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AFRIQUE

L'enjeu: Renforcer les capacités du secteur pharmaceutique au Sénégal


Alwihda Info | Par Maïmouna Faye - 29 Juillet 2014 modifié le 29 Juillet 2014 - 09:24

Atelier de validation du document de politique pharmaceutique nationale


Un atelier de validation technique du document de politique pharmaceutique nationale (Ppn) du Sénégal regroupant des experts du ministère de la Santé et de ses partenaires et  organisé par la Direction de la Pharmacie et du Médicament (Dpm) du Sénégal s’est tenu récemment, et pendant deux jours, à Dakar. Le document en question vise à renforcer les capacités du secteur pharmaceutique au Sénégal afin de lutter efficacement contre la prolifération des médicaments contrefaits, garantir une amélioration de la qualité et de l’accessibilité à moindre coût aux médicaments essentiels par les populations.
 
L’évaluation récente du système mis en place a révélé, entre autres, une faiblesse dans la disponibilité des médicaments avec des problèmes d’accessibilité pour les populations vulnérables ou démunies et sans couverture sociale. En effet, malgré les efforts consentis, il existe encore un grand écart entre les besoins de santé primaire en médicaments et les ressources disponibles. 
 
Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) à cet atelier de validation du document, le docteur Mamadou Ngom, demande aux autorités de faire en sorte que les médicaments de bonne qualité soient disponibles et accessibles à toutes les couches de la population et à moindre coût. Le directeur général de la Santé, le docteur Pape Amadou Diack, qui a d’ailleurs déploré le faible taux de production locale des médicaments, estime que la validation du document permettra de définir des stratégies idoines pour résoudre les problèmes identifiés, faire l’analyse de la situation actuelle et envisager des perspectives, en vue de développer le sous-secteur de la pharmacie. “Tous les documents stratégiques du ministère de la Santé et de l’Action sociale font de la disponibilité du médicament de qualité un objectif majeur et une préoccupation permanente dans le secteur de la santé’’  a dit le directeur général de la Santé qui plaide pour une meilleure accessibilité à des médicaments de qualité, efficaces et sûrs. Dans notre pays, le taux de production des produits pharmaceutiques stagne depuis plusieurs années autour de 15 %. Conséquence : le pays importe plus de 75 % des médicaments pour soigner sa population. L’implantation d’une industrie pharmaceutique dans notre pays permettra de mieux gérer les autres étapes du circuit, notamment le contrôle de la qualité et l’approvisionnement de médicaments. Mieux, dira-t-il, “cette industrie participera à la création d’emplois et si nous parvenons à produire beaucoup de molécules dans notre pays, cela aura une accessibilité financière sur ces produits pharmaceutiques”. Une industrie dont l’implantation est d’autant plus urgente que « la plupart des produits pharmaceutiques qui entrent en Afrique viennent des pays asiatiques ». Par ailleurs, le ministère de la Santé et de l’Action sociale envisage de créer une commission nationale de lutte contre les médicaments illicites ou de mauvaise qualité. 
 
Maïmouna Faye
Article paru dans « Le Témoin N° 1173 » –Hebdomadaire Sénégalais ( Juillet 2014)


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