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MUSIQUE

Gabon : Marie Amour Okomo, une étoile montante


Alwihda Info | Par - 6 Mars 2016 modifié le 6 Mars 2016 - 19:14

Dans une interview accordée au bimensuel gabonais La Nation et à paraitre ce 7 novembre 2016, l’artiste musicienne s’exprime sur son parcours tout en revenant sur son nouvel opus, avec « Mbom », cette chanson dédiée à la bru et qui est bien appréciée par le public depuis novembre dernier.


Gabon : Marie Amour Okomo, une étoile montante
Marie Amour Okomo Essono, pouvez-vous vous présentez à ceux qui vous découvre aujourd’hui ?
Je suis effectivement Marie Amour Okomo Essono, Gabonaise, originaire de la région du Woleu-Ntem, plus précisément de Bitam, mais née à Oyem. Actuellement, je suis secrétaire dans une société de la place. C’est grâce à ce travail que j’ai réussi tout ce que j’ai pu depuis le début de ma carrière, en sacrifiant beaucoup d’autres choses que j’aurais pu m’offrir.

Peut-on avoir une idée sur vos débuts dans la musique?
Je compose depuis l’âge de 13 ans, au moment où le don de la musique s’était révélé à moi. N’ayant pas les moyens de débuter tout de suite une carrière, car issue d’une famille modeste, j’ai passé toutes ces années à composer. Lorsque la nouvelle du décès de Pierre Claver Zeng Ebome (artiste gabonais de renom international ndlr), tombe dans mes oreilles en mai 2010, je n’ai pas eu une autre façon de le pleurer que de lui rendre hommage en composant « Hommage à PCZ ». Et ce fut le déclic. Je réalisais que la mort est là, même pour les êtres aux dons nobles, et qu’il fallait que je commence à mon tour ma mission dans ce domaine.

Depuis lors, quel est votre itinéraire musical ?
En autoproduction depuis le début de ma carrière, ce n’est pas facile pour moi, dans la production comme dans la promotion de mes œuvres. S’agissant de la promotion, il faut payer pour que votre œuvre soit diffusée sur une chaîne de télévision ou de radio. C’est vraiment infernal lorsqu’on n’a pas de producteur. Mais grâce à mes fans qui m’encouragent sans cesse, je suis encore là. Après «Hommage à PCZ » en 2010, j’entre en studio en 2011 et je sors mon premier single intitulé « Otetégn » qui signifie en français étoile. Il comporte trois titres à savoir : Otetégn, pour dire que les méchants ne peuvent détruire une étoile, même si parfois ils réussissent à la retarder ; A bas le fétiche, pour dire aux femmes de savoir attendre un mari venant de Dieu, et non de vouloir l’obtenir par des fétiches ! Enfin, Hommage à PCZ, en signe de remerciement pour l’immense richesse culturelle que Pierre Claver Zeng nous a laissée. C’est en 2013 que je sors mon deuxième single intitulé « Edzing » qui signifie en français l’amour. Celui-là comporte cinq titres dont: Edzing, Les Panthères devant ! , Za’adzem, Vengeance et Amour emprisonné, (le vrai amour, le plus souvent s’échappe, se croise, se rate, et se retrouve emprisonné). Et pour ce début d’année 2016, je viens avec un nouvel opus intitulé « Mbôm » (la bru) dans le slogan « Mfefè Mbèlane » (nouvelle naissance), comportant trois chansons son titre-phare qui exalte la bru tout en lui prodiguant des conseils sur le mariage. Nouvelle naissance parce que je viens de très loin, où j’avais l’impression de traverser un interminable désert plein d’épreuves qu’il me fallait vaincre, pour arriver en terre promise : triompher de la méchanceté continuellement. Cette nouvelle naissance, c’est aussi l’évolution de mon groupe. Alors qu’au début, je me contentais de trois danseuses, j’ai vu s’ajouter à mon groupe trois danseurs, et pas des moindres. Car avec eux, je réinvente mes prestations qui ne sont plus faites uniquement de danse, mais d’un mélange de danse et de cirque. Avec cette combinaison, le public est bien servi. C’est vraiment magnifique. Prochainement, vous aurez sur le marché, « Fête de la musique » et « Tu me manques ».

Dans quel genre musical faites-vous ?
Je fais dans la variété. C’est ainsi que vous trouverez dans mon répertoire, plusieurs genres musicaux relevant de la musique traditionnelle et moderne : la rumba, le bikutsi, le zouk, le slow, et bien d’autres. Dans mes chansons, je parle d’amour, de Dieu, des faits de société, tout en dénonçant la méchanceté et en encourageant les âmes persécutées.

A présent quels sont vos projets pour la suite de votre carrière?
Mon but premier est de faire une carrière professionnelle. En temps normal, le but principal d’un artiste qui se veut professionnel, c’est de produire des œuvres, les vendre et se produire en concert, et non de se contenter des invitations à prester lors des évènements. Ces invitations ne sont qu’un accompagnement dans notre carrière. C’est pour cela que je me bats pour enrichir mon répertoire pour qu’à l’avenir, je commence à organiser mes concerts pour mieux communier avec mes fans, et me confirmer ainsi en tant qu’artiste professionnelle. Ce n’est pas chose facile au Gabon, sans producteur, mais j’y arriverai avec la grâce de Dieu. « Quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit toujours par se lever ! »

Votre mot de fin comme conclusion ?
Pour terminer, je veux simplement dire ceci : « une étoile est faite pour luire. Quelles que soient les conditions, elle luit toujours ». C’est « Mfefè Mbèlane », la suite prochainement. Que ceux qui aiment la musique me viennent en aide financièrement. Akiba (Merci en langue fang, ndlr).



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