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POINT DE VUE

France : "Hollande, que doit-on faire d’une équipe qui perd depuis 32 ans au Cameroun ?"


- 16 Mai 2014 modifié le 16 Mai 2014 - 21:02

"Savez-vous, Monsieur Françoise Hollande qu’une seule ville de votre région native comme Rouen dispose d’infrastructures de communications et transports que tous les Camerounais souhaitent avoir depuis près de 32 ans ? Les infrastructures routières et sanitaires d’une ville comme Rouen pourraient rendre le Cameroun autonome en matière de prise en charge de tous ses malades, jusqu’à éviter les évacuations sanitaires onéreuses et souvent mortelles des propres dirigeants du Cameroun."


Les mœurs politiques d’un dirigeant français seraient-elles donc les mêmes que celles d’un dirigeant d’une république bananière comme le Cameroun ?

France : "Hollande, que doit-on faire d’une équipe qui perd depuis 32 ans au Cameroun ?"
A Monsieur M. François Hollande, Président de la République française

Président de la République française
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg- Saint-Honoré
75008 Paris
République Française

Son Excellence Monsieur le Président de la République française

Monsieur le Président

Excellence, en ce moment où nous, Collectif National contre l'Impunité au Cameroun (CNI), Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine(CEBAPH), One Cameroon Movement (OCM), Mouvement de février 2008 (MF2008), Cameroun en Avant, Asbl, vous écrivons, séjournera, sur votre territoire Monsieur Paul Biya, président de la république du Cameroun.

Sur votre invitation, Paul Biya, est attendu à l’Elysée demain samedi 17 mai 2014 au sommet de Paris pour la sécurité au Nigéria que vous organisez. Ce sommet rassemblera les chefs d’Etat du Bénin,du Niger, du Nigéria et du Tchad sans oublier des représentants de l’Union européenne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis

Monsieur le président, n'oubliez pas que parmi ces chefs d'Etat invités, figure un personnage octogénaire qui trône à la tête du pouvoir au Cameroun depuis 1982 et qui refuse toute possibilité d'alternance au sommet.

Dit-on souvent qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Et il nous semble constater que vous restez fidèle à ce dicton en vous voyant persister à être aux côtés de Paul Biya, Président de la République du Cameroun, malgré nos multiples interpellations.

Nous, Camerounais de Belgique, France, Hollande, Grande Bretagne, Nigéria, qui aimons la France au delà de ses dirigeants très souvent maladroits à l’égard d’une communauté ô que trop silencieuse et docile, voudrions interpeller votre intelligence.

Mais, Monsieur le Président de la république française, que doit-on alors faire d’une équipe qui perd et qui perd depuis 32 ans au Cameroun si ce n’est l’exclure tout simplement de toutes rencontre internationale ?

Ce Monsieur qui se déplace avec une quarantaine d’officiers et de commissaires de police ne veux pas du bien pour son pays, idem pour la sous-région de l’Afrique centrale et encore moins l’Afrique entière.

Cependant Monsieur le Président de la république française, avec cette pugnacité qui est la vôtre, vous n’êtes pas sans dérapage on ne peut plus paradoxal par rapport à l’éthique qui transparaît en vous et ce d’autant plus que lorsque vous êtes interpellé pour des questions qui demandent à faire profiter d’autres peuples à l’instar de ceux du Cameroun que le vôtre des bienfaits de la démocratie et de l’Etat de droit, vous manifestez une autre forme d’intelligence, celle de l’indifférence et de l’autisme malgré les gémissements agonisants d’un peuple qui ne veut que ses droits les plus universels, droits fondamentaux édictés, pourtant, dans une charte promulguée sur le sol d’un pays où vous êtes la première personnalité de l’Etat ; la France des droits de l’Homme.

Nous rappelons au demeurant que lorsque ce régime s’installait au Cameroun, en 1982, vous, Monsieur François Hollande, aviez à peine 28 ans d’âge, vous étiez , à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, chargé pour l'Élysée, à l'époque où le nouveau pouvoir entamait sa politique de relance par la demande (relance keynésienne) et de nationalisations

Nous vous disons à travers cette lettre, Monsieur François Hollande, qu’en recevant Monsieur Paul Biya sur le territoire français, vous serez exclu par des Camerounais et des amis du Cameroun le 25 mai prochain lors des élections européennes de 2014 qui auront lieu du 22 au 25 mai 2014 avec pour objectif d'élire les 751 députés européens représentant les 28 États membres de l'Union européenne au sein du Parlement européen.

Monsieur le Président de la république française, vous connaissez le droit parce que vous en avez la culture et très certainement le respect de son esprit.

Vous devez Monsieur le Président savoir que la répression du pouvoir égoïste de Paul Biya chasse les Camerounais de leur propre pays et les poussent à venir s’exiler en occident bien qu’ils soient solidement attachés à leur terroir. Il suffit qu’on leur laisse choisir librement leurs dirigeants, et la ruée camerounaise vers l’Hexagone tout comme vers d’autres pays occidentaux s’estompera aussitôt..

Aujourd’hui, le peuple camerounais désarmé continue à subir les affres d’un pouvoir qui ne dit pas son nom. Doit-il continuer à s’appauvrir alors que ses dirigeants bradent les richesses nationales et s’enrichissent insolemment ? Envoyez vos émissaires dans son hôtel parisien. La horde d’officiers de police et de commissaires qui s’y trouve en est la preuve de la dilapidation des caisses de l’Etat camerounais. Tout ce bataillon pour la sécurité d’un prince.
Excellence Monsieur le président de la République française, nous nous opposons par contre à toute caution de la France à un gouvernement dont le niveau de corruption attire tous les médias du monde avec une vingtaine de ministres et autres pontes emprisonnés, pour détournements de fonds publics…

Monsieur le Président de la république française, nous vous savons exemplaire comme père de famille et que rien au monde ne vaudra pour vous le bien-être de vos enfants, et rien non plus ne vaut, dans votre mission au sein de l’Etat français le bien-être de vos concitoyens, n’est-ce pas !

Qu’entendez-vous par sagesse des dirigeants Camerounais quand on sait que le Cameroun est dirigé par un seul et même clan depuis des décennies ?

Les mœurs politiques d’un dirigeant français seraient-elles donc les mêmes que celles d’un dirigeant d’une république bananière comme le Cameroun ?

Si c’est le cas, Monsieur le Président, dites une bonne fois aux français que la France, le pays des droits de l’Homme, Etat démocratique et de surcroît de droit n’est qu’une façade des valeurs nobles que lui reconnaît le monde entier ! Ainsi, Marine Le Pen aurait-elle eu raison de retrouver en vous les appétits d’un dictateur masqué.

Savez-vous, Monsieur Françoise Hollande qu’une seule ville de votre région native comme Rouen dispose d’infrastructures de communications et transports que tous les Camerounais souhaitent avoir depuis près de 32 ans ?

Les infrastructures routières et sanitaires d’une ville comme Rouen pourraient rendre le Cameroun autonome en matière de prise en charge de tous ses malades, jusqu’à éviter les évacuations sanitaires onéreuses et souvent mortelles des propres dirigeants du Cameroun. Il n’y a qu’un âne qui n’aurait pas compris cette évidence de choix politique.

Monsieur François Hollande, imaginez que vous et tous vos ministres, et autres personnalités de l’Etat Français aillent souvent se faire soigner dans des hôpitaux étrangers, Angleterre, Allemagne, USA, Chine……….et voire même qu’ils décèdent dans ces hôpitaux ; ne serait-ce pas là, Monsieur le président, un désaveux aux résultats de leur propre choix politique et de leur travail ?

Pour avoir tenté de réclamer ce minimum vital, des centaines de Camerounais ont été assassinés en toute impunité en février 2008 au Cameroun. Monsieur Paul Biya que vous allez recevoir, porte en lui l’entière responsabilité de ces massacres. Il faudra le lui rappeler.

De nombreux prisonniers politiques continuent à payer de la politique désastreuse de ce pouvoir au Cameroun. Enoh Meyomesse, Paul Eric Kingué etc. en paient le prix de ce pouvoir méprisant de Yaoundé

Nous eûmes cru que la honte et l’honneur pouvaient encore rappeler les dirigeants Camerounais à la raison, en vain!
Monsieur François Hollande,

Dans l’espoir que vous agirez pour la bonne cause et que vous regarderez la situation camerounaise avec les yeux d’un démocrate épris de paix, de justice et de liberté, nous osons croire que vous donnerez à la présente la suite qu’elle comporte.

Tout en vous remerciant d’avance pour votre diligence, le peuple camerounais, victime directe du silence des démocraties euraméricaines, prend votre conscience à témoin et vous prie par nos voix, de bien vouloir agréer l’expression de ses sentiments les meilleurs.

Fait à Bruxelles le 15 mai 2014.

Les Camerounais de la diaspora qui aiment la France et le Cameroun.

- KADJI TOUKAM TCHUESSA Elie, Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine (CEBAPH)
- ABOUBAKAR YOUSSOUFA ( Cameroun en Avant)
- Evarist MOBEUH, Collectif National contre l'Impunité au Cameroun (CNI),
- Edet MANJE (One Cameroon Movement Association)
- Marcel TCHANGUE, Mouvement de Février 2008 (MF 2008),
- Elvire NGO NGAN ( Cameroun en Avant)
- TCHAMO WAFFO Oscar, Mouvement de Février 2008 au Cameroun
- Gisèle EMEGUE, Présidente Action Solidaire Internationale
- Simplice KAMEGNI T. du Mouvement de février 2008
- ONDOUA Mérimé ( Cameroun en Avant)
Ampliation :

- Ambassade de France à Bruxelles
- Présidence de la République du Cameroun
- Presse nationale et internationale

Contact presse: fev2008cameroun@gmail.com