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AFRIQUE

Djibouti - Mutinerie au sein des Forces Armées


Alwihda Info | Par Huno Djibouti - 17 Juin 2014 modifié le 17 Juin 2014 - 21:58


Djibouti - Mutinerie au sein des Forces Armées
Nous avons appris par des sources fiables que les forces armées Djibouti du camp "Mariama" qui sert à former les nouvelles recrues dans le sud du pays, près de la ville de Wéa, a été le théâtre depuis hier soir de mutinerie et de désobéissance des soldats.
 
Parmi les mutins figurent des nouveaux engagés qui viennent de rejoindre les forces armées.
 
On constate une grande colère des militaires et de fractionnements dans les rangs de l'armée qui se plaignent du goulot d'étranglement.
 
Des éléments de l’armée ont pointé leurs armes contre leurs camarades. Cette attitude a déstabilisé le courtier des forces armées, le général Zakaria Cheikh Ibrahim. Pris dans un état de panique et de désarroi, ce dernier s’est rendu brusquement au camp de transit "Nagad" à minuit passé pour demander l'intervention de la Police.
 
Selon des sources proches de l'armée, les raisons cette mutinerie et de désobéissance sont diverses :
 
1 – Le Non-paiement des soldes, des pensions et des cotisations financières des recrues, alors que cela fait déjà un temps qu’ils ont rejoint les forces armées. Il est avéré également que l’argent est sorti du Trésor de l’État, mais n'a jamais atteint sa destination.
 
2 – La frustration extrême des soldats : ils découvrent qu’ils ont échappés de l'enfer du chômage, mais ils sont vite tombés dans les havres de l'exploitation et de l'instrumentalisation personnelle. Ils ont constaté des promesses sans lendemain alors qu’ils croyaient servir le pays. Réellement, ils ont compris qu'ils servaient des individus.
 
3 – Les mauvaises conditions de vie des forces armées Djiboutiennes en Somalie, où ils se sont pris entre le marteau du mouvement terroriste et l’enclume de la négligence et de l'exploitation de la dictature. Beaucoup parmi les jeunes envoyés en Somalie se sont blessés et d’autres sont devenus des malades mentaux. Certains se sont résignés et découragés car ils ne sont pas autorisés à revenir à leurs familles, en dépit de l'expiration du délai prescrivant la fin leur service.
 
Selon nos dernières informations, les mutins du Bataillon HILL 2 refusent catégorique de partir en Somalie dans le cadre de la mission AMISOM.
 
Début avril, le Colonel ABDOULJABAR HASSAN IBRAHIM avait été suspendu pour avoir à juste titre réclamé les équipements octroyés par ‪l'US‬ ‪‎Army‬ pour la projection de son Bataillon en Somalie. En effet, celui-ci refusa de prendre en compte du matériel de très basse qualité en provenance de la CHINE et du YÉMEN, estimant que ses matériels pouvant mettre en danger la vie des ses hommes face aux feux des Al-Shabaab !
 
« Messieurs les généraux, je ne suis pas de ces colonels qui acceptent de sacrifier la vie de ses hommes pour vous faire plaisir », c'est avec ces mots que le colonel ABDOULJABAR quitta la salle de réunion.
 
Ce saint-cyrien, haut de ses 2 mètres, imposant de part sa carrure et son sens du devoir est un ancien commando parachutiste, réputé pour son savoir-faire tactique et surtout accepté par ses subordonnées pour son leadership inégalé dans un état major ou des faux colonels sont récompensés pour leur docilité à exécuter les ordres les plus suicidaires, mettant en danger leurs hommes.
 
« Je gagne mes batailles avec le rêve de mes soldats » [Napoléon Bonaparte].
 
Cependant, un soldat privée de soldes et d'équipement fiables, serait-il capable de se faire un rêve ?
 
Et sans ce rêve, nos bataillons de HILL 1 et 2 seront-ils capables de gagner cette guerre contre les extrémistes Al-Shabaab ?



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