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COMMUNIQUE

France : A peine créée, une association tchado-centrafricaine au bord de l'effritement


- 26 Mai 2014 modifié le 26 Mai 2014 - 18:59


L’AOCVE est un cadre de travail qui permet aux ressortissants Tchadiens et Centrafricains vivant en France, de contribuer à la recherche de la paix en RCA, pays pris par des violences inacceptables entre es différentes communautés.
 
Il s’agit par cette action d’un engagement associatif fort, de travailler à l’amélioration des conditions de vie des populations Centrafricaines et Tchadiennes dans la mesure où il y a plus 150 000 personnes d’origine centrafricaine, réfugiées au Tchad et , de facto, le Tchad est une victime collatérale.
 
Ce noble objectif n’a pas toujours été respecté et nous arrivons à un moment crucial pour la vie de notre association.
 
Depuis sa création l’AOCVE, a été détournée par le président qui confond l’action associative à l’action purement politique qu’il mène pour son propre compte par rapport à son pays.. Les agissements solitaires du Président Kotro n’ont cessé de faire l’objet de plusieurs reproches qu’il n’a jamais voulu écouter et aucun correctif n’a été apporté sur sa façon autoritaire de faire à l’égard des membres de notre organisation ( CA et Bureau).
 
Des alertes sérieuses, des mises en garde argumentées et étayées, de faits concrets ont été portés à l’adresse du Président Salomon Kotro.
 
1-Lors de la réunion des Ambassadeurs africains auprès de l’UNESCO tenue à Paris le 20 mars 2014 et à laquelle nous Tchadiens avions été conviés, nous avions immédiatement réagi en faisant appel au Président Kotro qui est venu nous rejoindre et nous l’avons mis en avant auprès des diplomates alors que rien ne nous y obligeait.
 
2-Le 09 mars, la « Commission Mobilisation et Réconciliation » chargée de rédiger un projet relatif à une mission en RCA et au Tchad, a rendu son travail qui a été considéré comme inapproprié et mis au rebut. Aucun intérêt n’a été accordé à ce texte de la part du président de l’AOCVE.
 
3-La journée du 29 mars à la Maison de l’Afrique a été l’occasion d’un énorme dysfonctionnement : il a été demandé au camarade Caman Kabo de préparer l’historique des relations Tchad-RCA. Dans la salle, le président à désigné son frère, Guérékanda pour donner lecture de l’allocution au nom de l’AOCVE, contrairement à ce qui avait été décidé d’un commun accord au CA. Cette intervention comporte des éléments proprement injurieux pour la communauté tchadienne et surtout les civils, femmes, enfants et personnes âgées qui sont victimes des milices anti-balaka
 
4-Lors de la réunion du 8 mai, il était inscrit à l’ordre du jour la présentation du blog de l’AOCVE. Ni le Chargé de la Communication ni son adjoint n’ont été ni associés ni informés de cette initiative qui engage toute l’AOCVE.
 
5-Pendant la discussion lors de l’AG, les méthodes autoritaires et anti démocratiques du Président ont été épinglées. A l’issue des échanges, parfois musclés, le Président a reconnu ces faits et promis dans un esprit d’apaisement, qu’ils ne se reproduiront plus. A la grande surprise de tous les membres de l’AOCVE, le Président, de manière cavalière et solitaire, continue son entreprise d’exercice de pouvoir personnalisé et despotique.
 
6-Suite à la diffusion sans concertation, avec une consternante légèreté, une grande précipitation et sans aucune consultation de son communiqué diffusé le 31 mars les membres Tchadiens ont vivement réagi en publiant un communiqué très clair.
 
7-Le 14 mai, sur le site Afrique Connexion, est publié un communiqué intitulé « Les regrets et craintes de l’AOCVE » dans lequel le président Kotro affirme son désaccord avec le Président Tchadien qui a décidé de fermer la frontière méridionale du Tchad à cause de l’insécurité grandissante dans cette zone.
 
8-Le 16 mai ,un article-interview dont le titre est « La paix n’est pas un mot, c’est un comportement » est publié coiffé du chapeau suivant : « Salomon Kotro est ancien député centrafricain, premier questeur de l’Assemblé et rapporteur de la commission Lois et Affaires Administratives. Il est aujourd’hui président de l’Association Oubangui-Chari Pour le Vivre Ensemble (AOCVE), il œuvre pour la reconstruction et le rétablissement de son pays ».
 
Ces deux publications sont centrées en grande partie sur le champ purement politique.
 
Ni les membres du Bureau, ni les chargé de la communication (titulaire et adjoint) n’ont été ni consultés ni informés de ces initiatives malheureuses qui annoncent une dérive importante par rapport à la ligne apolitique initiale de l’AOCVE qui stipule selon ses statuts en son article 2 que « l’Association se revendique de la société civile. Elle est apolitique et ne poursuit aucun but lucratif ».
 
9-Une rencontre s’est déroulée le 22 mai, à l’initiative solitaire du président au ministère français de la Défense, sans aucune concertation avec les membres du bureau.
 
-Considérant les dysfonctionnements nombreux et répétés dus à l’attitude peu démocratique et individuelle du Président de l’AOCVE ;
 
-Considérant les remarques fondées et raisonnablement émises par les militants de l’OCVE sur la gestion désastreuses du Président;
 
-Considérant les promesses non tenues du Président de ne plus répéter ces erreurs qui portent un énorme préjudice à l’AOCVE ;
 
-Considérant le fait que l’intrusion abusive du Président de l’OCVE dans le champ politique consacre une rupture irrémédiable avec les partenaires Tchadiens ;
 
- Considérant que tout cela risque de mettre notre association dans une situation d’opposition frontale avec des Etats dont nous devons être des interlocuteurs privilégiés ;
 
Nous, membres Tchadiens de l’OCVE , sommes au regret de constater qu’au vu de ces graves dysfonctionnements, toute collaboration collégiale, démocratique, harmonieuse et consensuelle avec le président Kotro est impossible.
 
La situation de l’AOCVE est douloureuse et regrettable.
 
Il convient de se retirer de cette action.
 
La partie Tchadienne refuse de se laisser entraîner dans un processus complexe dont elle ne maîtrisera ni les tenants ni les aboutissants. Comme le disait un religieux africain, Saint-Augustin : « Il faut tuer les guerres par les paroles, par les négociations et pas par l’épée ».
 
BICHARA DJIBRINE 
1er Vice-Président

BOUKIE EDOUARD
3ème Vice-Président


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