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POINT DE VUE

En Centrafrique, « on ne change pas une équipe qui perd »


Alwihda Info | Par BSP Bruno-Serge PIOZZA - 18 Avril 2014 modifié le 18 Avril 2014 - 21:30


En Centrafrique, « on ne change pas une équipe qui perd »
Tout change tout évolue sauf qu’en Centrafrique rien ne change. Un dit on « on ne change pas l’équipe qui gagne » mais en Centrafrique on utilise ce terme dans le sens opposé « on ne change pas l’équipe qui perd ». En effet, Centrafrique est un pays fantôme qui n’existe que de nom. L’administration n’existe pas, les écoles, les hôpitaux, les routes, le transport, l’armée et le commerce sont quasi inexistantes. La caisse de l’état est vide et le gouvernement de transition tant toujours la main de mendiant à l’extérieur pour payer les arriérés de salaires. Le plus étonnant dans cette situation macabre est le nombre des Ministres et Secrétaires d’Etats de ce pays meurtri, ruiné et à bout de souffle. Vue la situation du pays, Madame Samba Panza n’a pas misé sur le moyen et préfère prendre quand une trentaine de Ministres et Secrétaires d’états; chose qui était totalement contraire à son premier discours d’investiture. Le nombre des conseillers à la présidence de transition dépasse le nombre de la population de Bangui. Avec cette situation la Centrafrique va droit dans le mur. Parmi tous ces conseillers à la Présidence par intérim, les 3/4 ont contribué de près ou de loin à la situation chaotique dans la quelle se trouve notre pays en ce moment. On prend les mêmes et on utilise la chaise musicale pour faire reculer la Centrafrique définitivement dans le tombeau. C’est comme si on dehors de ces éternelles personnalités soi disant politique il n’y a pas de jeunes Centrafricains capables de relever ce défit. Madame SAMBA PANZA a raté totalement son entrée en politique et aussi son entrée par la grande porte dans l’histoire de la République Centrafricaine. Elle a brisé le rêve de toutes les mamans, de tous les Centrafricains qui croyaient qu’une femme pourrait réussir là ou les hommes ont échoué. En deux mois elle fait pire que les anciens chefs d’état et elle a l’impression qu’elle était élue démocratiquement par le peuple centrafricain. Si elle ne sait pas, Madame Samba Panza n’a pas le suffrage universel mais a été élue par l’assemblée des rebelles Séléka. Tout le monde connait la circonstance dans laquelle elle a été élué. Il n y a pas un signe de renouvellement d’idée en Centrafrique alors que tous les Centrafricains avaient confiance totale à Madame Samba Panza car ces derniers voyaient en elle l’espoir de la renaissance de Centrafrique et l’arrêt des hostilités. Ce soi disant gouvernement des technocrates sans intérêt. Le seul élément qu’on peut noter dans cette situation, c’est une simple répartition des rôles dans ce gouvernement entre amis de longue date. La question du flux migratoire et de nos frontières sont en suspens alors qu’un profond envie de changement de cap était ressenti parmi la population martyrisée. On se pose la question du protectionnisme économique, social et sécuritaire. On se pose aussi la question de la souveraineté nationale, de la frontière et aussi de l’intégrité territoriale. On se pose la question de savoir qui a les manettes de la sécurité, de finance et de l’économie dans ce gouvernement. On se pose aussi la question sur la feuille de route de Madame SAMBA PANZA. Ça ce sont les vraies questions qui ne sont pas posées ou les objectifs prioritaires de Centrafrique. Est-ce que la Centrafrique a les moyens de faire face aux salaires de tous ces conseillers fictifs à la Présidence par intérim de Centrafrique ? Est ce que c’est le nombre des conseillers et ministres qui déterminent la puissance politique, économique et militaire d’un pays? ou encore moins résout le problème d’un pays en grave difficulté ? Tous ces Conseillers ont échoué lamentablement dans de les différents gouvernements Centrafricains depuis plusieurs années : Gouvernement du défunt André Kolingba, défunt Ange-Félix Patassé, François Bozizé et récemment Djotodia. Madame SAMBA PANZA doit revoir sa copie le plus vite possible sinon la situation de Centrafrique sera plus pire que la Centrafrique sous Djotodia et les Séléka. Ventre vide n’a point d’oreilles. C’est un simple conseil et non une critique car le temps presse et vous êtes entrain de patauger autours des trucs sans intérêt. Il n y a plus temps, le temps presse et on doit faire vite et bien avec une équipe restreinte et soudée avec un objectif clair. Dans le cas contraire, il y aura un retour à la case de départ et dans ces cas de figure La Centrafrique aura du mal à se relever définitivement. Unissons nous pour faire face à ce grand défit. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. S’en prendre aux journalistes et à la liberté d’expression est la chose la plus désagréable, indigne et aussi c’est un signe de non maîtrise de la situation car la liberté d’expression est sacrée.

Unissons-nous pour trouver le chemin de la Vérité, de la Justice, de la Sécurité, de la Paix , du Pardon et enfin de la Réconciliation entre les Centrafricains quelques soit la différence confessionnelle et aussi pour le bien de notre pays meurtri.

PAR BSP- Bruno-Serge PIOZZA