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POLITIQUE

Djibouti : L’attaque à la Chaumière revendiqué par Al-Shabaab sans compter sur la solidarité de l’opposition


Alwihda Info | Par MAAS - 29 Mai 2014 modifié le 29 Mai 2014 - 11:55

Par ses figures et par ses innombrables "coquillages vides", la plupart – du moins ceux qui prétendent être du camp de l’opposition – ont vraisemblablement crédité l’attaque de La Chaumière au Président Guelleh et à son gouvernement. Une affirmation qui vous laisse perplexe face à l’unité républicaine. Aussi bien celle du gouvernement et de ces institutions concernées, l’opposition djiboutienne a sa part de responsabilité, peu soit-elle, dans l’attentat à la Chaumière qui a ébranlé non une partie de la communauté, mais tout le pays. Comment ? En s’imprégnant de la situation qui prévaut à Djibouti, avec les différentes manifestations de l’opposition évoquée même dans la revendication de l’enregistrement d’Al-Shabaab, l’intention ou la garde a été baissée. Pis encore, le camouflage pouvait être induite dans ce genre de rassemblement pour atteindre un maximum de victime. Alors qui reviendra ou incombera, à ce moment là, d’endosser la responsabilité ? Au gouvernement ou aux leaders de l’opposition ?


En règle général, c’est dans les épreuves douloureuses que nous devrons unir nos forces afin de les surmonter, dit-on. C’est, en effet, un adage, un principe, une culturelle, une tradition chez le peuple djiboutien, qui a toujours resté fidèle aux valeurs de la solidarité, apportant un élan de soutien pour son prochain, les pires scénarios.

Mardi 27 mai, jour à laquelle la déclaration officielle de la revendication de l’attentat terrorisme perpétré à La Chaumière est faite, soit 72 heures après les faits survenus. Avec cette officialisation, le monde entier est prise pour témoin devant des millions de personnes. L’épreuve, certes, est douloureuse pour le peuple djiboutien mais avec le temps, à n’en point douter, il surmontera et le rendra encore plus fort avec des dispositifs draconiens.

Djibouti a connu des pires des scénarios comme celui de l’après-midi du 6 Avril 2006, d’ailleurs le plus récent 8 ans de cela, lors du boutre « Al-Baraka II » faisant un lourd bilan : plus de 113 personnes morts et bon nombre de corps ne fut jamais retrouver à ce jour. Depuis, la marine de l’armée djiboutienne a renforcé ses mesures de sécurités, entamant même des surveillances de rendements sur toutes les eaux djiboutiennes avec de nouvelles embarcations qui les ont été affrétées.

Cependant, avec l’attentat à La Chaumière, que doit-on retenir ? Plusieurs points, notamment, entre autres une communication non cohérente entre le ministère de tutelle et les institutions de l’Ordre, des services de sécurités négligés, manque de coordination entre les institutions concernées sur les flux humaines, l’incapacité à déjouer un petit attentat par les armées étrangères avec leur grand moyen de technologie, aucune mesure de prévention d’anti-terrorisme accordé à Djibouti par les bases étrangères excepté la disposition d’un grand barricade de barbelé et surveillance sévère autour de leur camp et bien d’autres encore point à exploiter. Nous aurons le plaisir d’évoquer ces différentes lacunes, à propre parlé, dans d’autres articles. Mais, pour l’heure, l’intention est plus orientée vers un sujet primé sur les réseaux sociaux : l’opposition djiboutienne !

Par ses figures et par ses innombrables "coquillages vides", la plupart – du moins ceux qui prétendent être du camp de l’opposition – ont vraisemblablement crédité l’attaque de La Chaumière au Président Guelleh et à son gouvernement.

Une affirmation qui, en lisant les différentes réactions postulées sur "les murs" et notamment effacées par la suite, vous laisse perplexe face à l’unité républicaine, face à l’élan de solidarité internationale de la diaspora djiboutienne vivante en Europe ou partout ailleurs, face à la conscience morale en tant que humain à part entière. C’est à se demander si ces valeurs n’existent pas dans le jargon de l’opposition.

Voici une très hilarante, qui a été sauvé de justesse, accroché toujours au mur : " à Djibouti, il ne fait aucun doute que ce serait Monsieur Ismaël Omar Guelleh qui pourrait se trouver derrière ce cirque", affirmait M. Houssein Ibrahim Houmed, le jour même de l’attaque. Sur quel fondement, avec quelle preuve ? Aucune idée….

Certains ont été créatifs en imagination, laissant dire que le porte-parole de l’opposition est retenu dans l’affaire de l’attentat de La Chaumière.

D’autres ont été plus judicieux dans leur réaction, évoquant un "malaise" ou encore "l’unité face aux ennemis" tout en exprimant l’affection et leur compassion aux victimes et aux blessés. Avouons que cette tranche a été plus perspicace que la majorité.

Dans certains partis, pour rattraper un coup perdu, les communiqués pleuvent 48 heures après les faits pour condamner les auteurs et les atrocités. Cela va-t-il changer à leur image ? Une image qu’il scande déjà que dans "leur" changement, c’est l’unité et la paix. Qu’est ce qui peuvent-ils amener hormis l’anarchie et le désordre qu’il en existe déjà dans une "union de salutation" pour une vingtaine de personnes ? Ça reste à savoir pour 800 000 citoyens.

Prenant un exemple concret avec la politique française, même si les mentalités et les mœurs sont différentes. Depuis le scandale de l’affaire DSK, les UMP et les socialistes se mènent une bataille sans merci, se tirant à boule rouge tous les dossiers pour discréditer le camp adverse, mince soit-elle l’opportunité. Pas plus tard qu’hier, le président du parti de l’UMP Jean-Francois Copé démissionne dans son rôle présumé de l’Affaire Bygmalion de "fausses factures". Du côté socialiste, les démissions ne manquent guère dans les "linges sales". Mais quand l’Unité ou les valeurs de la République sont mises en causes, les deux partis s’allient pour les défendre farouchement.

Ce fut le cas, en avril dernier, lorsque le président Paul Kagame accusait la France de complice dans sa participation au génocide du Rwanda pour que toutes les voix de la classe politique française s’irritent pour dire le contraire. C’est à se demander où est le rôle de l’opposition djiboutienne dans les valeurs de la République où quand l’Unité est ébranlée ?

Dans le passé, elle prenait parti avec l’Érythrée. Hier, elle cautionnait les lynchages d’hommes et femmes en faisant le silence radio, allant pour certain parti d’opposition de partager les aberrations de la page de la RID. Aujourd’hui elle affirme que l’attentat à la Chaumière est manigancé par l’exécutif djiboutien.

Jusqu’à où ira-t-elle pour faire la politique de la terre brûlée à Djibouti ? " Allez leur demander….

Aussi bien celle du gouvernement et de ces institutions concernées, l’opposition djiboutienne a sa part de responsabilité, peu soit-elle, dans l’attentat à la Chaumière qui a ébranlé non une partie de la communauté, mais tout le pays. Comment ? En s’imprégnant de la situation qui prévaut à Djibouti, avec les différentes manifestations de l’opposition évoquée même dans la revendication de l’enregistrement d’Al-Shabaab, l’intention ou la garde a été baissée.

Pis encore, le camouflage pouvait être induite dans ce genre de rassemblement pour atteindre un maximum de victime. Alors qui reviendra ou incombera, à ce moment là, d’endosser la responsabilité ? Au gouvernement ou aux leaders de l’opposition ?

Aujourd’hui plus que jamais, l’opposition doit travailler main-à-main avec le gouvernement dans l’Unité des valeurs républicains, face un ennemi digne d’un caméléon. C’est en menant des actions nobles qu’elle pourra, d’ailleurs, attirer les voix ou les faveurs des citoyens djiboutiens. Et, non pas en se désengageant de sa responsabilité qui lui incombe surtout quand le peuple djiboutien a surtout besoin de tous ces fils unis, quand le peuple djiboutien est désœuvré entre un ennemi de l’extérieur et un assaillement de l’intérieur à chaque vendredi. Où mettre la tête entre l’"extérieur" ou à l’"intérieur" ? A elle d’en juger !

MAAS



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