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Deuxième journée de l’Atelier national sur les réformes


- 15 Juillet 2016 modifié le 15 Juillet 2016 - 09:22


Deuxième journée de l’Atelier national sur les réformes
Lomé, le 13 juillet 2016- La deuxième journée de l’Atelier national de réflexion et d’échanges sur les Réformes institutionnelles et politiques s'est achevée mardi soir avec deux panels développés par les participants.

Le premier panel de cette deuxième journée était consacré au thème : « La République de demain : capitalisation des bonnes pratiques ; expériences d’ici d’ailleurs ». Il a été subdivisé en deux sous-panels, «partage d’expériences sur la mise en place d’une politique des réformes » et « partage d’expérience sur la mise en œuvre des réformes ».

Ce premier sous-panel, « partage d’expériences sur la mise en place d’une politique des réformes », a été modéré par Me Alexis Aquereburu et développé par Tikonimbé Koupokpa, juriste, enseignant-chercheur à l’Université de Lomé, Abdelhak Moussaddak, expert marocain, et Joseph Obeng –Poku, expert ghanéen.

Les conférenciers ont dans un premier temps affirmé l’importance de la révision constitutionnelle dans le processus des réformes institutionnelles. Avant d’avancer les risques que comporte une procédure unilatérale de révision constitutionnelle. Pour Tikonimbé Koupokpa, une procédure concertée est plus souhaitée dans le contexte actuel du Togo. Selon Joseph Obeng –Poku, « si les reformes émanent des hommes, elles sont délibérément voulues et planifiées, elles ne sont ni naturelles, ni accidentelles ». Quant à Abdelhak Moussaddak, il a relaté les périodes sombres du Maroc depuis 1956 à l’après 1990 sur fond de questions de réformes. « Les acteurs politiques ne sont parvenus à une entente que quand ils ont compris la nécessité du vivre ensemble », a-t-il ajouté.

Le second sous-panel a porté sur le thème : « la mise en œuvre des recommandations de la CVJR au sein des Forces armées togolaises », modéré par Mme Azanledji-Ahadji et animé par le lieutenant-colonel Djibril Inoussa, chargé de communication des FAT, les experts ghanéens Joseph Obeng –Poku et Alhaji Yar ; et le Marocain Abdelhak Moussaddak.

Le lieutenant-colonel Djibril Inoussa a exprimé la volonté de l’armée qui a décidé depuis 2005 de se consacrer à une meilleure protection des citoyens et de l’Etat. Alhaji Yar a ensuite exposé l’expérience du Ghana en matière de gouvernance locale et des réformes législatives. Enfin, Abdelhak Moussaddak a indiqué qu’au Maroc les recommandations ont été « insufflées par l’Instance Equité Réconciliation et mises en œuvre par une série de commissions et de rencontres ».

Le dernier panel de la journée a été subdivisé en deux sous-panels. Le premier sous-panel intitulé « Des différents régimes politiques et de la question du mandat » a été développé par le Prof Mipamb Nahm-Tchougli, enseignant chercheur à l’Université de Lomé et juge constitutionnel. Le Professeur a d’abord procédé à une classification des régimes politiques, celui parlementaire et celui présidentiel. Il a ensuite affirmé que les difficultés et conflits en Afrique tournent « généralement autour du régime présidentiel et surtout de l’Exécutif ». « Faut-il continuer avec de tels régimes », s’est-il interrogé.

Le second sous-panel « De la démocratie et de la gouvernance locales » a été reporté à la journée de mercredi, en raison de la qualité et de la durée des débats du mardi.  


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