Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
ACTUALITES

Djibouti/Népotisme: Haibado Ismail Omar, fille cadette du couple présidentiel et vice-présidente de la dictature familiale


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 31 Décembre 2016 modifié le 31 Décembre 2016 - 00:20


Jamais deux sans trois. Après avoir présenté deux de trois enfants du couple présidentiel de Djibouti, la brute et aînée de la famille, Fatouma-awo Ismail (épouse du gaou gigolo ivoirien Tommy Tayoro), et le dauphin dépressif et benjamin de Haramous, Aînaché Ismail, nous avons gardé pour la fin celle qui est considérée comme la plus dangereuse de la fratrie. Haibado Ismail Omar, c'est son nom, est la fille cadette d'Ismail Omar Guelleh et de Khadra Mahamoud Haid.
Née en 1984, Haibado a fait ses études primaires et secondaires à Djibouti. Lorsqu'elle obtient le baccalauréat, elle part en France pour poursuivre son cursus universitaire. Plus précisément à l'American University of Paris, une université privée située dans le 7ème arrondissement de la capitale française. Dans cette université américaine, il faut savoir que « les classes se composent d'une quinzaine d'étudiants suivis individuellement dans leur parcours, aidés dans leur recherche de stage et leur candidature dans les cycles supérieurs des meilleures universités internationales ». Une université élitiste qui n'est pas à la portée de toutes les bourses. Elle y décroche un bachelor d'économie en mai 2007. Après son cursus parisien, ses parents l'inscrivent à grands frais à la prestigieuse université new-yorkaise, la « Colombia University ». Haibado quitte donc Paris pour New-york. Elle étudiera dans cette université privée durant trois ans et ses frais de scolarité se chiffreront à près de 2 millions de dollars (environ 400 000 000 de nos francs). Une somme affolante sûrement puisée dans les caisses de l'état. Une petite fortune qui aurait dû être utilisée à des fins plus utiles, les besoins ne manquent pas dans notre pays où la majorité de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. Entre la scolarité de leur fille cadette et le bien être du peuple de Djibouti, le choix est vite fait pour le couple présidentiel. Et c'est Haibado. Le peuple ? Il peut continuer à croupir dans la misère.
En mai 2010, Haibado Ismail décroche enfin son master d'économie. Selon la lettre de l'océan indien n°1285 du 15/05/2010, le couple présidentiel s'est déplacé à New-york, à bord du Boeing 727 de la république, pour assister à la cérémonie de la remise du diplôme de leur fille Haibado. Un déplacement qui a coûté très cher. Rien que pour le seul carburant de l'avion affrété, la facture s'élève à 650 000 euros. Décidément, les études de cette gamine mettent à mal les maigres finances de l'état. Après l'obtention de son diplôme, elle rentre au pays. Haibado est tout de suite recrutée par son père qui la nomme, par décret du 22 août 2010, conseillère technique de la présidence pour les affaires économiques. Un poste prestigieux. L'un des grades les plus élevés de la fonction publique. Sans aucune expérience, Haibado bénéficie d'une promotion express. Un fait de la reine-mère, explique-t-on en haut lieu. C'est ainsi que la fille cadette devient, moins de deux mois après avoir quitté les bancs de l’université, la numéro deux du régime de Guelleh. Dès sa prise de fonction, elle endosse le costume de chefaillon et commence à dicter ses desideratas à tout le monde. Les ministres, les grands commis de l'état comme les pontes du régime, tous se voient obliger de prêter allégeance à la nouvelle vice-présidente Haibado. Quand Ismail Houssein Tani, cousin du tyran IOG et secrétaire général de la présidence, a émis des réserves quant au pouvoir grandissant de la petite, il a tout simplement été limogé sans ménagement. Avec l'aide de sa mère, elle a réussi à déloger l'inamovible cacique du pouvoir en place, Tani. Un exploit. Surtout un message clair adressé à la nomenclature : l'allégeance ou la disgrâce, voilà le choix du captif du pouvoir en place. Pour ne pas subir l'ire et les foudres de la vice-présidente de la dictature familiale, il va de soi que le captif va préférer courber l'échine et prêter allégeance à celle qui est adoubée par le couple présidentiel. Quitte à passer sous les fourches caudines de la vice-présidente. Triste réalité d'une tyrannie d'un autre temps où les progénitures font la loi et sèment la terreur.
Maritalement parlant, Haibado a convolé en justes noces avec un certain Djama Elmi Okieh aka Djama vietnam (actuel ministre de la santé du gouvernement de Guelleh), en juillet 2014. Un mariage arrangé par ses parents (lire notre article sur les dessous de ce mariage visible sur cette page). Haibado/Djama, un couple ? Non, plutôt une association de malfaiteurs. Et c'est Haibado qui porte la culotte dans ce tandem.
Un proverbe somali dit « Awr awr wado iyo nin naagi waddo midna kaama leexdaan». Toutes les frasques du gendre sans gêne sont en réalité encouragées pour ne pas dire téléguidées par Haibado. C'est cette dernière qui tire en sous main les ficelles. Djama vietnam n'est qu'un petit agitateur, un voyou de petite envergure. Le roquet de la vice-présidente.
Haibado Ismail n'est pas seulement la marionnettiste de son époux Djama vietnam, elle est aussi celle qui manœuvre tout depuis les coulisses du palais présidentiel. Actuellement, l'homme fort du pays porte un nom : il s'appelle Haibado Ismail Omar. Si auparavant elle agissait tapis dans l'ombre, Haibado ne dissimule plus sa boulimie du pouvoir et sa toute-puissance. En peu de temps, elle s’est constituée une petite cour d’obligés, tous dévoués à elle. Haibado en a réussi à placer les plus fidèles à des postes stratégiques de l’administration du pays. Preuve de son influence et de sa mainmise sur les affaires du pays, la plupart des postes dans la haute administration sont occupés par ses protégés. En outre, c’est elle qui nomme et démet les caciques du pouvoir en place : ministricules, hauts fonctionnaires ou autres conseillers techniques. Dernière illustration en date, le renouvellement de la clientèle ministérielle du régime de son père. Lors du dernier remaniement ministériel de mai 2016, elle a remplacé pas moins de dix ministricules par ses obligés, jeunes pour la plupart. Force est d'admettre que la jeune Haibado a une influence indéniable auprès de son père qui lui a laissé toute latitude de gouverner selon son bon vouloir. Le plus souvent arbitrairement. Elle jouit d'ailleurs sans modération de la bride que ses parents lui ont mise sur le cou. Par exemple, il lui arrive de sanctionner en un claquement de doigts quiconque qui dévierait de la politique qu'elle a tracée ou qui ne se conformerait pas à ses oukases. Elle se montre aussi très cassante à l'endroit de ses propres obligés, notamment en les humiliant publiquement. Un tyranneau.
Haibado s'est en effet forgée une réputation de Khadra Haid bis, une femme forte et machiavélique qui aurait un réel pouvoir de nuisance. C'est hélas la stricte vérité. Aussi, elle est persuadée qu'elle est supérieure au commun des mortels, ses sujets djiboutiens. Elle se prend de plus en plus comme une sorte d'élue. Élue par qui ? Allez savoir. Une remarque s'impose : l'on a l'impression que la princesse de Haramous ait contracté la maladie de sa mère, le syndrome d' Hubris ou la maladie du pouvoir. Un syndrome qui se caractérise par une « perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l’emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir ». Haibado, une Qabyo bis. Ne dit-on pas telle mère telle fille. Nul doute que la fille cadette du couple présidentiel ait développé cette maladie mentale. Nous lui conseillons de méditer sur ces propos du philosophe Pascal : « Surtout ne vous méconnaissez pas vous-même en croyant que votre être a quelque chose de plus élevé que celui des autres […] Car tous les emportements, toute la violence, et toute la vanité des Grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont ».
Autre particularité de Haibado : son goût immodéré pour le « Casho ». En effet, elle a non seulement mis son nez dans les affaires politiques mais aussi dans les caisses de l’état. Outre son côté « qabyo » (orgueil démesuré) et sa boulimie de pouvoir, le plus inquiétant est sa kleptomanie notoire doublée d'un affairisme rampant. Pas un secteur n’échappe à cette femme avide et cupide. Son appétit démesuré pour les sonnants et trébuchants, mal acquis, est de notoriété publique. A l'instar de sa mère, Haibado aime l'argent. Cette pique-assiette symbolise l’appétit de luxe, la soif du plaisir et l’esprit de lucre de cette petite caste de sangsues qui trustent les sommets de l'état.
Plus d'une fois, Haibado a décaissé des sommes énormes, en liquide, auprès de la Banque Centrale de Djibouti (une entité dirigée par son oncle maternel, un certain Ahmed Osman Ali). Ne l'a-t-on pas affublé du titre de la « princesse du vol des deniers publics » (celui de la reine étant dévolu depuis toujours à l'experte, sa mère Khadra Haid), en raison de sa propension à détourner sans vergogne l'argent des contribuables djiboutiens.
La fille cadette du couple de Haramous ne pique pas seulement l'argent public mais aussi celui du privé. Par le biais du racket. Tout commerçant un tant soit peu riche est obligé de casquer, en payant une dîme à la vice-présidente de Haramous, la cupide Haibado. Sinon, son commerce risque d'en pâtir. Autre source de rapine : elle détiendrait également des parts non négligeables dans la plupart des entreprises florissantes et les grosses sociétés du pays. Bienvenue au royaume de la kleptocratie familiale des Guelleh !
A suivre : les frasques immobilières de la vice-présidente de la dictature familiale, Haibado Ismail Omar.