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AFRIQUE

Economie verte et rse en afrique


Alwihda Info | Par - 18 Mai 2012 modifié le 18 Mai 2012 - 12:21

Le Ministre a raison de rappeler que l’Afrique possède la superficie de gestion durable des forêts la plus importante au monde et de préciser le potentiel du continent pour la production d’énergie par la co-génération.



L’objectif principal de la deuxième édition du forum international des pionniers de la RSE et de la croissance verte inclusive en Afrique que la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et l’Institut Afrique RSE organisent le 21 et 22 novembre à Tunis est la co-construction par l’Afrique et pour l’Afrique d’une RSE et d’une croissance verte inclusive adaptées au contexte africain. Il s’agit notamment d’impulser un partenariat renforcé entre gouvernements, collectivités territoriales, secteur privé, milieu académique, syndicats et ONG sur l’économie responsable en Afrique.

Mardi dernier, le débat du jour sur Radio France Internationale était consacré à l’économie verte en Afrique. Ce fut un immense plaisir de participer à cette émission avec Messieurs Henri Djombo, Ministre congolais du Développement Durable, de l’Economie Forestière et de l’Environnement et Jean-Pierre Imélé, DG de Biotropical.
Le Ministre a raison de rappeler que l’Afrique possède la superficie de gestion durable des forêts la plus importante au monde et de préciser le potentiel du continent pour la production d’énergie par la co-génération. Mais il est regrettable de constater que l’abondance des déchets de bois contraste avec la rareté de grands projets industriels de co-génération en Afrique.
Par ailleurs, l’arbre de l’économie forestière ne doit pas cacher la forêt des opportunités offertes par la croissance verte et inclusive dans le domaine de l’agriculture, des déchets, de l’assainissement, du transport, de l’écologie industrielle, des biens et services environnementaux, de l’économie bas carbone, du BTP et des énergies renouvelables.
Nous regrettons aussi que contrairement à l’Afrique du Nord et du Sud, l’Afrique Centrale soit encore à la traîne pour les politiques publiques globales, transversales et ambitieuses de croissance verte. Saluons, cependant l’initiative Gabon vert, Gabon industriel et Gabon des services qui structurent le programme politique « Gabon Emergent » du Président Bongo.
Une autre bonne nouvelle est la multiplication des forums et séminaires sur l’économie verte en Afrique. Dakar et Brazzaville ont accueilli cette semaine des rencontres de haut niveau sur cette thématique. Sous l’impulsion de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), il y aura bientôt une nouvelle dynamique de croissance verte dans cette sous-région avec le soutien de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) grâce à la création d’un fonds vert. Cette initiative rejoint celle de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui a créé le fonds vert pour l’Afrique. Tout ceci va dans le bon sens.
Mais les banquiers et les investisseurs que nous rencontrons souvent attendent des projets de green business bien ficelés. Il y a donc urgence de former fonctionnaires des administrations, cadres des collectivités territoriales et dirigeants d’entreprises dans la structuration et le montage d’éco-projets bancables.
Voilà aussi l’une des questions centrales qui sera abordée à Tunis.

Par Thierry Téné - Inst itut Afrique RSE
envoyé à Alwihda par mail pour publication
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Erratum : pour la mise en place de son plan d’actions pour l’agriculture biologique, l’Afrique a besoin de 44 millions d’euros et non de FCFA comme mentionné par nos soins lors de l’émission.



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