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AFRIQUE

Gabon : l’opposition ordonne à Ali Bongo de quitter le pouvoir


Alwihda Info | Par - 24 Avril 2016 modifié le 25 Avril 2016 - 13:36

Des opposants gabonais, y compris des leaders de la société civile, réunis au sein de l’Union sacrée pour la patrie (USP) ont demandé samedi dernier à Libreville lors d’un meeting au chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba de quitter le pouvoir dans un délai de deux semaines à compter du 23 avril 2016.


L'opposition était fortement représentée.
L'opposition était fortement représentée.
L’annonce a été faite par le Pr Albert Ondo Ossa, président de l’USP : « Nous avons mis en place un chronogramme de destitution d’Ali Bongo Ondimba. » Selon ce chronogramme, l’actuel chef de l’Etat, élu en 2009 pour un mandat de 7 ans, a une semaine pour retirer sa candidature à l’élection présidentielle d’août prochain. « S’il le fait, nous lui laisserons terminer son mandat ». Au cas contraire, il a une autre semaine pour démissionner de ses fonctions de président de la République, a-t-il ajouté. Ondo Ossa, professeur agrégé d’économie, ancien ministre sous Omar Bongo Ondimba et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2009, a indiqué que son mouvement sollicitera l’Assemblée nationale pour démettre le président de la République pour défaut d’acte de naissance.
L’USP est convaincue qu’Ali Bongo Ondimba n’est pas le fils d’Omar Bongo Ondimba. Il est plutôt un fils adoptif comme le confirme le journaliste écrivain français Pierre Péan dans son livre : "Nouvelles affaires africaines". La manœuvre de l’opposition consiste dans ce cas à faire appliquer l’article 10 de la Constitution gabonaise qui dispose que les Gabonais ayant acquis la nationalité n’ont pas le droit de se présenter à l’élection présidentielle.
Le président Ali Bongo Ondimba et sa famille ont toujours réfuté ces accusations. Ils déplorent que le débat surgisse après la mort d’Omar Bongo Ondimba. « Si l’assemblée nationale ne réussit pas à le destituer, nous allons en dernier ressort nous référer au peuple pour le chasser », a martelé Albert Ondo Ossa. Le « clan » de Jean Ping, l’autre candidat à la prochaine élection présidentielle du mois d’août n’était pas présent à ce rassemblement organisé au collège Nchorere de Libreville.
Aucun policier en uniforme n’était visible dans la cours, ni dans les environs du meeting. Des policiers anti-émeute étaient cependant postés dans leurs camions vers l’ancienne RTG. Ils n’ont effectué aucune opération. La réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre. En effet, sur Rfi ce lundi matin, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Alain Claude Bilie Bi Nze a déclaré : « Nous constatons pour le regretter que nous avons une opposition qui fait dans la blague. Elle passe le temps à singer ce qui se fait ailleurs… Si les opposants ne sont pas prêts à aller aux élections, qu’ils disent aux Gabonais qu’ils n’ont aucun projet. Cette opposition en errance n’a aucun projet alternatif à proposer. Le président Ali Bongo Ondimba est candidat à sa succession, il a été investi par son parti…Nous ne voyons en quoi une personne qui n’est pas de son parti peut en décider autrement. »
Dans ce contexte, l’on s’engage inexorablement vers un bras de fer juridico-politique entre l’opposition et le pouvoir au Gabon.



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