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Fiche technique de l’évaluation 2015 des politiques et des institutions en Afrique


Alwihda Info | Par Banque Mondiale - 30 Juin 2016 modifié le 30 Juin 2016 - 21:36


 
  • L’évaluation des politiques et des institutions nationales en Afrique(CPIA) décrit les progrès réalisés par les pays subsahariens en vue de renforcer la qualité de leurs politiques et de leurs institutions.
     
  • La CPIA attribue des notes aux 38 pays africains admissibles au soutien de L’Association internationale pour le développement (IDA), le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque mondiale.
 
  • Les notes de la CPIA évaluent la qualité des progrès réalisés dans le cadre politique et institutionnel de chaque pays en utilisant 16 indicateurs de développement dans quatre domaines : gestion économique, politiques structurelles, politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité, et gestion et institutions du secteur public. Chaque indicateur des pays est noté sur une échelle de 1 (faible) à 6 (fort). La note globale de la CPIA correspond à la moyenne des quatre domaines évalués.
 
  • La moyenne des notes de la CPIA pour les pays d’Afrique subsaharienne s’élevait à 3,2 en 2015, une performance similaire à celle de 2014. Cette note est dorénavant identique à celle de tous les pays admissibles au soutien de l’IDA, toutes régions confondues.
 
  • Le Rwanda est en tête du classement avec une note de 4,0, suivi du Cabo Verde, du Kenya et du Sénégal, qui reçoivent une note de 3,8. La performance du Ghana est également remontée de 3,4 en 2014 à 3,6 en 2015.
 
  • La note moyenne attribuée par la CPIA aux pays non fragiles de la région était de 3,5 en 2015, un résultat comparable à celui des pays non fragiles hors ASS. Cependant, le retard des pays fragiles en ASS par rapport aux pays fragiles hors ASS persiste toujours, notamment en matière de gouvernance.
 
  • En 2015, seuls sept pays africains – Ghana, Comores, Tchad, Guinée, Madagascar, Rwanda et Zimbabwe – ont renforcé leur cadre de gouvernance, contre neuf pays en 2014.
 
  • La note attribuée par la CPIA au Zimbabwe est remontée de 2,2 en 2012 à 2,9 en 2015 grâce à une plus grande disponibilité des données et des informations, conjuguée à la mise en œuvre de politiques économiques dans le cadre du programme de suivi du Fonds monétaire international (FMI).
     
  • Globalement, treize pays – Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Gambie, Lesotho, Malawi, Mauritanie, Mozambique, Nigeria, République du Congo, Soudan du Sud, Togo et Zambie – ont vu leur note diminuer sur la gestion économique.
 
  • Les pays mettant actuellement un terme aux violences ont enregistré des améliorations modestes. Après avoir joui de quatre années consécutives de vastes réformes et d’une amélioration de ses notes, la Côte d’Ivoire a amélioré ses performances en matière d’équité dans l’utilisation des ressources publiques, sans que cela se traduise pour autant par une augmentation de sa note globale de 3,3.
 
  • Au Burundi, la tendance à l’amélioration de la situation politique s’est rapidement inversée, avec une note de la CPIA passant de 3,3 en 2014 à 3,1 en 2015.
     
  • En Gambie, le cadre politique a continué à se dégrader : la note de la CPIA est passée de 3,1 en 2014 à 2,9 en 2015, en dessous du 3,5 obtenu en 2011.
 
  • Les notes de la République centrafricaine, du Tchad, de la Guinée et du Niger ont également augmenté grâce à une meilleure performance de leurs politiques.
     
  • Le Soudan du Sud et l’Érythrée se situent tout en bas du classement de la totalité des pays d’Afrique subsaharienne avec une note de 1,9.
     
  • La qualité globale des politiques et des institutions africaines a souffert d’une mauvaise gestion macroéconomique conjuguée à une conjoncture économique mondiale difficile.
 
 
Références
 
Données : CPIA Afrique
Banque mondiale Afrique
 
 


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