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POINT DE VUE

Komla KPOGLI : "Les occidentaux menacent les africains qui n'adopteraient pas l'homosexualité"


Alwihda Info | Par Komla KPOGLI (Auteur libre) - 31 Décembre 2011 modifié le 31 Décembre 2011 - 14:27


Komla KPOGLI
31 décembre 2011
Web :http://lajuda.blogspot.com

Après les razzias négrières, après le colonialisme, après les programmes d'ajustements structurels, après la démocrature (dictature cachée par des élections formelles et fraudées), après des religions imposées, à la suite des guerres incessantes imposées à l'Afrique...voici que l'Occident exige de plus en plus violemment que les territoires africains adoptent des règles pour légitimer l'homosexualité permettant à deux sexes masculins de se coucher, de former un couple et de procéder à l'adoption des enfants plus tard. Il s’agit aussi et surtout de pousser l’Afrique à adopter des mesures protectrices en faveur de ces occidentaux en mal de sensations fortes de débarquer dans les territoires africains et de se livrer en toute légalité à leur activité homosexuelle au su et au vu de tous. Le viol de mineur(e)s ici et là commis par des touristes sexuels impunis ne suffit pas. Il faut désormais protéger l’homosexuel qui souhaite éteindre sa flamme libidique sous les tropiques en compagnie de quelques africains qui, par ce biais, prétendent ainsi entrer dans la modernité. Début décembre 2011, le fameux premier ministre britannique David Cameron menaçait dans des termes très clairs les pays africains qui lutteraient contre l'homosexualité. En effet, David Cameron indiquait que le Royaume Uni va "couper son aide aux pays africains ayant une législation contre l'homosexualité". Ce vil chantage qui s'inscrit dans une dynamique pro-homosexualité enclenchée depuis un bon moment en direction de l'Afrique, est insoutenable quand on sait que les africains sont confrontés à des questions hautement plus importantes dans ces périodes où des guerres d’agression intensifient le pillage de leur continent. Qui plus est, quelle aide? Qui aide qui? L'aide de quoi, pour faire quoi et pour quel résultat? Aide par-ci, aide par-là! L'aide, une escroquerie toute inventée pour assurer le pillage de l'Afrique sous la couverture de l'humanitaire. Oui, il faut couper cette aide, car l'Afrique n'a été que trop aidée. Elle n'en peut plus, sa coupe est pleine. Elle croule sous le poids de ces cadeaux empoisonnés au nom desquels elle doit livrer son âme et son énergie pour le bien-être de celles et ceux qui la flétrissent.

Une société africaine régentée par des pro-consuls érigés ou maintenus par des méthodes brutales et sanglantes, confrontée à des guerres d'agression qui massacrent ses plus dignes enfants et en déportent d'autres, privée de nourritures, de soins primaires de santé, de centres de soins, d'eau potable, d'école tournée vers les besoins intérieurs, privée de perspectives, un continent soumis qui a des préoccupations existentielles à résoudre ne doit pas laisser son attention détournée par une question aussi basse que sordide de la légalisation de l'homosexualité. Aussi, n'arrivons-nous pas à contenir toutes les conséquences liées aux relations hétérosexuelles dans leur déroulement en Afrique pour nous permettre le luxe puant et antiafricain qu'est l'homosexualité que quelques occidentaux veulent nous imposer.

De plus, la culture africaine qui ne cesse de s'effriter risque de disparaître totalement en entrainant dans sa chute, sous la pression tout azimuts de pays, des organisations dites de défense des droits de l'homme et des associations gays occidentaux, les quelques rares ilots qui résistent à cette "mondialisation". Déjà quelques territoires soumis à l'extrême et pour qui l’aide occidentale (au suicide) est vitale se montrent coopératifs à cette idée nauséabonde brandie par ses promoteurs comme un progrès sous le manteau troué droit de l'hommiste dont beaucoup d'africains aiment s'emparer sans savoir ce qu'il recouvre. Seuls les gouvernements du Ghana et de la Tanzanie ont, pour le moment, vertement rejeté les injonctions de David Cameron. Les africains ont donc le droit sinon le devoir le plus absolu de s'opposer à ces injonctions doublées de mépris visant une fois encore à faire adhérer de force la société africaine dans une pratique qui à l'origine n'est pas la sienne. Hier, l'Afrique avait été contrainte de se structurer à l'aune de l'esclavage qui était une institution gréco-romaine, judaïque, chrétienne et arabo-islamique. Caractérisée en Afrique par des razzias, des guerres et des agressions, l’esclavage a façonné une nouvelle Afrique plongée quasi-irrémédiablement dans l'ethnisme et dans la dispersion. L’Afrique en est sortie totalement défigurée. Plus tard, elle a été entrainée à marches forcées dans les principes coloniaux qui ont ainsi complètement redessiné l'Afrique en lui conférant des identités coloniales dont les seuls mérites sont d'isoler les africains les uns des autres et de confirmer la réorientation de l’économie africaine déjà extravertie par les razzias négrières transatlantiques. De nos jours, diverses impositions structurent l'ensemble de la société africaine dans tous ses secteurs. Ces impositions dont certains frisent carrément des injures ont le mérite de couper les africains de leurs racines, de les paralyser car les arrachant de leurs valeurs les plus intrinsèques seules à même de servir de support sur lequel se fonde un peuple pour s'élancer vers l'avenir. Ainsi le continent africain ne s’appartient plus. Il est devenu une sorte de société greffée reproduisant des fruits qui ne jaillissent pas de ses racines profondes perdues par mimétisme forcé et par greffage incessants.

Si les africains sentent la nécessité de légaliser des pratiques sexuelles autres que celles reconnues jusqu'ici, il revient à eux seuls de le faire en temps voulu dans un cadre juridique qu'ils devront élaborer eux-mêmes. Alors, si les occidentaux se permettent de fixer aux africains ce qu'ils doivent faire, c'est tout simplement parce que l'Afrique n’est pas indépendante et parce que beaucoup d'africains à commencer par les soi-disant dirigeants africains leur sont totalement soumis. Conscients de ne pouvoir exercer le pouvoir colonial dans les territoires africains sans l'aval des maîtres, les guignols abusivement appelés dirigeants africains ou encore l'élite africaine se plient en quatre aux desideratas ainsi qu'aux caprices princiers de leurs mentors. Ainsi, dans certains territoires depuis belle lurette, ce qui est appelé l'équipe gouvernementale est infestée d'hommes qui se couchent entre eux allègrement et l'accès à certains postes administratifs est conditionné par la pratique homosexuelle qu’on cherche aujourd’hui à officialiser et à faire entrer dans le patrimoine africaine à coup de chantage de la cessation de « l’aide ».  

L'Occident prend un plaisir fou à refourguer aux africains ses pratiques les plus déviantes, les plus vicieuses, les plus perverses qui les contaminent durablement et les condamnent par conséquent à l'autodestruction. Il en est ainsi, par exemple, de la corruption et de l'alcoolisme qui étaient totalement absents de la société africaine ainsi que le témoignent les écrits d'auteurs arabo-musulmans, les premiers à connaître l'Afrique avant l'Europe du XIVè et XVè siècle. 

Au moment où certains africains dans leur naïveté infantile espèrent que l'Occident aidera l'Afrique à se relever, qu'il s'engagera dans ce qu'ils nomment pompeusement le transfert de technologie dans un cadre de coopération et de solidarité -toute chose vendue jusqu'ici aux africains qui, malgré toute la supercherie, y croient toujours- voici que la technologie que l'Occident compte transférer effectivement en Afrique est constituée d'une bouteille d'alcool enveloppée d'un tissu demandant l'adoption de l'homosexualité. La technologie de l'homosexualité, en somme! Tout comme l’Occident annonçait l'industrialisation ou le développement de l'Afrique en procédant à son partage entre puissances impérialistes ou en la pillant de fond en comble ou encore en lui léguant  les déchets toxiques ou autres machines usées voici venu le temps du partenariat économico-culturel par l'homosexualité partagée. A cette coopération, il faut dire non et s’il le faut, réveiller Sekou Touré qui n’hésita pas à affirmer devant le général De Gaulle : « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ». Le peuple noir qui n’a jamais eu l’aide de qui que ce soit dit non, doit dire non et va dire non à cette « aide » qui veut que nous soyons réduits à légaliser les relations sexuelles entre deux hommes.

Une seule phrase mérite d'être proclamée en fin de compte: en de telles circonstances le droit de résister est le plus sacré des devoirs.