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POINT DE VUE

Dologuélé : « le but ultime de la politique est d’améliorer le quotidien des gens ».


Alwihda Info | Par Lionel TONNET TOUABOY - 21 Janvier 2016 modifié le 22 Janvier 2016 - 12:04

Anicet Georges Dologuélé n’a cessé de le martelé au sein des instances de son parti et au cours de sa campagne auprès des populations tant à Bangui qu’en province : « le but de notre action doit être au final d’améliorer les conditions de vie de nos compatriotes. » Un exemple de son programme l’illustre parfaitement : il veut améliorer l’accès à l’eau potable des Centrafricains dans les zones urbains et rurales. Car nous autres Centrafricains sommes une fois de plus victimes d’une injustice flagrante : alors que le pays dispose d’immenses ressources en eau, la majorité de la population n’a aujourd’hui pas accès à l’eau potable. « L’eau, c’est la vie » et Anicet Georges Dologuélé le sait. Il a décidé de mettre fin à cette situation inacceptable pour le améliorer le quotidien de nos frères et sœurs.


Le Centrafrique est fort d’un riche réseau hydrographique principalement constitué de deux bassins. Au niveau du bassin du Chari, les eaux sont drainées vers le nord en direction du lac Tchad. Les eaux du bassin oubanguien sont drainées vers le sud en direction de la mer. Ces deux bassins constituent de véritables châteaux d’eau. La RCA dispose ainsi d’un immense potentiel en ressources renouvelables internes composé d’eaux de surface (47 milliards de m3/an) et d’eaux souterraines (35 milliards de m3/an).

En dépit de ce potentiel immense en ressources hydriques, le taux de satisfaction des besoins en eau potable en République Centrafricaine est aujourd’hui le plus faible d’Afrique. Le taux d’accès à l’eau potable est estimé à 27 % en milieu urbain et 31 % en milieu rural selon la Banque africaine de Développement. C’est donc aujourd’hui près de 70 % de la population Centrafricaine qui n’a aujourd’hui pas accès à l’eau potable… Cette part de la population s’approvisionne en eau d’origine diverse : rivière, sources (non aménagées), puits privés ou publics non équipés, eaux de pluie.

La situation socio-économique et conflictuelle de ces dernières années n’a pas épargné ce secteur se rajoutant aux contraintes du secteur institutionnelles et organisationnelles, aux ressources humaines sont insuffisantes, aux infrastructures vieillissantes enregistrant des pertes techniques importantes et incapables de répondre à un demande grandissante. La presse centrafricaine se fait régulièrement l’écho des queues interminables qui se forment du matin au soir devant les fontaines publiques à Bangui ou dans les grands centres urbains et il est désormais fréquent de croiser femmes, hommes et enfants se bousculant aux pompes et y passant des heures entières afin de se ravitailler en eau potable. Ces difficultés sont préoccupantes non seulement pour d’évidentes questions de santé publique mais aussi pour le bon fonctionnement de l’économie centrafricaine. En effet, les difficultés à exploiter durablement et efficacement les ressources en eau regroupe affectent aussi l’agriculture, l’élevage, la navigation, l’hydroélectricité et l’industrie soit l’ensemble de l’économie centrafricaine.

Fort de ce constat, le candidat arrivé en tête au premier tour des élections présidentielles en Centrafrique A. G. Dologuélé a réfléchi avec un groupe de jeunes cadres de son parti l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) avec des spécialistes du secteur sur la question suivante :

Comment la République Centrafricaine peut–elle tirer les bénéfices de ses atouts hydrographiques indéniables et les mettre à profit de sa population et de son économie ?

Anicet Georges Dologuélé souhaite clairement moderniser les infrastructures en Alimentation en Eau Potable en Centrafrique, pour les adapter aux besoins de la population, tant dans les centres urbains que dans les zones rurales. Pour cela, il est conscient qu’il faut restructurer et redynamiser la SODECA et renforcer les capacités financières des institutions de ce secteur trop souvent négligé par les gouvernements précédents. Le plus remarquable est certainement la volonté de Dologuélé réaliser des investissements dans la formation professionnelle afin de disposer de ressources humaines compétentes car notre pays est vaste et le personnel qualifié bien trop peu nombreux aujourd’hui ne serait-ce que pour maintenir en état et faire fonctionner les équipements existants. Dans le cadre d’une urbanisation maîtrisée, le candidat Dologuélé souhaite densifier les réseaux de distribution d'eau potable dans les quartiers urbanisés, sur la base d’un schéma directeur et veiller à la qualité de l’eau desservie via une agence de contrôle indépendante qui effectuera des contrôles périodiques. Enfin, des bornes fontaines seront construites dans l’optique d’atteindre un ratio de 500 habitants par ouvrage. Dans les zones rurales, des forages motorisés à énergie solaire et/ou autres sources d’énergie, des mini-systèmes et des postes d’eau autonomes seront mis à disposition des populations.

Toutes ces mesures précises et rapidement applicables permettent au citoyen d’entrevoir la possibilité d’avoir demain un accès à l’eau potable facilité. Ce programme une fois réalisé sera pour nous autres Centrafricains la fin à cette injustice flagrante entre des ressources immenses qui une fois de plus en RCA n’ont pu bénéficier jusqu’ici à la majorité d’entre nous. Avançons tous avec A. G. Dologuélé pour l’accès à l’eau potable pour tous et la reconstruction de notre beau pays.


Lionel TONNET TOUABOY
Doctorant en sciences de gestion