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Financement de 25,5 M$ pour la coopération climatique internationale - « Le Québec apporte une réponse tangible à l'un des enjeux majeurs de la Conférence de Paris sur le climat » - Philippe Couillard


- 5 Décembre 2015 modifié le 5 Décembre 2015 - 23:24


PARIS, France, le 5 déc. 2015 /CNW Telbec/ - Le premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard, a annoncé aujourd'hui à Paris un ensemble de mesures totalisant 25,5 millions de dollars destinées à soutenir les actions de lutte contre les changements climatiques des pays francophones les plus vulnérables et les plus exposés aux conséquences liées aux changements climatiques. Pour l'occasion, il était accompagné de la Secrétaire générale de la Francophonie, Son Excellence madame Michaëlle Jean, de l'ancien vice-président des États-Unis et Prix Nobel de la Paix, monsieur Al Gore, du président-directeur général du Climate Group, monsieur Mark Kenber, et de l'ambassadeur honorifique de la vague verte de l'ONU, monsieur Jean Lemire.

« Avec cet appui inédit, le Québec apporte une réponse directe à un appel des Nations Unies en faveur de la hausse du financement international des actions climatiques dans les pays en développement. Notre gouvernement est fier d'apporter une contribution tangible et son expertise au bénéfice de pays qui sont particulièrement affectés par les changements climatiques. C'est la contribution du Québec à l'un des enjeux majeurs des négociations internationales sur le climat », a déclaré le premier ministre.

Échelonnée sur cinq ans, cette aide comporte trois mesures. Assortie de 18 millions de dollars, la première mesure prendra la forme d'un appel à projets visant à appuyer des projets de coopération entre les milieux académique, de la recherche et de la coopération internationale, au Québec, et leurs partenaires du Sud. Ces projets mettront à profit l'expertise du Québec, notamment dans les domaines des technologies propres, de l'énergie et de l'adaptation aux impacts des changements climatiques.

« La lutte contre les changements climatiques demande un engagement des acteurs qui sont à l'avant-plan de cette lutte, qui possèdent l'expertise et la capacité de soutenir les pays les moins favorisés. Le transfert de cette expertise peut en outre constituer un levier de développement économique important pour les pays les plus vulnérables », a indiqué le premier ministre.

La seconde mesure annoncée, en solidarité climatique, est un versement de 6 millions de dollars au Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA), qui est géré par le Fonds pour l'environnement mondial, principal mécanisme financier de la CCNUCC. Le FPMA a pour principal objectif de financer des programmes d'action nationaux en adaptation aux changements climatiques dans 48 pays, dont 19 d'Afrique francophone, qui sont identifiés comme les moins avancés par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, et qui figurent parmi les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques.

« En versant une aide au Fonds pour les pays les moins avancés, le Québec, comme État fédéré, marque un précédent sur le plan du financement climatique international. Ce nouveau geste démontre une fois de plus la contribution essentielle des États fédérés à la lutte contre les changements climatiques et le leadership assumé par le Québec dans ce domaine », a souligné le premier ministre.

Enfin, la troisième mesure, en diplomatie climatique, jeunesse et Francophonie, vise à renforcer les capacités des pays francophones les plus vulnérables à négocier en français et à mettre en œuvre les engagements climatiques internationaux, ainsi qu'à soutenir les initiatives jeunesse dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques.

« Cette initiative constitue l'un des moyens privilégiés par le Québec pour donner suite aux engagements formulés à Dakar, lors du Sommet de la Francophonie, en matière de développement durable et de lutte contre les changements climatiques. Les actions que nous mettrons de l'avant permettront notamment de resserrer notre collaboration avec l'Institut de la Francophonie pour le développement durable, qui a pignon sur rue à Québec », a conclu le premier ministre.

Le gouvernement du Québec finance ces mesures de coopération climatique à même les revenus générés par le marché du carbone qu'il a mis en place comme outil phare de son approche en matière de lutte contre les changements climatiques.

Réactions à la conférence de presse du premier ministre du Québec :

« Cet engagement du Québec arrive à point nommé en s'inscrivant pleinement dans la stratégie de l'OIF sur le climat et le développement durable.  Le Québec montre ainsi la voie à suivre à l'ensemble des États et gouvernements membres de notre organisation pour la mise en œuvre concrète d'initiatives innovantes pour faire face à l'un des plus grands défis de notre temps. Avec cette annonce, le Québec envoie également un message fort, au nom de cette éthique du partage qui nous lie dans la Francophonie. »

- Son Excellence madame Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l'OIF

« Le Québec fait preuve d'un leadership ambitieux dans les efforts pour résoudre la crise climatique. La volonté du premier ministre Couillard de s'associer avec les pays les moins développés pour renforcer la coopération climatique est véritablement inspirante et contribue de manière importante à l'effort mondial pour faire de la Conférence de Paris, et de ses suites, un succès. Ce que le Québec fait pour répondre à la crise climatique est une contribution remarquable aux actions innovantes des provinces canadiennes pour accélérer notre transition vers une économie faible en carbone. Il s'agit également d'un signal puissant qui démontre que l'humanité commence enfin à gagner le combat pour résoudre la crise climatique. »

- M. Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et Prix Nobel de la Paix

" Le financement international de la lutte contre les changements climatiques est au coeur de la réussite de la COP21. L'ajout de nouveaux investissements a toujours été souhaité dans les discussions qui se tiennent à Paris. Cet engagement financier effectué par un État fédéré mérite d'être souligné. Cette annonce est d'autant plus remarquable qu'elle est financée à même les revenus générés par le marché du carbone, l'une des initiatives centrales du Québec pour lutter contre les changements climatiques. Pour ce gouvernement, il ne s'agit pas seulement d'investir dans un avenir faible en carbone, il s'agit également d'un moyen de partager les bénéfices de cet investissement avec ceux qui sont les plus exposés aux conséquences liées aux changements climatiques afin qu'ils puissent, eux aussi, profiter d'un avenir durable et prospère. »

- M. Mark Kenber, président-directeur général du Climate Group

« Aujourd'hui, le Québec m'inspire. Quel bel exemple de solidarité et d'engagement international pour aider ceux et celles qui en ont le plus besoin! La coopération climatique internationale est essentielle si nous voulons contribuer, tous ensemble, au grand legs des générations futures. Le savoir académique, l'expertise québécoise en matière de développement durable et l'innovation technologique seront mis à profit pour assister les pays francophones les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques. »

- M. Jean Lemire, ambassadeur honorifique de la vague verte de l'ONU

« Nous remercions le Québec pour son généreux soutien au Fonds pour les pays les moins avancés. Cet engagement inédit du Québec en faveur du Fonds démontre l'essor de la coopération pour venir en aide aux pays les plus vulnérables et les plus exposés aux conséquences des changements climatiques. »

- Naoko Ishii, directrice générale du Fonds mondial pour l'environnement


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