ALMA. « Ces succès se retrouvent dans les pays récompensés par l’ALMA aujourd’hui. Mais nous ne devons pas relâcher nos efforts et poursuivre sur cette voie. »

La remise des prix d’excellence 2017 de l’ALMA intervient six mois après l’adoption du « Catalytic Framework » (Cadre catalytique) lors de la 27e Conférence des chefs d’État de l’Union africaine en juillet dernier. Afin d’éliminer le paludisme du continent à l’horizon 2030, ce cadre offre aux pays africains une feuille de route visant à accroître les ressources nationales consacrées à la lutte contre la maladie, à étendre l’utilisation de l’innovation et de la technologie, et à améliorer les infrastructures de santé.

Depuis 2000, le taux de mortalité due au paludisme a chuté de 62 % sur le continent pour l'ensemble des catégories d'âge, et de 69 % pour les enfants de moins de 5 ans. L’augmentation du nombre de personnes dormant sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide ou protégées par pulvérisation intradomiciliaire, le dépistage et diagnostique des enfants et le traitement des femmes enceintes ont contribué de façon significative à la diminution de l’incidence et de la mortalité en Afrique. Ces succès interviennent alors que les pays africains accroissent les financements nationaux destinés à combattre le paludisme.

Le rôle grandissant des leaders africains est aussi illustré par la constitution récente de l’End Malaria Council, un groupe composé de leaders engagés, issus des secteurs public et privé, qui s’est réuni pour faire en sorte que l’éradication du paludisme reste une priorité mondiale. Cinq des neuf leaders de ce Conseil sont africains : S.E. Idriss Déby Itno, président du Tchad ; S.E. Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria et ancienne présidente de l’ALMA ; S.E. Jakaya Kikwete, ancien président de la Tanzanie et président fondateur de l’ALMA ; Graça Machel, créatrice de la Fondation pour le développement communautaire ; et Aliko Dangote, PDG du Dangote Group.  Le Conseil explorera des approches innovantes pour développer de nouveaux outils et générer des fonds.

De plus, l’ALMA collaborera étroitement avec le nouveau directeur du Roll Back Malaria Partnership, le Dr Kesetebirhan Admasu, ancien ministre de la Santé d’Éthiopie.

Le paludisme reste une menace cruciale en Afrique – c’est encore la région de la planète où la prévalence du paludisme est la plus élevée. En 2015, sur 212 millions de nouveaux cas de paludisme dans le monde, 195 millions se sont déclarés en Afrique, et sur 429 000 décès liés au paludisme dans le monde, 394 000 ont également eu lieu sur ce continent.