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Djibouti/Appel patriotique : Tous ensemble, exigeons le retrait immédiat de nos soldats de la Somalie


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 23 Avril 2017 modifié le 23 Avril 2017 - 07:13

Après son crime abominable, le meurtrier s'est enfoui vers la ville de Halgan afin de rejoindre les terroristes « Al-shabaab ».


Il y a quelques jours, un soldat djiboutien du contingent dit bataillon Hill a été tué à Buulo Burde, une localité située dans le district de Hiiraan (en Somalie). Le martyr est tombé sous les balles d'un soldat somalien, un pseudo frère d'armes. Après son crime abominable, le meurtrier s'est enfoui vers la ville de Halgan afin de rejoindre les terroristes « Al-shabaab ». C'est ce qu'ont révélé certains médias somaliens : « Wararka inaga soo gaaraya Gobolka Hiiraana ayaa waxaa ay sheegayaan in Ninkii maalin ka hor degmada Buulo Burde ku dilay asariga AMISOM gaar ahaan kuwa Jubbuutti uu tuulada Halgan oo ay Maamulaan Al-shabaab », a notamment écrit l'un de ces médias. Évidemment, nous condamnons avec indignation ce meurtre lâche et présentons nos sincères condoléances à la famille du soldat-martyr.
Combien de nos soldats sont morts en Somalie ? Nul ne le sait car le régime criminel de Guelleh cache aux Djiboutiens les pertes militaires djiboutiennes, qui sont très nombreuses. En effet, le tyran Guelleh et son cousin, le général-berger Zakaria, restent extrêmement secrets sur le massacre de nos soldats en Somalie. Ces deux voyous taisent délibérément les pertes humaines du bataillon Hill. Circulez, il n'y a rien à voir !
Dans une dépêche de l'AFP datée du 10 mai 2013, le secrétaire général adjoint de l'ONU, Jan Eliasson, avance toutefois le chiffre terrifiant de 3 000 soldats de la force dite de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui ont été tués depuis le déploiement de cette mission en 2007. Si l'Ouganda et le Burundi sont les deux pays qui en ont payé un énorme tribut, notre pays a tout de même subi des lourdes pertes dans cette guerre contre les shebabs. Dans cette dépêche, on précise que ce bilan de 3 000 morts est « un chiffre équivalent au nombre de casques bleus qui ont péri lors de différentes opérations depuis 1948 ». C'est dire la dureté de cette guerre injuste et scandaleuse.
Interrogé par la presse internationale sur ce bilan de 3000 morts, le porte-parole de l'époque de l'Amisom, le colonel djiboutien Ali Aden Houmed, n'a pas démenti l'information du secrétaire général adjoint de l'ONU. Il s'est juste contenté de préciser que « la responsabilité de dire tout ce qui concerne les pertes subies revient aux différents pays contributeurs de troupes ». Après cette sortie médiatique, les dirigeants de la mission dite maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) ont mis fin aux fonctions de porte-parole du colonel Ali Aden. « L’AMISOM se dissocie de toute déclaration émanant du colonel Ali Aden Houmed et estime que toute déclaration de ce type doit être considérée comme reflétant son opinion personnelle et qu’elle ne reflète en aucun cas la position de l’AMISOM », a indiqué l'Amisom dans un communiqué. Le colonel djiboutien a été remplacé par un dénommé Eloi Yao avant d'être renvoyé à Djibouti. Il est actuellement le conseiller du général-berger Zakaria.
Juste après l'attaque des shebabs contre un camp militaire des forces djiboutiennes à Beledweyne, un acte terroriste qui a fait au moins 4 morts parmi nos soldats, le tyran Guelleh a osé dire que nos militaires « affrontent les dangers et les risques les plus importants afin de nous permettre de vivre dans la dignité, la liberté, la sécurité et la paix». Mensonges. Depuis quand la Somalie a attaqué notre pays ? Que nous ont donc fait les Somaliens ? Rien !
Il faut savoir que le tyran Guelleh a envoyé nos soldats en Somalie, sans l’assentiment du peuple de Djibouti, pour une toute autre mission. Maintenir la Somalie dans un chaos, voilà l'objectif caché de la mission de nos soldats. Bien entendu, ces derniers ne sont pas mis dans la confidence. Cela n'est pas en soi un problème car comme dit l'adage populaire « sir ma qabe Allaa u sahan ». Pourquoi le criminel de guerre Guelleh veut-il détruire la Somalie? Pour la simple raison qu'il fait partie de la sainte alliance créée par les américains et les israéliens, composée de l'Ougandais Museveni, du rwandais Paul Kagamé, l'éthiopien Desalegn et du burundais Pierre Nkurunziza, et dont le but est de créer une guerre permanente en Somalie. C'est ce qu'on appelle la théorie du chaos.
Que dire de nos soldats qui croyaient sincèrement assurer la sécurité et la paix alors que leur présence chez nos frères somaliens contribue au contraire à l'insécurité générale de la Somalie. Sans le vouloir, nos soldats participent d'une certaine manière à la déstabilisation de ce pays. Par conséquent, bon nombre de somaliens qui ne voyaient déjà pas d'un très bon œil la présence sur leur sol des troupes djiboutiennes considèrent désormais celles-ci comme une armée d'occupation.
Il est des lors légitime de se poser non seulement la question du maintien de l'intervention de nos soldats dans le bourbier somalien mais aussi de s'interroger sur la pertinence de la mission de l'Amisom. Cette mission de l'Amisom a été créée, rappelons-le, par l'Union Africaine le 19 janvier 2007 avec un mandat de six mois avant d'être avalisée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 21 février 2007, dans sa résolution 17441. Dix ans après, qu'a-t-elle fait cette mission ? A-t-elle atteint ses objectifs ? Non, l'Amisom n'a pas réussi à réduire la menace des groupes armés tels que les Shebabs, ni assurer la sécurité la population somalienne ou encore moins permis le transfert progressif des prérogatives de sécurité à l’armée somalienne. Force est constater que cette mission a lamentablement échoué sur tous les plans. En plus de leur échec patent, les soldats de la force de l’Union africaine en Somalie (AMISON) ont violé et exploité sexuellement des femmes et jeunes filles somaliennes sur leurs bases de Mogadiscio. C'est ce qui ressort d'un rapport de l'ONG Human Rights Watch qui a révélé que « les soldats de l’UA, se servant d’intermédiaires somaliens, ont utilisé une variété de tactiques, dont l’aide humanitaire, pour contraindre des femmes et des filles vulnérables à des activités sexuelles. Ils ont aussi violé et agressé sexuellement des femmes venues chercher une aide médicale ou de l’eau sur les bases de l’AMISON ». Peut-on parvenir à une pacification de la Somalie avec une telle soldatesque ? Non.
Quant au bataillon Hill, nous pensons que leur présence en Somalie est dorénavant injustifiable. Il est donc temps de se désengager militairement de ce pays et chercher d’autres voies et moyens pour aider le peuple frère de Somali. En changeant par exemple de méthode d'approche du problème somalien. Ce prétexte de pacification de la Somalie, qui tarde d'ailleurs à se réaliser, est une vaste fumisterie. Les somaliens sont assez grands pour régler leur problème pour peu que cessent les ingérences des états ennemis comme l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, Djibouti (plutôt le tyran Guelleh) ou le Burundi.
Tous ensemble, exigeons le retrait immédiat de tous nos soldats présents en Somalie dans le cadre de l'Amisom. Bring back our boys !



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