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POINT DE VUE

Jean Martin Mbemba : Un exilé volontaire qui continue à saigner les caisses de l’Etat congolais


Alwihda Info | Par Sam Lebel konrad - 22 Octobre 2015 modifié le 22 Octobre 2015 - 20:30

Radio France internationale (RFI) fouille comme dans une boite de foin, tous ceux qui sont en mesure de dire quelque chose contre Sassou. Aussi est-elle allée sortir Jean-Martin Mbemba, certainement de son lit d’hôpital, pour dire qu’il ne comprend pas « les mobiles du changement de la constitution » du 20 janvier 2002. Sans lui reprocher sa liberté de parole, il importe cependant de faire observer que Jean-Martin Mbemba, fait partie de ceux qui font saigner les caisses de l’Etat congolais.


Quand il à défendu le nazi allemand, Klaus Barbie, condamné à perpétuité pour crime contre l’humanité à Lyon en 1987, Jean Martin Mbemba a eu la réputation d’un grand avocat. C’est cette réputation qui couvre sa participation à la conférence nationale souveraine de 1991, même s’il n’y a laissé aucune trace ressemblant à cette renommée.

Il a joué l’opportunisme comme nombreux de politiques congolais qui, sans conviction ont rejoint le camp de Denis Sassou N’Guesso en 1997. Sage et humble, Denis Sassou N’Guesso qui ne repousse presque personne l’accueille et fait de lui ministre d’Etat, ministre de la Justice à la fin des hostilités provoquées par les extrémistes au pouvoir à l’époque avec entre autres Tsaty-Mabiala, comme ministre de la défense du président Lissouba.

Quand il sort du gouvernement, il est nommé président de la commission nationale des droits de l’homme en 2009. Tout le monde rêvait de ce que le Congo ferait un bond en avant, notamment dans la promotion des droits humains. Mais, hélas, l’homme plongea l’institution dans une hibernation sans commune mesure.

Pendant qu’il occupe ces hautes fonctions, Jean-Martin Mbemba a cru utile de reprendre sa veste d’avocat, confondant sa parcelle au prétoire et a pris la défense d’un homme dont la justice était aux trousses, parce que soupçonné du trafic d’armes de guerre. Le célèbre avocat, tout puissant président de la CNDH protégeait l’un des éléments de sa garde.

Dans la foulée de cette affaire, il demande et obtient en 2014, du sage président congolais le droit de se rendre en France, pour des raisons sanitaires, avec la bagatelle de 125 mille euros. Puis, il s’y est fait exilé et opposant. Il s’est mis ainsi sur les traces de Aloïse Moudileno Massengo qui, sous le président Marien Ngouabi, s’est fait exilé à Paris, après avoir bénéficié des frais pour une mission de service.

Alors qu’il tire maintenant à boulet rouge sur le président Sassou N’Guesso, Jean Martin Mbemba ne refuse pas cependant de recevoir 9 mille euros mensuellement au titre d’indemnités et de frais de fonctionnement de son cabinet qui n’est jamais en congé, même technique.