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POINT DE VUE

Désormais, un plaidoyer formel


Alwihda Info | Par - 29 Octobre 2011 modifié le 29 Octobre 2011 - 13:51

Au regard de ces éléments, le CSAPRNT lance un pressant appel à un apaisement et au renforcement du dialogue entre les acteurs sociaux et le gouvernement, en vue de parvenir à des solutions consensuelles, essentielles au maintien d’une paix durable.


 
Au regard de ces  éléments,  le CSAPRNT lance un pressant appel à un apaisement et au renforcement du dialogue entre les acteurs sociaux et le gouvernement, en vue de parvenir à des solutions consensuelles, essentielles au maintien d’une paix durable.
 
Les analyses faites ces derniers temps  au Tchad ont révélé qu’une terrible crise sociopolitique  s’enlise dans ce pays.  Cette  crise s’articule autour des revendications de différents acteurs de la société tchadienne à savoir les étudiants, les ex travailleurs de TCC, les retraités ainsi que les syndicats.  Les revendications portent sur un point commun. Elles sont d’ordre financier c’est dire elles concernent de versement des salaires  des pensions et des bourses de plusieurs mois pour les étudiants en interne et externe.
 
Les revendications témoignent d’un contexte fortement  marqué par la cherté de vie, mais aussi par l’absence d’amélioration des conditions de vie des Tchadiens. L’insécurité quant à elle persiste et les problèmes d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation, à la santé et à la justice ne sont pas du reste.  Le climat social, après les élections, traduit par ailleurs les fortes attentes de la population tchadienne après juste la reconduction du président de la république du Tchad Idriss Deby Itno et la mise en place de l’Assemblée Nationale. Les revendications populaires interviennent à un moment où les révoltes se reproduisent  dans pas mal des pays Africains et surtout dans certains pays arabes.  Certains pays  voisins en sont victimes et cela laisse planer l’inquiétude d’avoir le cancer.  Eu égard à toutes ces crises le gouvernement répond avec une certaine nervosité. Ce comportement que l’on peut qualifier  de mutisme  irrite les Tchadiens. C’est de la farce ou du blabla. Tout ce souci a conduit  le Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation Nationale au Tchad (CSAPRNT) de s’organiser dans une conférence de presse pour s’y pencher. C’était la semaine passée à N’djamena. Cette conférence a été respectivement animée par le président de la LTDH Massalbaye Tenebaye et Abdramane Ali Gossoumian l’actuel  coordonnateur de CSAPRNT. Pour le président de la LTDH Massalbaye Tenebaye, le déploiement des forces de défense et de la sécurité dans les points stratégiques, dans les rues, devant les écoles et l’université ne veut rien dire. De son avis, cette réaction du gouvernement qui ne privilégie pas le dialogue apparaît de façon d’étouffer l’expression des libertés et des droits des citoyens sur des revendications réelles et légitimes.  Cela étonne les tchadiens lors qu’on s’approche des élections communales, confirme le coordonnateur Abdramane Ali G.
 
Au regard de ces  éléments,  le CSAPRNT lance un pressant appel à un apaisement et au renforcement du dialogue entre les acteurs sociaux et le gouvernement, en vue de parvenir à des solutions consensuelles, essentielles au maintien d’une paix durable.
 
« L’objectif recherché de cette conférence est  de porter à la connaissance du public national que nous essayons de relever des problèmes sociaux que vivent  les tchadiens. Car ils sont conscients de ces problèmes. Ils émettent des revendications chaque jour à voix basse et l’Etat ne les écoute pas ! L’objectif absolu  c’est d’appeler à un dialogue d’apaisement  car on ne peut pas appeler de la paix sans dialogue. Si le gouvernement s’assied autour d’une table pour dialoguer et discuter de choses sérieuses avec la population et l’écouter, à mon avis les deux parties vont trouver de solutions à leurs problèmes. La solution n’appartient pas à une seule personne, ni seulement à la population ni au Comité de Suivi, ni au gouvernement. Il faut dialoguer,  se communiquer, s’écouter les uns les autres et la lumière sur une situation jaillira. Nous ne faisons rien de nouveau, nous voulons relever un peu le niveau de débat pour parler de stade de sensibilisation à un plaidoyer  formel », soutient fermement, dans sa conclusion, une conférencière,  Mme Dangar Allahissem Martine Yakol  sociologue.
 
                                      Par Mawa wa Bangoul  Alwihda actualités