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AFRIQUE

L’Afrique doit combler l’écart créé par le manque d’assurance pour soutenir sa croissance économique


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 25 Février 2016 modifié le 25 Février 2016 - 21:19


L’Afrique doit combler l’écart créé par le manque d’assurance pour soutenir sa croissance économique
La croissance économique de l’Afrique subsaharienne offre des opportunités pour le marché assurantiel des entreprises et des industries.

§  Le développement économique à venir requiert une gestion des risques et des solutions de transfert de risques modernes pour soutenir une croissance à long terme.

§  Les assureurs et les courtiers doivent collaborer avec toutes les parties prenantes pour générer une prise de conscience quant à l’objectif et la valeur des assurances et de la gestion des risques.

§  Les solutions d’assurance traditionnelles et « nouvelles générations » peuvent aider les entreprises à atténuer les risques d’entreprises tels que les interruptions d’activités, les cyberincidents, les incendies et explosions, les catastrophes naturelles et les risques politiques.

Johannesburg, le 25 février 2016 : La présidente directrice générale d’Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) en Afrique, Delphine Maïdou, a souligné les opportunités qui se présentent pour le secteur de l’assurance des entreprises et industrielle en Afrique subsaharienne lors d’une conférence sur la gestion des risques à Londres, le 25 février 2016. Delphine Maïdou, qui est également présidente de l’institut sud-africain Insurance Institute of South Africa (IISA), a également présenté les actions régionales nécessaires pour combler l’écart créé par le défaut d’assurance ainsi que le rôle de la gestion des risques et de l’assurance de ces risques dans le développement économique et dans celui des infrastructures.

Intitulé « L’Afrique subsaharienne : la prochaine génération des marchés émergents », la conférence regroupait des PDG, des directeurs financiers, des courtiers, des gestionnaires de risques, des régulateurs, des décideurs politiques et d’autres acteurs influents dans le domaine de la gestion des risques et du secteur des assurances à travers l’Europe et le monde. 

« Les économies en croissance de l’Afrique subsaharienne représentent un potentiel énorme pour l’assurance des entreprises. Les assureurs et les courtiers doivent travailler étroitement avec les gestionnaires de risques, les régulateurs et les parties prenantes de la région pour générer une prise de conscience quant à l’objectif et à la valeur de l’assurance afin que plus de sociétés, de projets et de parties concernées puissent être correctement protégés, » explique Delphine Maïdou.

Un taux de pénétration de l’assurance en dessous de la moyenne

Actuellement, le secteur mondial des assurances est dominé par les pays développés. Les pays du G7 comptent pour presque 65 % des primes d’assurance à travers le monde, même s’ils ne représentent qu’un peu plus de 10 % de la population mondiale. Cependant, en Afrique, l’ensemble des primes d’assurance vie et autres a atteint 71,9 milliards de dollars en 2012, ce qui se traduit par un taux de pénétration de 3,65 %, un chiffre bien en dessous de la moyenne mondiale de 6,5 %, même s’il reste supérieur à la moyenne de 2,65 % pour les marchés émergents[i].

En dépit de la baisse des prix des matières premières, du ralentissement de l’économie chinoise et des difficultés rencontrées par quelques-unes des grandes économies émergentes, l’économie de l’Afrique subsaharienne devrait augmenter de 4 % en 2016. Bien que les coûts de crédit plus élevés pèsent fortement sur certaines des plus grandes économies de la région telles que l’Angola, le Nigeria, et l’Afrique du Sud, cette zone présente des possibilités significatives quant au développement économique et à celui des infrastructures grâce aux investissements directs étrangers et aux partenariats public-privé. La région est également le marché d’assurance croissant le plus rapide après l’Asie émergente, avec une croissance des primes d’assurance prévue de 4,5 à 5 % pour 2016-2017[ii].

Cependant, Delphine Maïdou prévient que l’assurance doit suivre le mouvement du développement des investissements et de l’économie : « La croissance continue de l’Afrique subsaharienne dépend de la réduction de l’écart substantiel qui persiste en matière d’infrastructures et de compétences et qui nécessite des solutions novatrices de crédit et d’investissement, facilitées par des partenariats public-privé, eux-mêmes régis par des cadres politiques et juridiques clairs. Mais pour que ces solutions fonctionnent, une gestion des risques et des solutions de transfert de risques appropriées devront être mises en place — ce qui signifie essentiellement une augmentation de la pénétration de l’assurance. »

Delphine Maïdou précise que les courtiers et les assureurs locaux et mondiaux opérant dans des pays qui bénéficient d’une forte pénétration de l’assurance, comme l’Afrique du Sud, la Namibie et l’île Maurice, doivent travailler avec leurs homologues issus d’autres pays africains pour stimuler l’utilisation d’assurances modernes et de gestion des risques pour les entreprises de leurs pays. Par exemple, au Nigeria, dont le produit intérieur brut (PIB) est supérieur à tout autre pays africain, le taux de pénétration de l’assurance n’est que de 0,6 %. Pourtant, le pays possède toutes les caractéristiques nécessaires à la prospérité du secteur des assurances grâce à sa vaste population de 170 millions d’habitants et à une économie active.

« Les solutions d’assurance innovantes et souples, explique-t-elle, peuvent aider les entreprises au Nigeria et dans le reste de l’Afrique subsaharienne. L’écart en matière de protection peut être comblé de plusieurs manières pour atténuer les risques d’entreprises tels que les interruptions d’activité, les incendies et explosions et les risques politiques, pour n’en nommer que quelques-uns. L’assurance traditionnelle comme les nouvelles générations de solutions alternatives de transfert de risque peuvent être employées pour trouver les bonnes réponses à un environnement de risque de plus en plus complexe. Essentiellement, il est important d’informer les entreprises sur ces risques et de les conseiller sur la gestion des risques et les solutions d’assurance appropriées, tout en s’assurant que de telles solutions sont accessibles sur les marchés locaux. Il est également crucial que tous les acteurs du secteur connaissent les aspects réglementaires et juridiques liés aux assurances dans chaque pays pour pouvoir concevoir des solutions appropriées et entièrement conformes. »

Établie à Johannesburg, AGCS travaille avec des courtiers, des gestionnaires de risques et d’autres acteurs sur le continent pour leur offrir des conseils dans le domaine des assurances et des risques, quels que soient leur spécialité, le transfert alternatif de risques et leur secteur d’activité, y compris dans les domaines de la marine, de l’énergie, de la construction, des lignes financières (administrateurs et dirigeants inclus), de la responsabilité civile, de l’assurance de moyennes entreprises et de biens (programmes d’assurance internationaux inclus).



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