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POINT DE VUE

Elections française de 2011 : La déclaration de strasbourg


Alwihda Info | Par - 25 Septembre 2011 modifié le 25 Septembre 2011 - 20:16


ELECTIONS FRANCAISES DE 2011 : LA DECLARATION DE STRASBOURG   LA DIVERSITE A GAUCHE   La participation de la diversité au débat politique en France, est un grand moment de réflexion et de rassemblement qui permet d’être acteurs de toutes les décisions, c’est un grand moment de lutte pour l’égalité des droits pour tous. Le débat actuel concerne des questions aussi importantes que : - La diversité en politique - Les problèmes d’immigration - L’islam - Les banlieues difficiles - La sécurité - La discrimination Le Parti Socialiste français donne aux citoyennes et aux citoyens un droit nouveau en organisant avec les partis qui voudront s’y associer, les premières primaires ouvertes pour désigner leur candidate ou candidat à la présidentielle 2012. Depuis 30 ans que je vis en France, à chaque élection présidentielle les sujets principaux sont l’immigration et la sécurité. Les immigrés, les banlieues difficiles, les étrangers sont systématiquement stigmatisés. Maintenant nous disons non ça suffit !  Nous devons réfléchir à la mise en place au niveau local et national d’une structure associant le plus grand nombre de ressortissants Africains et de sympathisants autour de la défense des intérêts matériels et moraux d’une communauté aux origines diverses stigmatisées par les dernières prises de position « Sarkosystes » directement inspirées du programme raciste et xénophobe du Front National. Or sans une prise de conscience rapide de l’ensemble des Africains et , au-delà des étrangers, sur la précarité accrue de leurs conditions de vie et sur la limitation drastique de leur droits à vivre dans l’égalité républicaine tant vantée par la France, nous courons tous et toutes le risque de voir nos droits de plus en plus bafoués par le gouvernement. En effet, les autorités de ce pays sont décidées à faire à court terme la chasse à l’immigré, dans le droit fil du phantasme politique de « l’immigration zéro » visant à la reconduction systématique des étrangers en situation dite irrégulière ou supposée comme telle.   Cette dégradation de nos conditions de vie de représentativité dans l’espace social et politique Français doit donc nous amener à réagir par tous les moyens légaux et politiques que nous donnent nos droits. A ce sujet, vous n’êtes pas sans ignorer qu’une bonne partie des Africains ont acquis la nationalité, soit par filiation, soit par le mariage, soit par la naissance sur le sol Français pour les plus jeunes, soit par intégration ou naturalisation classique. Cet état de fait nous confère en principe des droits et des obligations à égalité parfaite avec les citoyens de ce pays «  défenseurs des droits de l’Homme » si l’on en croit les déclarations officielles ressassées en toutes occasions par les dirigeants de différents partis politiques, par les média, et par les dignes représentants de la société civile (intellectuels, penseurs, artistes, etc …)   Fort de ce constat, il nous appartient de prendre au mot les tenants de l’égalité républicaine pour réclamer enfin notre part au sein de la république. Nous devons réagir ensemble, toutes origines confondues, pour ne plus être ces citoyens de seconde zone, obligés de raser les murs et de supporter jusqu’à la nausée conduisant à la perte de nos identités respectives, la somme de discriminations arbitraires et le plus souvent impunies qui nous touchent durement, nous et nos enfants, à travers le logement, la santé, l’emploi, le milieu scolaire, celui de la formation par l’apprentissage.   Nos parents et grands-parents ont déjà eu à souffrir parfois au prix de leur vie, cette recherche d’une vie meilleure au contact de la république, ancienne puissance colonisatrice dans les conditions désastreuses que nous connaissons tous et qu’il n’est pas besoin de rappeler ici à une exception près : celle de centaines de millier de tirailleurs Africains venus de force défendre le Drapeau Français au cours des deux dernières guerres mondiales, quand ils ne servaient pas d’agents de basse œuvre dans les guerres d’indépendance coloniale en Indochine, à Madagascar et Algérie… Pour ces participations actives nous savons tous quel sort fut réservé à ses soldats : refus à ce jour encore, de revaloriser pour tous leurs pensions militaires, pour d’autres une revalorisation tardive, dans le mépris total de leurs sacrifices ; le prix du sang ne leur a même pas ouvert les droits les plus élémentaires liés à leur statut d’anciens combattants.   Nous devons tous prendre conscience de la nécessité de dépasser les clivages et la pluralité de nos origines (une richesse plus qu’un frein), pour asseoir enfin une organisation digne de ce nom, pour peser enfin d’un poids certain sur la vie politique dans ce pays, aux côtés des forces de progrès qui œuvrent dans le même sens.   Que faire en tant qu’Africains de nationalité Française, appelés à jouer pleinement notre rôle citoyens, pour tendre la main à nos frères non encore naturalisés, tout en défendant nos droits républicains légitimes, en refusant le principe de la discrimination positive, en refusant aussi les sirènes du repli communautariste, dernière les pierres des ghettos ethniques que nous promettent Sarkosy et ses sbires, faute d’imaginations et pour caresser dans le sens du poil les électeurs  Front National ?   « Personne, mais alors là  personne ne peut nous défendre mieux que nous-mêmes, nous détenons tous le même pouvoir de changer le monde où nous vivons, le droit de vote !    ALORS DEFENDONS NOUS   Je vous remercie de votre attention   Madame Hassatou Mastou Diallo ​​Strasbourg 2011 mastou.diallo@orange.fr