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INTERVIEW

« Grâce à nous, des élèves qui n’avaient jamais tenu de journal de leur vie, en sont devenus accros ! »

Waly Bâ, Directeur publication « Expressions Littéraires »


- 24 Février 2014 modifié le 24 Février 2014 - 23:24

Waly Bâ est un professeur de français de son état, mais qui mène depuis plus de 10 ans maintenant, une carrière parallèle de journaliste. Après avoir fréquenté plusieurs journaux de la place (l’Actuel, Le Quotidien, L’office, L’As, Harmonies…), il a, en octobre 2012, mis sur pied son propre titre intitulé « Expressions Littéraires », qui est en train de faire une percée remarquable, surtout dans le monde scolaire.


Propos recueillis par Alassane Seck Gueye

Le Témoin : En un peu moins de deux ans, « Expressions Littéraires » a pu bénéficier d’une audience confortable, surtout au sein de l’univers scolaire ; peut-on savoir d’où vous est venue l’idée de créer ce journal ?
 
Waly Bâ : C’est simple : comme la plupart des observateurs, j’avais constaté, pour le déplorer, que le monde scolaire était mis à l’écart dans les préoccupations de notre presse. Ainsi donc, en ma qualité de professeur doublé de journaliste, je me suis dit qu’il me revenait de jouer ma partition à ce sujet. Cela me semblait d’autant plus urgent que la demande était bien là…
 
De quoi traitez-vous, globalement, dans ce journal ?
 
Nous avons une vocation littéraire, culturelle, intellectuelle ; et comme vous devez le savoir, toutes ces branches se tiennent. La finalité reste cependant la même : agir, par l’écriture, à faire de sorte que les élèves et les enseignants, notre cible première, comprennent l’importance de l’écriture et de la lecture dans la situation qui est la leur. Je vais vous le dire : dans notre lectorat, vous trouvez beaucoup d’élèves qui n’ont jamais tenu un journal de leur vie, à fortiori l’acheter. Aujourd’hui, grâce à la richesse et à l’attractivité pédagogique de notre menu, tout a changé de leur côté ; ils sont devenus accros du journal, et à chaque fois que la parution accuse un léger retard, ils le manifestent par des coups de fil interminables au niveau de notre standard.
 
Rencontrez-vous des difficultés ? Si oui, lesquelles ?
 
Connaissez-vous, vous, un journal au monde qui ne rencontre pas de difficultés dans son existence quotidienne ? Bien sûr que oui, nous rencontrons bien des difficultés, comme tous les journaux. Mais face à cette armée de caporaux teigneux, je veux dire les problèmes, nous avons la force de résistance et le mental d’un commandant. Nos difficultés sont de plusieurs ordres. Il y a le coût de l’impression, le manque de réaction des annonceurs, et aussi l’énorme équation que représente la distribution.
 
Vos ambitions pour le proche avenir ?
 
Ecoutez, le plus important combat c’était celui de se faire adopter du public ciblé ; et aujourd’hui c’est fait. Ce que nous voudrions à présent réaliser, c’est améliorer les contenus du journal, retravailler sa forme, et une fois cela fait, conquérir toutes les zones de résistance afin de passer, d’ici cinq ans, devant le journal le plus vendu, en nous appuyant seulement sur la diversité, la succulence et, surtout, l’utilité majeure de notre offre programmatique.
 
Propos recueillis par Alassane Seck Gueye
« Le Témoin » N° 1154 –Hebdomadaire Sénégalais ( FEVRIER 2014)


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