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AFRIQUE

Djibouti : Un plan de sortie de crise, pour que notre pays renaisse de ses cendres


Alwihda Info | Par Huno Djibouti - 29 Juillet 2014 modifié le 29 Juillet 2014 - 09:23


Djibouti : Un plan de sortie de crise, pour que notre pays renaisse de ses cendres
Lors de ses vœux au peuple djiboutien, ce 28 Juillet 2014, jour de fête musulmane de la Aïd-El-Fitr, marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan, qui est également un moment de réconciliation pour les musulmans, le président de la coalition de l'opposition Union pour le Salut National - USN, Ahmed Youssouf Houmed a annoncé "la reprise officieuse du dialogue entre l’USN et le Gouvernement", dans laquelle s’inscrit la rencontre de Monsieur Ismaël Guedi Hared avec le président de la République, afin de sortir le pays de la crise politique post-électorale du 22 février 2013" qui a imposé un lourd tribut à l'économie et à la population, en particulier sur les couches les plus vulnérables.
 
L’économie est au point mort. La pauvreté a augmenté de façon alarmante et les indicateurs sociaux-économiques se sont dégradés et ont mis un frein aux progrès vers les défis de longue durée. Elle a surtout dégradée une situation droits et les libertés fondamentales qui étaient déjà dramatique.
 
En effet, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées. Depuis lors, harcèlements, répressions, détentions arbitraires et procès de la honte se succèdent à Djibouti contre des opposants politiques, des militants, des journalistes indépendants, des syndicalistes, des défenseurs des droits de l’Homme. En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation extrêmement dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture et de l’assassinat à Djibouti.
 
A cette instabilité intérieure s'ajoute, une chaotique instabilité régionale (terrorisme) qui a sérieusement dégradée la situation sécuritaire du pays (24 mai 2014 : attentat au restaurant la Chaumière) depuis l'envoi d'un bataillon djiboutien pour lutter contre les Shebaab et rétablir la sécurité en Somalie.
 
Le président de la coalition de l'opposition, ajoute que "le président Guelleh a renouvelé à cette occasion son engagement à conclure dans les meilleurs délais un accord de sortie de crise avec l’USN. De cette parole présidentielle, l’USN prend bonne note et réitère à son tour sa volonté ferme d’aboutir à un accord politique" et conclu par ces mots : "puisse le prochain Ramadan nous trouver réconciliés et engagés dans l’édification d’un avenir digne."
 
L’enlisement dans la crise se traduira inévitablement par une dégradation de la situation, avec des impacts sévères à court, moyen et long terme. Cette situation de nation failli, ne laisse donc pas d'autre perspective que la reprise de réel et sincère plan de sortie de crise.
 
Pour ce faire, le chef de l’état djiboutien, doit opter sincèrement et de façon claire pour une rupture radicale avec les dérives autocratiques et de mauvaise gouvernance, en acceptant la mise en œuvre sans délai des mesures préliminaires nécessaires pour le retour de la confiance entre les différents acteurs sociopolitiques d'une part, et d'autre part entre le peuple et les gouvernants. 
 
Les mesures préliminaires :
 
• Arrêt immédiat de toutes les formes de violences et de voies de fait sur les populations, respect scrupuleux des droits constitutionnels de manifester et se conformer aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.
 
• Libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques emprisonnés avant et après la crise politique post-électorale du 22 février 2013.
 
• La réouverture "immédiate" et "sans condition" des ONG illégalement fermées.
 
• Organisation avant la fin 2014 d'une rencontre à Djibouti entre le pouvoir et l'Union pour le Salut National - USN, les organisations de défenses des droits humains, la société civile et de la diaspora sous la facilitation du G6 (groupe des ambassadeurs de l'UA, de la France, de l'Allemagne, des USA, de l'UE, et du PNUD).
• Adoption d'une feuille de route de sortie de crise.
 
L'ampleur de cette crise et la détresse des populations requiert de part et d'autre, des acteurs sociopolitiques avec du courage politique pour se dépasser afin d'ouvrir sans délai le chemin de l'espérance pour que notre pays renaisse de ses cendres.
 
Liberté‬, ‪Démocratie‬, ‪‎Justice‬, ‪‎Paix‬ et ‪‎Prospérité‬ pour Djibouti et son ‪Peuple‬.


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