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Djibouti: Le tribalisme ou une nation démocratique


Alwihda Info | Par Kadiga Omar - 21 Août 2016 modifié le 21 Août 2016 - 12:25


il ya qu'un seul choix face à la dictature

Le tribalisme ou une nation démocratique
Depuis les élections législatives de février 2013, perdues par le régime à Djibouti, le tribalisme, le clanisme et l’extrémisme fasciste prennent des proportions alarmantes. Cela rappelle étrangement à la somalie à la fin du dictateur Siad Bareh. Une tentative de liquidation de ce dictateur a été l’élément déclencheur . La division et la haine qu’il a instaurée en somalie tuent aujourd’hui en somalie. À l’époque une partie de la population applaudissait le sanguinaire Siad Bareh et la majorité était silencieuse comme à Djibouti. Le tribalisme et le clanisme effraie la majorité des personnes éduquées à l’exception des privilégiés du régime pour qui, la ségrégation associée, leur permet de garder leurs privilèges. Les politiciens de l’opposition en peur d’en parler, les religieux pensent que c’est une fatalité et les cancres du régime vont la promotion de ce fascisme. Comment le régime fait sa promotion ? Le président a décidé de faire la répartition des postes ministériels, parlementaires et des responsables administratifs du pays que sur des critères tribaux au dépend des compétences, de la méritocratie. Chaque responsable administratif, ministre, directeur et député ne s’occupent qu’ exclusivement du clan et non des intérêts de la nation. C’est la base tribaliste d’IOG. Trouver un travail ou une promotion passe par le clan, des notables qui doivent mendier auprès du président ou de sa cour. Ce dernier a décidé d’exclure certaines groupes et de promouvoir les descendants d’autres. C’est donc lui le roi de la jungle et ses décisions seront toujours injuste. La personne qui a le mieux compris cette politique est son gendre, le plus tribaliste des ministres à Djibouti. Le clanisme, le tribalisme ont des beaux jours durant les 10 prochaines années. Ou nous mènera cette politique ? Est-ce que le tribalisme ou le clanisme, le racisme sont compatibles avec la démocratie ? Ces extrémismes sont incompatibles avec les notions de nation, de démocratie, aboutissent à la mise en place des dictateurs puis aux guerres civiles ; c’est pourquoi les européennes luttent contre le racisme à travers des lois, des associations et par les médias. Les fascismes nazies et italiens ont conduits des dictateurs, le plus sanguinaires de l’histoire. C’est aussi ce qui explique en partie la persistance des régimes dictatoriaux en Afrique. D’où vienne les répartitions tribales, claniques de notre société ? Cette répartition en tribus, en clan de la région est un phénomène récent, datant de moins de 1000 ans environ. Pour certains groupe cette répartition en tribu date du 15 ème siècle. À l’origine, elle avait pour objective la survie et la défense du territoire comme le font les animaux tels que les hyènes, les singes ou autres. L’augmentation des effectives de chaque groupe à entrainer des guerres avec des individus des autres groupes. Les haines tribales se sont développées avec le temps. Les esclavagistes et les colons ont profités de ces divisions pour exploiter les africains. Les dictateurs s’en servent pour étouffer les révolutions ou insurrections populaires. Les dictateurs le plus sanguinaires, en Afrique, maltraitent des peuples très divisés. Ce regroupement en clan, en tribu est le choix des hommes, n’est pas religieux en aucun cas. Ces hommes ont décidé de faire des lignages par le père et non la mère à partir d’un ancêtre récent et non de l’ancêtre le plus ancien. La science a démontré que le racisme n’a pas de fondement scientifique, le clanisme ou tribalisme n’ a pas aucun argument. Scientifiquement ces regroupement sont n’ont pas de base. Le sang qui coule dans le sang de chacun d’entre nous vient de nos mères à plus de 60%. La cellule œuf, à l’origine de chaque individu vient de la mère aussi, le père n’apporte que 23 chromosomes. Les mariages entre des personnes de tribus ou d’ethnies différentes très courants à Djibouti a permis l’homogénéisation génétique. Nous avons les mêmes gènes et chaque personne est unique. Le tribalisme, clanisme n’a aucune base scientifique mais c’est une stratégie pour la dictature de survivre. La supériorité de certains clan ou ethnie clamé par le suprématiste Djama télé n’a aucun fondement scientifique. Ce type a établis un classement selon les dires de ces collaborateurs actuels et anciens et de ses proches. Pour lui la population djiboutienne est constitué de 4 groupes : ses ennemies( les afars), les étrangers, les ouvriers issa et les nobles (ses proches et les membres de sa belle-famille). Face à ce type d’individu, le silence constitue un suicide, il sera le prochain président selon le souhait du dictateur. Il a d’ailleurs nommé les membres du gouvernement en contradiction avec la constitution djiboutienne. Ces nouveaux ministres ont un seul rôle : réunir les membres de leur clan derrière ce ministre fasciste. Ce fascisme est une arme de destruction massive de la nation, du patriotisme, du développement du pays. Imaginons nos enfants diplômés, au chômage car ils ne sont pas du bon clan. Tous les efforts financiers, physiques et les sacrifices consentis pour l’éducation de nos enfants, frères et sœurs seront inutiles. Il y a aujourd’hui des centaines voire des milliers des jeunes diplômés au chômage en raison du tribalisme ou clanisme. Il faut combattre le tribalisme et le racisme par tout le moyen. Il faut dénoncer les actes tribalistes, racistes de chaque membre du gouvernement, du dictateur, des directeurs, des administrateurs de ce pays. Si la population djiboutienne était unie et réactive, il n’aurait pas les massacres d’Arhiba, de quartier 5, de Bouldougho et l’humiliation au quotidienne des djiboutiennes (coupures répétées de courant, l’absence d’eau potable, le chômage, la pauvreté endémique et les tracasseries administratives des responsables corrompus). Les séances de khat dans les mabrazes claniques participent à l’extrémisme clanique et au tribalisme. Pour combattre le tribalisme et le clanisme, il faut mener plusieurs batailles. Il faut d’abord lutter contre le khat. Chaque djiboutien doit décider d’arrêter le khat de manière radicale. La prise de conscience va ensuite se mettre en route. Les religieux et les politiciens de l’opposition doivent être à la pointe de ce combat. Aucun homme politique de l’opposition ne peut gagner par le tribalisme, seul la dictature a intérêt de la division tribale et clanique du pays. Lors de chaque élection il fait des promesses, donne des miettes à des chefs de clan ou des tribus. Les internautes djiboutiens doivent transmettre des publications anti tribalisme, anti-clanisme. Les rares journalistes djiboutiens en activités doivent laisser une page par semaine pour la lutte contre le tribalisme. Il faudrait créer un site de sauver le pays contre le tribalisme, contre le racisme, contre le clanisme. Il faut créer un débat d’idées libres, démocratiques à travers ce site et nous allons démontrer que le tribalisme est un fascisme qui nous mènera à notre perte. Le patriotisme, la démocratie, la nation gagneront de ce combat. Rester silencieux par peur ou ignorer ce virus est suicidaire. Il faut le combattre. Le réveil de la population djiboutienne doit passer le combat contre le tribalisme. Imaginons que plus de 500000 internautes diffuse des messages anti-tribalistes par semaine. Nous pouvons mettre des pétitions et dégageront les meilleures armes pour lutter contre cette maladie.


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