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Idriss Déby : "Qu’est-ce qui ne va pas ? Personnellement, je suis déçu"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 12 Août 2017 modifié le 13 Août 2017 - 06:45


Madame, Messieurs, le coût global des travaux s’élève à 37 milliards, 800 millions de F CFA dont 20 milliards de F CFA sur prêt de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC). Vous avez reçu une avance de démarrage des travaux de 53% et le travail exécuté avoisine 33%. Qu’est-ce qui ne vas pas ?", a questionné le chef de l'Etat.


Idriss Déby : "Qu’est-ce qui ne vas pas ? Personnellement, je suis déçu".
Idriss Déby : "Qu’est-ce qui ne vas pas ? Personnellement, je suis déçu".
Le Complexe industriel d’exploitation des ruminants à Djermaya dont la pose de première remontait au 17 septembre 2014, devrait être livré en principe 18 mois après le démarrage des travaux, selon la Présidence de la République. Sur le terrain, les travaux de construction ne sont exécutés qu’à 33% après trois ans des travaux et pourtant la société turque « Tana Group », attributaire du marché peine à sortir des terres le majestueux abattoir qui devrait dominer la localité de Djermaya, dans le Hadjer-Lamis.

Pour constater de visu l’état d’avancement des travaux, le Chef de l’Etat a effectué ce 12 août 2017, une visite inopinée sur le site dudit chantier. "Madame, Messieurs, le coût global des travaux s’élève à 37 milliards, 800 millions de F CFA dont 20 milliards de F CFA sur prêt de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC). Vous avez reçu une avance de démarrage des travaux de 53% et le travail exécuté avoisine 33%. Qu’est-ce qui ne vas pas ?", a questionné le chef de l'Etat.

"La responsable du bureau de contrôle Studi international et ceux de la société turque « Tana Group » tergiversent dans leurs argumentaires", selon la Présidence. Dans un "calme olympien", le Président de la République Idriss Déby a écouté attentivement les deux parties avant de tirer une conclusion sévère en ces termes : « personnellement, je suis déçu ». Séance tenante, le Chef de l’Etat a instruit le Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Nagoum Yamassoum à se saisir du dossier.

Ce complexe qui doit permettre au Tchad de valoriser ses ressources animales, d’être un pays exportateur de viande et des sous-produits labélisés, s’il venait à voir le jour aura une capacité de 70.000 tonnes de viande l’an, soit un abattage journalier de 1.500 bovins, 3.000 ovins et caprins ainsi que 500 dromadaires.