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AFRIQUE

Idriss Déby : « Les acteurs politiques centrafricains ont créés l'amalgame »


Alwihda Info | Par - 20 Décembre 2013 modifié le 20 Décembre 2013 - 12:26

Le chef de l'Etat tchadien s'est adressé directement aux centrafricains qu'il appelle « à la retenue afin d'éviter de tomber dans le chaos et l'anarchie ». Il exhorte "les autorités de transition à d'avantage de courage et de responsabilités si elle ne veut pas porter le fardeau du déshonneur".


Idriss Déby. Crédit photo : © DR
Idriss Déby. Crédit photo : © DR
N'DJAMENA (Tchad) - Alwihda. Dans un message adressé ce matin à l'Assemblée Nationale et lu par le Président de l'institution Haroun Kabadi, le chef de l'Etat Idriss Déby sort d'un long silence et s'exprime sur le dossier de la RCA. Il s'est également adressé aux centrafricains et met en garde Michel Djotodia, le Président de la Transition.

Idriss Déby parle pour la première fois "d'un conflit interconfessionnel"
"Cette situation s'est dégradé au fil des jours, depuis le changement de pouvoir et ce malgré les efforts fournis par les Etats membres de la CEEAC. L'autorité de l’État s'est délaité ouvrant la voie au pillages, viols meurtres et plus grave, un conflit interconfessionnel", a affirmé Idriss Déby qui évoque pour la première fois "un conflit interconfessionnel" en Centrafrique. Pour plusieurs analystes, l'utilisation de ce terme est une exagération des médias internationaux.

La situation en Centrafrique peut porter atteinte au Tchad
Pour Idriss Déby, "les conséquences, si elles ne sont pas maîtrises risquent de porter atteinte à la stabilité de la sous-région". De quelles conséquences parle le dirigeant tchadien ? Les nombreuses milices peuvent à long terme se répandre au Tchad, d'où l’intérêt de N'Djamena d'aboutir à un désarmement rapide et la formation d'une armée professionnelle sachant que la frontière entre les deux pays est poreuse.

  • Signe d'un risque, le bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de Mbandaka signale l'arrivée de certains éléments incontrôlés de l'ex-Seleka dans la ville congolaise de Gbadolite.
 
Le Tchad a décidé d'augmenter son contingent au sein de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) de 500 hommes. Le nombre de soldats tchadiens passe de 350 à 850 hommes déployés en Centrafrique, soit la moitié des effectifs français. Le Tchad a envoyé également deux avions de chasse afin de participer à la sécurisation de l'ensemble du territoire centrafricain. 

"L'armée tchadienne est sous l'autorité des nations-unis"
Le Tchad est sous le mandat de l'Union Africaine avec la FOMAC mais les ordres viennent de N'Djamena, a-t-on pu entendre au sujet de l'armée tchadienne. Désormais, "le contingent tchadien est sous le mandant des Nations Unis et relève de ce fait sous l'autorité des nations-unis", rappelle Idriss Déby. Si cela peut rassurer.

« Le Tchad s'est engagé en RCA [...] La sécurité de ses ressortissants en dépend »
En réaction aux souhaits de voir l'armée tchadienne quitter tout simplement la Centrafrique, Idriss Déby répond que "le Tchad s'est engagé en RCA depuis les premières crises quelle a connue avec le soucis de contribuer à la paix, à la réconciliation [... ] car la sécurité de ses ressortissants en dépend". Le Tchad n'entend pas abandonner la Centrafrique, encore moins ses ressortissants tchadiens.

Le comportement des troupes tchadiennes en RCA
Les troupes tchadiennes en Centrafrique font preuve d'une "neutralité exemplaire", de "courage"et de "professionnalisme", selon Idriss Déby qui saisit « l'occasion pour rassurer sur le comportement de nos troupes en RCA ».

« Les acteurs politiques centrafricains ont créés l'amalgame »
Le Président s'en prend aux acteurs politiques centrafricains qu'il accuse d'avoir créés l'amalgame. Cependant, il ne cite pas l'ancien Président François Bozizé qui s'est attaqué au Tchad hier, dans une nouvelle déclaration via son mouvement, le FROCCA.

« Malheureusement, certains acteurs politiques centrafricains ont crées l'amalgame dans les esprits des citoyens centrafricains en faisant la confusion entre les ex-Séléka et les ressortissants tchadiens », souligne Déby. 

« Le Tchad continuera d'assumer »
Déby reconnait pour la première fois que « nombreux sont les familles tchadiennes qui en ont payer le prix. En dépit de ces actes et de la campagne malveillante dont sont victimes ses ressortissants, le Tchad continuera d'assumer ses responsabilités en tant que pays voisin et membre de la CEEAC ».

« J’appelle le peuple centrafricain à la retenue »
Le chef de l'Etat tchadien s'est adressé directement aux centrafricains qu'il appelle « à la retenue afin d'éviter de tomber dans le chaos et l'anarchie ».  Il exhorte "les autorités de transition à d'avantage de courage et de responsabilités si elle ne veulent pas porter le fardeau du déshonneur".


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