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AFRIQUE

Infrastructures sanitaires : Brazzaville se dotera bientôt d’un hôpital d’instruction des armées


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 16 Février 2016 modifié le 16 Février 2016 - 09:20

Renforcer la synergie entre l’armée et le peuple, c’est la vocation assignée à l’hôpital d’instruction des armées qui sera construit dans 48 mois à Brazzaville. La première pierre de cette infrastructure sanitaire de 443 lits, projeté sur un terrain de 12 hectares, a été posée par le président Sassou N’Guesso ce 15 février 2016.


Infrastructures sanitaires : Brazzaville se dotera bientôt d’un hôpital d’instruction des armées
Infrastructures sanitaires : Brazzaville se dotera bientôt d’un hôpital d’instruction des armées
Cet établissement hospitalier sera érigé sur l’ancien quartier militaire, un site historique qui a abrité successivement les troupes de l’armée de l’Afrique équatoriale française, puis les forces armées congolaises appelé « Camp 15 août ». Depuis quelques années, le président Denis Sassou N’Guesso avait ordonné la requalification générale de ce quartier à travers des projets d’urbanisation de grande ampleur.

En effet, l' acte posé par le président congolais, témoigne sa volonté constante de doter le Congo des infrastructures hospitalières dignes de nom, aux normes modernes. La construction de l’hôpital d’instruction des armées s’appuie dans sa vision stratégique : « Service de santé des armées 2025 ». Une vision qui s'articule autour de cinq composantes notamment les infrastructures, la formation, les ressources humaines, l’équipement et la coopération.

Selon le ministre en charge des grands travaux, Jean Jacques Bouya,l a construction de cet hôpital sera l’un des plus grands parmi les 15 hôpitaux en construction sur tous les départements du Congo. L’ambition affichée c’est de doubler la capacité à 443 lits dont 334 d’hébergements contre 229 lits dans l’ancien hôpital (actuel Hôpital des Armées Pierre Mobengo) qui croule aujourd’hui sous le poids de l’âge malgré de nombreuses restaurations.

Il a rappelé que,ce joyau qui sera au service, non seulement des hommes en uniformes, mais aussi de toute la population, aura pour objectif, consolider son positionnement stratégique et de le doter des espaces et équipements nécessaires à la réalisation de ses missions principales organisées qu'il a scindé en quatre pôles d’activités : un pôle multidisciplinaire dont les activités programmées sont la chirurgie thoracique et cardiovasculaire, l’imagerie interventionnelle, le renforcement du pôle médecine avec l’endocrinologie, la Pneumologie, la Neurologie, la rhumatologie, la Néphrologie et la dialyse ; Un pôle de référence en cardiologie et mère Enfant, qui bénéficieront des plateaux techniques adaptés et des services associés à savoir imagerie interventionnelle, coronarographie, bloc opératoire, réanimation polyvalente adultes, réanimation néonatale, services des urgences associés ;
Un pôle d’instruction qui intègre quatre centres de référence en transfusion sanguine, en expertise médicale des personnels de plongeants (Marine) et naviguant (armée de l’air), en instruction du service de santé et réanimation avant.
Enfin, le pôle de gestion des catastrophes qui représente une zone logistique permettant l’implantation du centre de ravitaillement sanitaire, et un Plan Blanc pour l’accueil de 200 à 400 personnes, avec une zone d’isolement en cas de catastrophe, sans préjudice sur le fonctionnement normal de l’hôpital.

Un maillon-rotule

L’hôpital d’instruction des armées qui constitue un maillon-rotule d’hôpitaux capable de communiquer entre eux e est implanté sur un terrain de 12 hectares avec un taux d’occupation du sol d’environs 40%. Il est un établissement multidisciplinaire étalé sur 5 bâtiments avec une surface bâtie de 35 000 mètres.

Prévus pour une durée prévisionnelle de 48 mois, les travaux de construction de l’hôpital d’instruction des armées ont été confiés à la société AMS et le contrôle de qualité à l’Ingénierie conseil EGIS Bâtiment International.

Pour le ministre à la présidence chargé de la défense nationale, Charles Richard Mondjo, les défis à relever sont énormes. Il cité notamment la réorganisation complète et la modernisation du système de santé puis le défi de rendre le dispositif sanitaire congolais afin de faire du Congo un pôle santé de référence dans la sous-région.
A noter que, le coût prévisionnel du projet est de 167 milliards 228 millions de FCFA. Dans ce montant, les dépenses liées à la construction se taillent la part du lion avec 86 milliards 245 millions de FCFA. Ces dépenses sont talonnées par celles liées à l’équipement et les études qui caracolent à 52 milliards 645 millions de FCFA.



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