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AFRIQUE

Djibouti contre Boreh : La Cour d'appel d'Angleterre met fin à l'inacceptable «saga judiciaire».


Alwihda Info | Par Huno Djibouti - 24 Juin 2016 modifié le 24 Juin 2016 - 08:56

Vendredi 17 Juin 2016, la Cour d'appel d'Angleterre a refusé à la République de Djibouti l'autorisation d'interjeter appel du jugement de la haute cour de Londres en date du 23 Mars 2016, et qui rendit un verdict de non-culpabilité à Abdourahman Boreh, l'homme d'affaires et opposant originaire de Djibouti. Ce qui mit un terme à huit années de saga judiciaire.


Djibouti contre Boreh : La Cour d'appel d'Angleterre met fin à l'inacceptable «saga judiciaire». Vendredi 17 Juin 2016, la Cour d'appel d'Angleterre a refusé à la République de Djibouti l'autorisation d'interjeter appel du jugement de la haute cour de Londres en date du 2 Mars 2016, et qui rendit un verdict de non-culpabilité à Abdourahman Boreh, l'homme d'affaires et opposant originaire de Djibouti. Ce qui mit un terme à huit années de saga judiciaire. D'abord accusé par le régime djiboutien de corruption, pour avoir détourné des millions de dollars destinés à la construction du terminal de Doraleh (sud de Djibouti-ville), il sera par la suite accusé d'avoir participé à l'organisation d'un attentat à la grenade dans un magasin de Djibouti en mars 2009. Cette seconde accusations sera une véritable humiliation pour. Peter Gray, avocat associé au sein du cabinet Gibson Dunn a reconnu devant la Haute cour britannique que les documents incriminant Abdourahman Boreh ont été falsifiés. Très remonté, le 2 Mars 2016, suite à une audience de dix semaines, le juge Julian Martin Flaux de la Haute Cour d'Angleterre rendit son jugement en révoquant toutes les accusations engagées par le gouvernement Guelleh contre M. Boreh.  Ce jugement conforta les dires de M. Boreh qui avait soutenu tout au long de son procès - que les accusations à son encontre étaient sans fondement et qu'il s'agissait d'une persécution malveillante contre lui, sa famille et des associés d'affaires, et qu'il s'agissait d'une manoeuvre du Président Guelleh, visant à "l'écarter de la vie politique djiboutienne". En rejetant les revendications du gouvernement Guelleh, le juge Julian Martin Flaux décrit M. Boreh comme "un patriote ... [qui] ... a un fort désir d'améliorer son pays, et est à juste titre fier de ce qu'il a réalisé à Doraleh à travers le partenariat avec Dubaï ". Il a poursuivi en disant que "M. Boreh n'est pas du genre à prendre des pots de vin pour vendre son propre pays". Après l'audience du 17 Juin 2016, M. Boreh déclara que "cette saga judiciaire avait laissé des séquelles inimaginables sur ma famille et a gravement endommagé ma réputation d'homme d'affaires". Il a par ailleurs rajouté qu'il était "ironique que ces graves allégations de corruption aient été portées contre moi par un régime, classé comme l'un des pires pays au monde en matière de corruption, par les ONG indépendantes, par l'US State Department et par le FMI. Je suis persécuté simplement parce que j'osé remettre en question la décision arbitraire du Président Guelleh de vouloir modifier la Constitution afin de rester au pouvoir. Il est également regrettable que la vendetta personnelle menée contre moi par monsieur Guelleh ait conduit à la perte de millions de dollars qui auraient pu être utilisés pour soulager la misère du peuple djiboutien. Je voudrais exprimer ma sincère gratitude au système judiciaire britannique, qui mérite amplement sa réputation de bastion de la justice. Ma famille et moi, allons donc pouvoir vivre normalement."


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