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COMMUNIQUE

Djibouti : Le dialogue politique dans l’impasse, l’état de non-droit se banalise


Alwihda Info | Par Farah Abdillahi Miguil - 18 Septembre 2014 modifié le 18 Septembre 2014 - 00:24


ODDH

Après bientôt 19 mois de crise politique et une répression multiforme avec des violations multiples des droits humains sans cesse dénoncer par l’ODDH (arrestations et détentions illégales, séquestrations et tortures, condamnations et retraits de nationalité, interdictions de voyager et confiscations de passeports à des opposants, des défenseurs des droits humains, …) le peuple espère toujours un règlement politique à cette crise qui perdure.
Pourtant, après deux tentatives avortées d’un dialogue politique les djiboutiens, qui espéraient inlassablement des compromis et un consensus pour sortir du pays d'une crise sans précédent, sont déçus voire dépités.
L’ODDH a été la 1ère organisation à évoquer, d’une manière officielle, la reprise officieuse pour la 3ème fois du dialogue politique au plus haut sommet de l'Etat, le 25 juillet 2014 tout en s’interrogeant si la démarche et les méthodes employées, étaient en porte à faux avec une réelle volonté politique du pouvoir à sortir le pays de la crise post-électorale du 22 février 2013 qui devrait consacrer à l’avènement d’une république véritablement démocratique où les droits et la dignité des citoyens seraient des valeurs fondamentales.
 
Mais, bien au contraire un état de non-droit s'accentue et se banalise au fil du temps, au détriment des règles de la justice et de la constitution de notre pays.
L’état de non-droit se banalise.
Une violation de la liberté de circulation doublée d’un drame humain, Cheik Osman Hassan et sa famille empêchés de quitter le pays.
L 'ODDH est surpris que l’ex Mufti Cheik Osman Hassan Mahamoud, sa femme et son fils (atteint d'une Ectopie testiculaire, et nécessitant une opération chirurgicale) ont été interdits de quitter le territoire national le samedi 13 septembre 2014 dans la matinée pour le Yémen où l’enfant devait bénéficier d’une assistante médicale. Cette interdiction de voyager imposée au Cheik Osman et sa famille ne repose sur aucune justification légale ni sur une décision de justice.
 
Ces provocations et ces comportements hostiles à l’égard des simples citoyens, des défenseurs des droits humains, des opposants, … risquent de fragiliser la concorde nationale et la paix intérieure.
 
L’ODDH appelle au pouvoir public une fois encore :
 
A la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques, à la cessation des poursuites et des harcèlements aux citoyens et aux rétablissements à ces derniers de leurs droits bafoués;
A l’aboutissement d’un dialogue politique sincère et franc;
A la mise en place des reformes démocratiques pour poser les jalons d’un véritable État de droit.
 
L’ODDH appelle à la Communauté Internationale et à tous les citoyens Djiboutiens à œuvrer en faveur d'une société démocratique et pacifique, dans laquelle les droits humains seront respectés.
Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.
 
Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil


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