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LES PAYS DE LA CEDEAO EN CONCLAVE POUR RENFORCER L’INTEGRATION REGIONALE ET REDUIRE LES OBSTACLES NO


Alwihda Info | Par Jean-Guy Afrika - 16 Juin 2016 modifié le 16 Juin 2016 - 11:23

Les résultats de cette enquête sur les mesures non-tarifaires (MNT), pour laquelle ont été interrogées quelque 2 000 entreprises des six pays susmentionnés, ont été dévoilés lors d’une table ronde organisée par le CCI et la Banque africaine de développement (BAD) les 14 et 15 juin 2016 à Abidjan



 
Abidjan (Côte d’Ivoire) 14 juin 2016 – Les pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doivent diversifier et accroître leur portefeuille d’exportations, mettre en place des mécanismes d’alerte pour identifier les obstacles au commerce, harmoniser les exigences techniques et réglementaires pour baisser les coûts liés aux mesures non-tarifaires auxquels les entreprises font face dans la région, révèle une enquête conduite par le Centre du commerce international (CCI) dans six pays de la région – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali et Sénégal.
Les résultats de cette enquête sur les mesures non-tarifaires (MNT), pour laquelle ont été interrogées quelque 2 000 entreprises des six pays susmentionnés, ont été dévoilés lors d’une table ronde organisée par le CCI et la Banque africaine de développement (BAD) les 14 et 15 juin 2016 à Abidjan, en présence de représentants des 15 pays membres de la CEDEAO, de l’Union africaine, de la Commission de l’UEMOA, de la CEDEAO et des partenaires au développement. La cérémonie d’ouverture officielle s’est déroulée sous les auspices de Jean-Louis Billon, ministre du Commerce de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’en présence de Stephan Nalletamby, vice-président par intérim, en charge des infrastructures, du secteur privé et de l’intégration régionale de la BAD.
L’enquête du CCI montre que – entre autres résultats :
•    73 % des entreprises interrogées dans six pays de la CEDEAO sont confrontées à des MNT contraignantes (tant pour les exportations que les importations), à l’intérieur et à l’extérieur de la CEDEAO.
•    40 % des mesures contraignantes portent sur l’agriculture et 68 % concernent le secteur manufacturier dans les pays de la sous-région.
•    Souvent, au-delà des mesures mêmes, ce sont les procédures y afférant qui s’avèrent les plus contraignantes. A titre d’exemple, obtenir une licence d’importation prend cinq fois plus de temps au sein de la CEDEAO que dans le reste de l’Afrique subsaharienne.
L’enquête révèle aussi que l’un des obstacles majeurs dans le secteur manufacturier est lié aux règles d’origine et à la délivrance de certificats d’origine. En ce qui concerne les exportations agricoles, « la mise en conformité constitue la principale barrière » au commerce.

« Il est important de noter que le coût du commerce dans la région de la CEDEAO est l’un des plus élevé au monde », a déclaré, à l’issue de la cérémonie d’ouverture officielle, Aicha Agne Pouye, directrice de la Division des services d’appui aux entreprises et aux institutions du CCI. Avant d’ajouter : « Toutefois, des mesures concrètes sont attendues à l’issu de cette table ronde pour surmonter les obstacles liés aux mesures non tarifaires, ce qui contribuerait à réduire les coûts du commerce pour une meilleure compétitivité des entreprises. »

« A ce titre, la transparence et la vulgarisation de ces mesures deviennent impératives pour fluidifier le commerce régional, créer des emplois et contribuer à un développement durable, » a-t-elle poursuivi.

Les enquêtes montrent, notamment, que le manque de transparence relatif à la réglementation, par exemple au niveau de la qualité des produits, le changement constant de procédures ainsi que le déficit d’information concernant les interlocuteurs auxquels s’adresser constituent des obstacles majeurs pour les opérateurs économiques de la région.

« La plupart des goulots d'étranglement sont liés aux procédures d'application qui entravent directement la compétitivité régionale et pourraient être un obstacle majeur à l'intégration régionale et au développement économique du continent », a indiqué Stephan Nalletamby, vice-président par intérim de la BAD, chargé des infrastructures, du secteur privé et de l’intégration régionale.

« Les gouvernements africains ont montré leur engagement à mettre en place une réglementation claire et bien intentionnée, nous devons maintenant concentrer tous nos efforts sur la mise en œuvre », a-t-il conclu.

A l’issue des deux jours de travaux, les délégués présenteront des recommandations concrètes pour la création d’un environnement favorable au commerce au sein de la CEDEAO.


Contacts        
Jean-Guy Afrika, Expert principal en commerce, Département du NEPAD, de l’intégration régionale et du commerce, BAD – (+225) 20 26 26 54 ;  j.afrika@afdb.org
Jarle Hetland, chargé des relations médias, bureau du directeur exécutif, CCI – (+41) 795 829 180 ; hetland@intracen.org


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