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AFRIQUE

Jean Ping : « La France doit respecter le choix du peuple »


Alwihda Info | Par - 3 Mai 2016 modifié le 3 Mai 2016 - 12:30

Au cours d’une causerie politique organisée à Libreville le 20 avril dernier avec une délégation des cadres de la province de l’Ogooué-Ivindo, « oubliée des Bongo pendant 50 ans », l’ancien président de la Commission africaine et candidat à la prochaine présidentielle du Gabon a déroulé les grands chantiers qui lui tiennent à cœur pour réparer certaines injustices, au cas où il est élu président de la République. Grâce au bimensuel gabonais La Nation, Alwihda a rassemblé des extraits de quelques préoccupations exprimées par ses interlocuteurs.


Jean Ping : « La France doit respecter le choix du peuple »
Monsieur Jean Ping, vous êtes parmi les candidats déclarés à l’élection présidentielle prévue cette année dans votre pays. Avec quels arguments comptez-vous mener le combat pour destituer légalement Ali Bongo Ondimba de la présidence ?
Le destituer est trop compliqué puisqu’il s’agira de faire appel à la Haute Cour de justice et d’autres juridictions qui, malheureusement, sont gérées par lui-même. A ce niveau, c’est difficile d’y arriver. Ce que nous comptons faire, c’est de le disqualifier avant la tenue du scrutin présidentiel. Ça c’est possible et nous pouvons y arriver, à travers ses nombreux faux actes de naissance. Par ailleurs, nous espérons que l’affaire « Amissa Ondo », actuellement aux mains du Tribunal d’Angers, va le contraindre de faire le test d’ADN pour prouver la paternité de cette fille qu’il veut nier aujourd’hui. Si cet examen est réalisé, ce sera un plus pour nous. Il suffira de comparer cet ADN à celui d’un des membres de la famille directe de feu Omar Bongo Ondimba. La vérité finira par sortir et sa disqualification sera prononcée.

Dans l’état actuel de la situation sociopolitique du Gabon, croyez-vous à une transparence électorale ?
Le Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir, Ndlr) n’est pas le seul à penser au tripatouillage. Nous réfléchissons également pour le contrer. Croyez-moi, cette fois-ci, ils ne nous aurons pas comme en 2009… Nous savons qu’ils vont arrêter tous les moyens de communication, comme dernièrement au Congo Brazzaville. On se prépare en conséquence. D’ailleurs, nous aurons bientôt notre propre radiotélévision, avec un matériel performant qui nous permettra d’obtenir tous les résultats, même s’ils brouillent toutes les communications.

Le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubélé avait affirmé publiquement que tant qu’il sera là, aucun opposant ne sera élu président de la République. Et c’est lui qui viendra proclamer les résultats à la télévision...
Je vous dis d’avoir la foi de nous faire confiance. Nous nous battons pour que tout se passe dans la plus grande transparence. Ce ne sera plus comme en 2009 !

S’agissant de l’égoïsme de nombreux opposants qui veulent aller dans la bataille en ordre dispersé, n’est-ce pas un moyen de permettre au PDG de remporter ce scrutin ?
Je pense que le président Guy Nzouba Ndamba (ancien président de l’Assemblée nationale démissionnaire, Ndlr), en se présentant à ce scrutin, ne joue pas le jeu d’Ali pour asseoir davantage son pouvoir dans le Haut-Ogooué et l’Ogooué Lolo ! Quant aux autres, à l’exemple de ceux de l’Union nationale et de l’Union sacrée pour la patrie du Pr Ondo Ossa, il n’est pas exclu qu’on trouve un moyen d’entente avant le scrutin.

Monsieur Jean Ping, quand allez-vous procéder à la descente sur le terrain de vos équipes de campagne ? Nous sommes en train de réunir tous les moyens humains, matériels et financiers. Il nous faut impérativement des gadgets avant de descendre sur le terrain. Nos équipes sont prêtes… Encore un peu de patience. Quant à moi, je serai dans la Ngounié le 7 mai, après, dans les lacs du Moyen-Ogooué. Avant d’achever cette tournée interprovinciale dans l’Ogooué-Maritime, je compte repartir en amont de l’Ivindo.

Quel commentaire faites-vous sur un éventuel soutien de la France au président Ali Bongo Ondimba ?
Nous avons demandé à la France de laisser le peuple choisir librement son président, au lieu de nous imposer un imposteur honni de tous. Lorsque ce peuple aura choisi son président de la République, la France pourra en ce moment l’accompagner dans l’exercice de ses fonctions, pour préserver également ses intérêts. Ce qui est sûr, la France nous a compris…



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